‹ Théologie bibliqueChapitre 29 sur 37 · HO · texte numérisé non relu

HO

li'honune.

Scmlerr t>c argunienlis pro animae immortalitçite in Veteri Testamento, Halle, 17G0, in- 4". — Stàndlint Doctrinx de futurâ corporam exanimatorum instaDratione H 014! Chri.^timi hîsloria, Gôtting., 1792, in-4». — Schmidt, Entwurf einer GesrlnchU' dv^ Glanbensan Vergeltung und Unsterblichkeit bey den Juden, Marburg, 1797, in-8'. — Cramer, Doctrina Jodaeonim deprœexistentiâanimaruni, Vitemb., 1^18, in-1*. — Kiesselhach, Dogma de rebus post mortem futuris e Yeleris TcslAmeiUiëiTiplî^plamcanonicis quam apocryphis^ ratione exegetlc<Hïritic. erutum alquâ ïlluBtratum, Heidelb., 1832,in-4^

La p.^yeholtïgie ou la connaissance de Fâme et de ses farultes fit d'assez notables progrès parmi les Juifs durant t'ett£» période. Le dogme d'une rémunération future, bien que clairement enseigné dans le Zendavesta, leur resta enD>re étranger pendant longtemps, et celui de Timmortalité de lame ne pénétra dans leurs esprits qu'avec lenteur. Quant ù Fessi^nce de Tâme, ils continuaient à croire qu'elle (?tîLit insufflée en l'homme par Dieu [Sapience x\% 11) et que par conséquent elle était préexistante * à son union avec le coips [Sapience vin, 19), qui l'appesantit et la comprime s^Saplence ix, 1d), jusqu'à ce qu'elle s'en dégage par la mort. Une fois délivrée de ses chaînes, où se rend-elle? A ce sujet les c^pinions variaient. Les uns, fidèles aux enseignements de rtiébraïsme, continuaient à l'envoyer dans le SehenI, ou elle ne jouissait que d'une ombre de vie [Ecclésiasle rx, 10); d'autres croyaient quelle retournait auprès de Dieu (Ecdésiaste xn, 9). On trouve même ces deux opi-

' Cf. Philon, be Somniis, 1. 1, p. 618.

nions exprimées dans le même livre^ preuve incontestable delà confusion qui régnait encore dans les idée;^ lï ce sujet. Quelques-uns restreignaient aux seuls Juifs [>ieux cette continuation d'existence dans le ciel avec les anges (Zarharie III, 7; Sapience y, 5). Cependant les idées finirent par s'éclaircir et se préciser un peu mieux. Déjà à.la fin de la période précédente, on doit avoir cru à la réunion possible de rame avec le corps ; autrement les légendes relatives aux résurrections de morts n'auraient pas pu se former, et le symbolisme des prophètes de Texil serait au moins étrançfe, lorsque, se servant d'une image, d'ailleurs très-juste, ils comparent l'état des Israélites exilés à un état de niort^ et leur futur retour dans leur patrie à une réï^uiTection i^Ésaïe XXVI, 19 ; Ézéchiel xxxvii, 1-12). Il est clair comme le jour que ce dernier prophète surtout ne veut point parler de la résurrection des morts dans le sens qu'on attache aujourd'hui à ce mot, mais qu'il veut peindre allégoriquement ou symboliquement la restauration du royaume de David. Mais de ce qu'on regardait comme possible avant Texii le retour de l'âme dans le corps, il ne faut pas conclure que les Hébreux ont cru à une future résurrection des corps. Ceux qui le prétendent, s'appuient sur Job xix, 25-â7j que l*erret-Gentil a traduit ainsi :

25. « Pour, moi, je sais que mon Sauveur est vivant, « et qu'il demeurera le dernier sur la terre ;

26. « Et, quand après ma peau ce (reste) aura été détruit^ <c môme sans chair je verrai Dieu;

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