‹ Théodore, le roi d'étéChapitre 83 sur 120 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

Les danses étaient terminées. Des milliers de mains étaient en mouvement pour applaudir les habiles danseurs , et les conversations particulières qui s'établirent dans l'assemblée , muette jusqu'alors , firent retentir la plaine d'un murmure semblable à celui d'une mer doucement agitée par le souffle des vents.

Le capitaine Giabicomi accourut tout essoufflé , et remit au roi cinq dépêches qui venaient d'arriver de Porto-Vecchio.

Théodore déchira les enveloppes , parcourut leur contenu d'un regard sérieux , se leva pour se rendre dans son cabinet, et fit signe aux ministres de le suivre.

2l4 Tni:ODORE, LE ROI D ETE.

Le peuple , qui avait cru lire dans les yeux du roi l'expression du chagrin et de l'inquiétude, se forma en groupes ; la joie générale fut interrompue, la foule se dispersa. Trévoux vint joindre au galop Frédéric qui avait arrêté son cheval sous la tribime d'Olympia, et écoutait les choses obligeantes qu'elle lui disait sur l'élégance de son costume. — Je me trompe fort, ou nous sommes menacés d'une grosse tempête, dit Trévoux à l'oreille de son cousin. Voyez comme les girouettes corses tournent. Le vent a encore une fois changé.

«THAPITRE XXII. 2 1^

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