CXLVIII-CL
CXLVIlI-CLi
eu, apocryphe.
On trouve également des différences dans les manuscrits, dont beaucoup réunissent le premier psaimie au second, le neuvième au dixième, le quarante-deuxième au quarante-troisième, et partagent le dix-neuvième en deux, le cent dix -huitième en trois,, sans parler d'autres anomalies.
A Texception de cinquante, savoir, i, ii, x, xxxiu, xliii (suite du XLii*), lxvi, lxvu, lxxi, xci, xcii, xcm, xcivxcviii, xcix, c, eu, CIV-CVII, CXI-CXIX,CXX-CXXI, CXXIII, CXXV, CXXVI, CXXVIII-CXXX, CXXXII, CXXXIV-CXXXVII, CXLVI-
GL, tous les psaumes, dans le texte hébreu, ont une inscription ou titre indiquant soit le nom de Tauteur ou le sujet du psaume, soit Tair sur lequel le psaume devait se chanter, soit Tinstrument dont le chant devait être accompagné, soit le chœur à qui Texécution était confiée, soit enfin la circonstance liturgique ou Tévénement historique
qui y avait donné naissance. Quelquefois plusieurs de ces indications se trouvent réunies dans un seul titre. La plupart de ces indications sont fausses et d'une date postérieure, comme il est fqxîile de le démontrer, en sorte que la critique doit les tenir toutes sans exception pour suspectes et n'essayer de déterminer, s'il est possible, l'âge d'un psaume, que par les critères internes, c'est-à-dire par la langue et la forme du psaume, les rapports historiques, l'esprit religiejix. Comme elles remontent aune haute antiquité, puisqu'on les trouve déjà dans la Septante, on peut supposer qu'elles sont l'œuvre des auteurs des divers recueils dont se compose le psautier; mais ce n'est point une raison pour les admettre sans un sérieux examen ; car le premier recueil lui-même n'a pu être fait qu'après le retour de l'exil, comme le prouve clairement Ps. xiv, 7. Voyons donc à quels résultats est arrivée la critique au sujet de ces inscriptions, que Théodore deMopsûestç rejetait déjà ^ Le texte hébreu attribue à David 73 psaumes^ auxquels la Septante en ajoute encore 11 ', mais le plus grand nombre ne sont ni de lui ni de son temps : Ainsi le Ps. v parle (vers. 8) du temple de Salomon et ne peutremonter par conséquent au delà du règne de ce prince. Les psaumes xiv et Liune sont que deux éditions différentes du même cantique et datent du temps de l'exil (vers. 7); dans le premier, Dieu est appelé Jéhovah et dans le second Élohim. L'allusion à la résurrection des morts que contient le psaume xvii, 15, doit en faire renvoyer la composition au temps voisin de la
* Léonce de Bysance, Contra Nestorium et Eutychen, lib. UI, c. 15.
2 Cesontps. iii-ix, xi-xxxii, xxxi?-xli, u-lxv, lxviii-lxx, lxxxvi, ci, cm,