CRAF. II. GRANDE BRETAGNE
rendirent en Irlande, Tîle de Jerné des Grecs, l'Iris de Diodore, la Juvernia de Plolémée et l'Hibernia enfin des Romains. L'Irlande était une des Cassitérides, lies d'étain.
L'esprit fripon , l'esprit d'épervier commercial des Phéniciens, les porta à cacher avec un soin extrême aux nations méditerranéennes la connaissance des îles d'au delà du détroit occidental , une des nombreuses sources de leur opulence, et c'est ce qui empêcha aussi Homère de pouvoir en parler. C'est en s' occupant des îles Cassitérides que Strabon raconte que les Romains, voulant savoir la route de ces îles, et poursuivant dans ce dessein un navire phénicien, le patron de ce vaisseau le fit échouer volontairement , et qu il reçut de TEtat le remboursement de la cargaison (I). Mais P. Crassus fit connaître cette route à tous les marchands qui le désiraient. Nous savons par Festus Avienus. auteur, à la vérité, relativement très récent, puisqu'il est de la fin in« siècle de l'ère vulgaire, que les Carthaginois allèrent en Irlande. Mais Appien l'avait dit avant lui.
Les types sémitiques qu on rencontre en Irlande , bien que moins nombreux que le type indigène, le caractère national des Irlandais, leur paresse, leur vertu prolifique (2), tant des hommes que des femmes , en tout semblable aux Juifs et aux Arabes , donnent le mot de cette énigme d'un peuple dévié au plus haut degré moral , quoique placé dans un beau pays qui ne demande qu'à être travaillé pour nourrir ses habitants et les rendre neureux, d'un peuple qui est tombé dans la plus affreuse misère, et dans la dégradation la plus repoussante à côté de l'activité, de la richesse et du développement intellectuel de la nation anglaise, de rajce germanique, vierge du mélange des races du désert. C'est encore cette consanguinité de l'Irlandais avec ces dernières qui est l'origine et la cause permanente de cette stagnation abrutissante et entêtée qui le retient sous les nombreuses jongleries de ses prêtres. Avec leur esprit anarchique, les Phéniciens introduisirent aussi leur culte en Irlande..Il s'y pratiquait comme à Tyr, Sidon et Carthage des sacrifices humains; c'est ce qui a pu faire dire à Diodore que les Bretons habitant l'île d'Iris étaient des anthropophages (3) , ce que dit
(1) Strabon, 1. m, p. 176.
En 1695, la population de rirlande était de 1,034,162 habitants; eu 1731 de 2,010,225; eu 1850 de 7,500,000. (3) Diodore, 1. v, ch. 32.
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aasei Strdhon ,1], qui ajoute qu'ils font des enfants avee lenrs rneres et leurs sœurs.
Les désolantes et bideoses peintures qoe les historieiift romains font des mœurs saoTages des habitants de Tlriande, sont bien dignes de descendants des Phéniciens. Us étaient superstitieux, fanatiques, ignorants, crédules et féroces. N'est-ce pas aussi ce que nous montre l'histoire des Juifs • des Carthaginois et des Cariens?