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Méthode et dlTlsiam.
Comme science historique, nous l'avons déjà dit, la Théologie biblique est soumise aux lois générales de Thistoire. Elle doit remonter aux sciences originales, déterminer avec soin rage des matériaux qu elle emploie et les circonstances au milieu desquelles ils ont été mis au jour, recueillir avec impartialité, sans esprit de système ecclésiastique ou philosophique, les idées propres ou les témoignages des écrivains des différents siècles, en tenant compte de la forme sous laquelle ils les ont produits; s'appliquer à découvrir ridée pure sous le mythe ou le symbole, qui voile souvent la conception religieuse; distinguer les opinions communes à plusieurs des opinions individuelles; rechercher, soit dans la Bible, soit dans les religions et les philosophèmea étrangers, l'origine de telle ou telle croyance, en exposer le développement chronologique, les progrès, la décadence; en un mot, s'attacher à caractériser chaque époque, afin d'évi- ' ter recueil contre lequel ont donné ces théologiens chrétiens, par, exemple, qui ont voulu trouver dans l'Ancien Testament les .dogmes de la Trinité, des mérites du Christ, de la foi justifiante, de la résurrection des morts, de la vie à venir, voire même les types de la vie entière de Jésus, et qui s'imaginèrent y être parvenus, grâce à une interprétation allégorique ou mystique, qui n'était propre qu'à les égarer.
Un semblable travail offre des diflScultés si nombreuses, que, malgré tout ce qui a été fait jusqu'ici, il reste encore
tant à faire que Ton peut dire que le seul résultat bien positif obtenu jusqu'ici, c'est que le peuple juif n'a pas été favorisé d'une révélation particulière; que chez lui, comme chez toutes les autres nations, les idées religieuses ont marché avec la civilisation, et que les religions qui se partagent le monde ne sont pas des altérations d'une religion primitive.
Les vingt siècles environ qu'embrasse la théologie biblique, peuvent se diviser en quatre périodes, distinguées par une évolution considérable dans le développement religieux du peuple hébreu :
1"* Mythologie hébraïque, âge patriarcal s'étendant jusqu'à Moïse, qui ouvre les temps historiques : premières conceptions religieuses des Abrahamides:
2® Hébraïsme, depuis Mme jusqu'au retour de Vexil sous Cyrus, 536 ans avant Jésus-Christ ; direction plus précise imprimée à la religion des Hébreux par leur grand législateur; modifications et développements apportés au mosaïsme par les prêtres et les prophètes.
3® Judaïsme, depuis le retour de Vexil jusqu'à Jésus-Christ; influences exercées sur les opinions des Juifs par leur séjour au milieu de peuples étrangers.
4** Christianisme ÉVANtiÉLiQUE , depuis la naissance de Jésus jusqu^à la mort de son dernier apôtre^ c'est-à-dire pendant le premier siècle de notre ère. A cause de son impor* tance, nous diviserons cette période en deux parties : la première comprendra uniquement les doctrines religieuses
quij selon les évangélistes, ont été enseignées par J<épus luimême; dans la secuiide^ sous le nom de Christianisme apostolique, nous exposerons les différentes manières dont ses premiers disciples ont compris ou développé son enseignement; les opinions qui leur étaient communes et celles même qui étaient particulières à chacun d'eux, sans nous attacher toutelbis h présenter, sous une forme systématique, leurs conceptions individuelles; il suflSt, croyons - nous , pour éviter des répétitions fatigantes, de classer sous certaines rubriques générales les données fournies par les écrits du Nouveau Testament.