‹ Théologie bibliqueChapitre 13 sur 37 · IM · texte numérisé non relu

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135 (cf. ps. ILS).

136 (cf. ps. lis;.

lie* ProTerbes.

Dôderlein, Sprûcbe Salomons nen uberseUt, mit kurzeu erlâuternden Anmerkungeo, 3* édlt, Iturenb., 1786, in-8*. — Rhoda, De veterum poeUrum sapientia gnomica, Hebneonun imprimis et Grscoram, Havn., 1800» 10-8". — Umbreit, Pbilologisch-kritiacher and philosophischer Commentar ûber dieSpruche Salomo's, nebst einer neuen Ueberaetzung nnd einer Einleitung in die morgenlândiscbe Weisbeit ûberbaupt und in die hebraeisch-salomoniscbe insbesonderc, Heidelb., 1826, 10-6**. — Gramberg^ Das Buch der Sprûchen Salomonis, neu ttbenetzt, systematisch geordnet, mit erki&renden Aomerkungen und Parallelen, Leipz., 1828, in-8*.

Les Proverbes de Salomon ne sont pas de simples et naïfs dictons populaires; ce sont des préceptes de morale présentés sous la forme de courtes sentences, propres à se graver facilement dans la mémoire. Malgré son titre, ce livre n'est pas le fruit des réflexions et de Texpérience d'un

seul individu, c'est le travail de tout un peuple. Rien qu'à envisager la versification et la langue, on y reconnaît en effet sans beaucoup de peine trois recueils distincts. Le plus ancien paraît remonter au règne de Salomon et a peut-être été fait par son ordre. Il comprend les chapitres x-xxu, 16. Les gnomes y sont rangés sans beaucoup d'ordre et se rapportent aux situations les plus diverses de la vie. Il est possible, il est même probable que quelques-uns de ces Proverbes, surtout dans les chap. x-xv, ont été formulés par Salomon, ce roi si célèbre autrefois (/ Rois iv, 31 ; X, 1, 24) et encore aujourd'hui par sa sagesse ; mais il est certain qu'ils ne sont pas tous de lui; autrement on ne s'expliquerait pas les nombreuses répétitions, quelquefois textuelles qu'on y rencontre, comme xiv, 12 et xvi, 25; — XIV, 31 et XVII, 5; — xvi, 2 et xxi, 2; — xix, 6 et xix, 9; — XXI, 9 et XXI, 19. Dans cette partie, la versification est très-régulière, le style a plus de concision et moins de néologismes que dans les deux autres et les hébraïsants y signalent certains archaïsmes qu'on chercherait en vain dans les autres livres de l'Ancien Testament. Un supplément (chap. xxu, 17-xxiv, 34) a été ajouté plus tard à ce premier recueil, et plus tard encore, dans le vn!"* siècle avant notre ère {Prov. xxv, 1), il en a été fait un second (chapitres xxv-xxix) d'un style très-difierent, à l'usage des courtisans. Dans cette partie encore, où la versification est moins régulière et où la langue obscure, diffuse, hérissée de comparaisons recherchées et d'antithèses, offre des signes évidents de décadence, les répétitions sont nombreuses; voyez, par exemple, xxv, 24 et xxi, 9; — xxvi, 22 et xvm, 8; — XXVI, 16 et XIX, 24; — xxvn, 12 et xxn, 3;xxvn, 13 et xx, 16; — xxvm, 19 et xii, M. Enfin, à une époque plus

récente, dans le vu® siècle, un autre anonyme, ayant principalement en vue renseignement de la jeunesse, a composé un troisième recueil de proverbes (chapitres i-ix) contenant les conseils soit d'un père à son fils, soit d'un précepteur à son élève, pour le mettre en garde contre la paresse, Torgueil, le mensonge, la fausseté, la luxure, et lui recommander la véracité, la justice, la diligence. Cette compilation est suivie d'une parabole où la sagesse 'et rincontinence personnifiées cherchent chacune à son tour à attirer à soi le jeune homme. On remarque dans le troisième recueil une certaine identité d'idées, d'images, d'expressions, qui semble indiquer un seul et même auteur; cependant les répétitions n'y font pas non plus défaut, comme vu, 8 et ii, 16; — vui, H et m, 15; — vi, 10-11 et XXIV, 33-34; — ix, 4 et ex, 16.

A ces trois recueils ont été ajoutés à la fin du vu® ou même au vi® siècle avant Jésus-Christ, trois appendices : Chap. XXX, sentences énigmatiques et obscures d'un Agur, d'ailleurs tout-à-fait inconnu; — Chap. xxxi, 1-9, exorde d'un poëme gnomique contenant les instructions d'une mère à son fils, le roi Lemuel, dont on ne sait absolument rien ; on a relevé dans ce fragment des chaldaïsmes, comme 12 (vers. 2) et l^sSp (vers. 3), qui rendent inadmissible l'hypothèse adoptée par la plupart des anciens commentateurs que ce prince était Salomon; — Chap. xxxi, 10-31, espèce d'acrostiche oflrant, dans un style plus simple et plus pur, le portrait d'une femme vertueuse.

A proprement parler, le livre des Proverbes n'est point un livre religieux; rien n'y rappelle, même de loin, la religion de Moïse, et la sagesse qu'il prêche est en général la sagesse vulgaire de l'eudémonisme. Le style est

généralement facile et varié, les comparaisons ingénieuses, les images heureusement choisies; mais les auteurs ont une trop grande tendance à généraliser leurs observations personnelles et ils recherchent la concision jusqu'à tomber dans rénigmatique et Tobscur. Le premier recueil est incontestablement une des plus belles productions de la littérature hébraïque; mais les deux autres portent déjà le cachet de la décadence de cette espèce de poésie gnouico-parabolique. '

li'EcclésUuite.

Des VœuXf Philosophical and critical Essay on Ecclesiasles, Lond., 1762, in-^". — Van der Palm, Kcclesiastes plUlologice et critice illustratus, Lugd. Batav., 1784, in 8'. — Umbreitf Koheleth scepticus de summo bono, Gôtting. 1820, in-8*. -— Kaiseft Koheleth, das Collectivum der Davidischcn Kônige in Jérusalem, Erlang., 1823, in-8". — Knohel, Commentar ûber das Buch Koheleth, Leipz., 1836, in-8". — Herx/eldy Koheleth ûbersetzt und erlâutert, Braunschw., 1838, in-8*.

L'Ecclésiaste, en hébreu n^J^ip, est attribué au roi Salomon, mais sans aucune raison plausible. Il suffit, pour s'en convaincre, de lire Ecclés. ii, 7 ; d'ailleurs la langue surchargée d'araméismes, comme iS'>« (w, 10) et i-^n (vi, 6), S^a (vui, 17), r^^p (ii, 22), ]iy (iv, 3)., ^^pn (vi, 10), ^îTaSxtJ (viu, 4), etc., qui ne se rencontrent jamais dans les écrivains antérieurs à Fexil; l'emploi du mot grec Dans, çO^Yl^a (vui, 11) et du mot persan a'D;Tis (u, 5); le scepticisme qui y domine, les opinions émises sur l'état des hom-

— Dômes après la mort, le style obscur, prétentieux et bizarre, tantôt vers, tantôt prose oratoire, tout oblige à en renvoyer la composition à une époque de décadence, aux temps de la domination persane, peut-être même à la période macédonienne. Le ton général de Touvrage indique une époque de profond découragement, ime époque où la foi religieuse, afiaiblieparTadiiersité, était assaillie par des doutes nombreux et puissants, et où la doctrine d'une rémunération terrestre, principe religieux du mosaïsme, se présentait, dans son opposition avec Thistoire, à Fesprit réfléchi de Fauteur, comme une théorie condamnée par l'expérience des siècles. A cette théorie, qui reste pour lui une énigme indéçhifiîpable, il substitue im autre système, qui n'est au fond que le scepticisme épicurien ^ A ses yeux, le monde roule dans un cercle fatal, l'ordre établi de Dieu est éternel et immuable, les mêmes faits ne cessent de se reproduire sous des formes diverses, et comme l'bomme n'y saurait rien changer, il ne lui reste qu'à jouir du présent, sans s'inquiéter de l'avenir, tout finissant probablement avec lui. Seulement il ne doit jamais oublier les règles de la modération et de la prudence; il doit se garder de tout excès, même de vertu et de piété; car ce serait folie à lui de se sacrifier, fût-ce pour la meilleure des causes. La sagesse consiste dans Fart de jouir sans excès et sans scandale; cependant il ne faut pas s'attendre à ce qu'elle conduise nécessairement au bonheur; l'insensé est souvent plus heureux que le sage, d'où notre philosophe conclut que la sagesse elle-même est une vanité. Vivons dans la joie et le plaisir, car nous ne savons si

( Umbreil, Kohetetli scepticus de summo bono, GÔtting., 1820, in-S**,

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nous serons demain en vie (u, 24; m, 12, 22; v, 18; viii, 15;

IX, 7 suiv.), tel est le fond de la philosophie de FEcclésiaste,

malgré quelques contradictions qui frappent çà et là (m,

17; VII, 18; viii, 12-13), surtout dans le dernier chapitre

(xii, 1, 3, 9), et que' l'auteur s'inquiète peu de concilier,

mais qui s'expliquent lorsqu'on réfléchit que l'auteur vécut

dans un temps où les dogmes de l'immortalité de l'âme et

d'une rémunération future, inconnus aux anciens Hébreux,

cherchaient avec peine à se frayer une route dans les esprits.

Ds avaient déjà triomphé, au moins dans les intelligences

d'élite, lorsqu'un écrivain inconnu ajouta à l'Elcclésiaste un

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