‹ Théodore, le roi d'étéChapitre 49 sur 120 · CHAPITRE X. j3i · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. j3i

avançait, et, en lui donnant l'aGcolade, Trévoux dit à son cousin qui semblait pétrifié : — Quand ces folies seront finies ^ j'irai vous voir , cousin, j'ai à causer avec vous.

Ghcqué, en bon Allemand, de la légèreté avec laquelle son parent traitait une cérémonie aussi auguste, Frédéric se détourna , et se trouva fort affligé lorsque le héraut, en rangeant les chevaliers pour la sortie processionnelle de l'église, le plaça de nouveau près de son cousin. Il marchait en silence anprès de lui; mais la magnificence du cortège qui s'acheminait vers le château du roi, les sons solennels de la musique, le respect avec lequel le peuple faisait place aux chevaliers, les joyeuses acclamations de la multitude, guérirent promplementla blessure que la réception du comte de Trévoux avait faite à l'amour-propre de Frédéric, et il recouvra bientôt assez de sérénité pour passer en revue, d'un œil fier, les belles dames qui, se pressant aux fenêtres

l32 TIlÉODORi:, LE ROI DLTÉ.

Cl sur les balcons, faisaient pleuvoir sur le cortège des fleurs et des rubans bigarrés. Un ruban bleu tomba sur lui : il leva la tête et il crut voir le ciel ouvert, en apercevant les traits rians d'Olympia sous une brillante |3arure. Il lui jeta un regard amoureux et cacha le ruban sur son cœur; la belle duchesse lui fit un signe , croyant n'être vue qive de lui ; mais le sémillant Trévoux , s'en aperçut , et témoigna à son morose cousin la joie que lui faisait éprouver la découverte de ses intrigues.

Celui-ci eut beau nier : — Rien ne m'échappe, à moi, s'écria Trévoux avec complaisance, et je ne me trompe jamais. Je devrais vous punir de votre méfiance et de vos cachotteries; mais, grâce à la générosité particulière à ma nation, je vous rendai heureux, et, supposé que vous soyez sûr de votre affaire auprès de la dame , vous recevrez dès ce soir ma bénédiction à l'occasion de vos fiançailles.

— Perdez-vous la tête? s'écria Frédéric. 3Iais le comte continua amsi: — La dame

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