‹ Théodore, le roi d'étéChapitre 51 sur 120 · CHAPITRE X. l · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. l

tomba dans une langoureuse rêverie, jusqu'à ce qu'enfin, sa petite main, Lrillante de diamans, se laissa saisir par celle de son amant. Au dessert, Frédéric prit sur lui, de l'aveu d'Olympia , de supplier à haute voix son royal père, de vouloir bien consentir à ce qu'il se fiançât avec la duchesse de Frescobaldi, devant cette auguste assemblée.

Théodore, bien pénétré de la maxime d'or de Montecuculi , ne fi^t pas la plus légère objection, et se contenta de demander, avec la plus prévenante politesse, à la dame, si son cœur approuvait l'impétueuse demande de son fils.

Olympia répondit, les yeux baissés : — Don Fédérigo est digne d'être aimé; seulement le haut rang où il se trouve placé m'afflige, car je l'eusse choisi, avec joie, même dans la plus humble condition.

— Ma chère fille! dit le roi en imprimant sur le beau front d'Olympia un baiser paternel; puis il unit solennellement les mains des deux amans, et ordonna au

i36 THÉODORt, LE ROI d'ÉTÉ.

chancelier comte Hiacinto Paoli de dresser le procès-verbal usité et de le déposer dans les archives royales.

— Bravo, mon oncle ! cria à tiie-téte, et en battant des mains de toutes ses forces Trévoux égayé par le vin. Les fanfares retentirent et toute l'assemblée s'écria avec allégresse : — Vivedon Fédérigo ! vive sa belle fiancée!

Page 1