‹ Théologie cosmogonique; ou, Reconstitution de l'ancienne et primitive loiChapitre 109 sur 154 · CHAP. 11. PRÉLUDES DE LA RKNAISSANCE · texte numérisé non relu

CHAP. 11. PRÉLUDES DE LA RKNAISSANCE

répond rien —il dit deux mots à la manière de saint Jérôme, qui avait été de son temps sommé par les savants grecs et même par des prêtres et des évêques judicieux , qui ne se payaient pas de mots, de s'expliquer là-dessus, et qui répond par cette refuite d'un des meneurs du temps :

« Que le poison se cache sous le nom de personne ou hymstase , parce qu'avant que la signification de ce nom fût Dien connu chez les Latins , les hérétiques (c'est-à-dire les savants) trompaient les simples en leur faisant reconnaître plusieurs essences comme on reconnaît plusieurs hypo» stases. »

Les Grecs ne faisaient point reconnaître plusieurs essences qui ne sont que des accompagnements de substance, des qualités; mais bien des substances, des personnes dans la nature de VEtre. Mais les Grecs et leur langue, reste du fond pélasgique savant et vrai, pénétraient, eux, dans le fond de la vraie réalité du monde, dont le monde tangible et ostensible n'est qu'une manifestation plus saillante, et ne se payaient pas de mots. Jérôme et à sa suite saint Thomas , font facilement ce qu'ils veulent au moyen de la langue latine qui n'est qu'une langue de sons. La triuité de Nicée , ainsi que nous l'avons dit , ne fut tirée que du vide élaboré anciennement par les phariâens de la bible , pour abrutir et duper le peuple israélite ; parce que , quoiqu'il n'y eût pas beaucoup de choses physiques tUiles en Palestine et en Arabie , qui ne sont presque que des rochers et du sable, ce vide ruinait toute théologie de ce peu de choses , et leur permelrtait de faire un juste et un injuste sur leurs intérêts et non sur la justice même.

A Nicée et après ce concile, les meneurs, armés de cette langue creuse latine, vide de toute science comme le savoir romaio , s'esq'uivèrent promptement dans la grande lutte avec les. Grecs (Grecs de sang pélasgique encore alors) pour s'en aller dans les traditions latines qui, laissant tout l'univers, tout le monde physique , toutes les choses utiles et pouvant constituer des valeurs pour les hommes , sans théologie., et par conséquent sans loi, les mettaient ou les laissaient à la disposition des natures vicieuses et cupides. Aussi on peut bien voir depuis , ce /que deviennent les choses du monde avec cette trinité verbeuse et nominale de l'église , qui en fait co que lesCrassus. les Lucullus, les Pompée, etc. , ce que tous les usuriers et accapareurs romains au temps des César et des Tibère , en faisaient, \{i6 engouffrent, hommes comme csclavcî?, choses,

b(Hes, champs cl bois, dans leurs mains, au préjudice de Thumanilé toul entière! Tous les biens, de rEuphrate'aox îles Britanniques, appartenaient en eiret, à moins do six cents familles! Comme aujourd'hui des étendues de département sont dans la main de certaines personnes. A l'heure où nous traçons ces lignes, on connaît dos fortunes de guatro-vingts millions faites depuis deux ans et demi ! depuis un an mômel!

Saint Thomas, sur la production ou création do la femme se fait ces (]Qestions :

« La femme a-t-elle dû être produite en môme temps que tout le reste de la création? (1). »

« Il semble que la femme n'a pas dû être produite en môme temps que le reste do la création. Car Aristotodit que l'être fémmin n'est que le mâle incomplet, occasionné; que rien de ce qui est occasionné ou imparfait, n'a dû exister dans la création primitive. Que la femme n'a dès lors pas dû être produite dans la création primitive; que l'assujétissement et ('infériorité sont une conséquence du péché, car c'est après le péché qu'il a été dit à la femme : « Tu seras sous la puissance de l'homme. »

Sous la puissance de l'homme ! Raisons arabes ou ténébreuses , comme on voit. L'actif et le passif , le mâle et la femelle étant dans la loi des sons pour former les accords , étant dans la loi du démiurge.

« On doit écarter les occasions do péché. Or, Dieu a prévu que la femme serait y)our l'homme une occasion de péché. Il n'a donc pas dû la produire. » Voyez la valeur de ce raisonnement !

« La femme a-t-elle dû être faite de l'homme? (2) » Pour

Sue l'homme fût le principe de toute son espèce , comme ieu est le principe de tout l'univers, il était convenable que la femme fût formée de lui (3). »

« La femme a-t-elle dû être formée de la côtode l'homme? Dans le premier moment de la création, les êtres n'avaient rien de superflu. La côte d'Adam était donc nécessaire à la perfection de son corps: par conséquent, du moment où elle a été enlevée, il s'est trouvé imparfait; ce qui semble un inconvénient. — La côte no peut pas être séparée de l'homme sans douleur. Or , la douleur n'a pas existé avant

(1) La Somme théologique de saint Tliomas, traduite en français par M. Tabhé Drioux, 1851, t. 2, p. 178.

(2) Id., p. 179.

(3) Id.f p. 180.

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le péché. Donc la côte n'a pas dû être séparée de l'homme pour en former la femme. Mais c'est le contraire. Car il est dit dans la Genèse : Le Seigneur Dieu, de la côte qu'il avait tirée d'Adam, forma le corps de la femme. »

« Conclusion. Pour signifier l'union sociale qui doit exister entre l'homme et la femme , et les sacrements qui devaient sortir du côté du Christ pendant son sommeil sur la croix, il était convenable que la femme fût formée de la côte de l'homme. » Le lecteur doit voir que nous ne faisons que . transcrire !!

« D'après quelques commentateurs, le corps delà

femme a été formé sans qu'on ait ajouté à la côte de l'homme aucune matière étrangère, mais en multipliant celle qu'elle renfermait de la manière que Jésus-Christ a multiplié les cinq pains. » Le lecteur voit! Nous ne transcrivons pas toute la suite sur cela , par la raison ou les raisons de l'auteur qui sont portées à la centième puissance de l'absurde ! 1 1

« fl faut nécessairement admettre qu'on a ajouté, »

qu'on! «delà matière, soit par l'effet d'une création , soit ce qui est bien plus probable (probable! ) par l'effet d'une conversion. Ainsi saint Augustin dit que Jésus-Christ a rassasié avec cinq pains cinq mille hommes , de la môme manière qu'avec quelques grains il produit une abondante moisson. » De la même manière que des grains, qui sont vivants, semés dans la terre qui est aussi vivante, et qui est pour ces grains une matrice comme dans l'union des sexes la femelle l'est pour le mâle, la terre produit par multiplication une moisson de ces grains, comme l'homme et ia femme produisent un enfant. Comparer à des pains qui proviennent de farine qui est du blé concassé et tué , n'ayant plus dès lors le germe de vie, et en plus tué et brûlé par la cuisson ! cela, ces pains se sont multipliés comme les grains ont germé! Voit-on jamais dans aucun lieu de la terre et chez aucune autre race que la race arabe-juive de pareils dires? un aussi immense fatras? Car dans ce seul auteur, il n'y a pas moins de la valeur de vingt volumes ordinaires inoctavo et soixante mille points , questions ou propositionst résolues comme le peu que nous sommes restreints à donner ici par la petitesse de notreespace! et qui sont tous aussi, et quelque foisdixfoisplus absurdes encore que ceux-là î sans les millions d'autres volumes fabriqués ou par des intelligences atrophiées ou par des natures qui onten vue , non

AiYi LIVRE II LK MOYEX AGE.

!o \rai , lo hon sens et la raison , mais la grasse prébende qui les fait vivre pour la faire durer î

Dans le Journal des Débats du 20 avril 1853 , il est rapporté: « Ou lit dans le Journal officiel du royaume des Deux-Sicilcs , sous la date de Naples, le 10 avril : € La ville de Bari possède une des épines qui ont déchiré la tôto du divin Rédempteur. — Le vendredi saint dernier, cette précieuse reliciue a, comme eh 18i2 , sué le sang en présence d'une population innombrable, aussi émue que touchée de Y incontestable évidence du miracle. Le grand -prieur de Bari, M. d'Klia. tous les chanoines, l'intendant, le major de gendarmerie, le commandant militaire de la province, le conseil municipal , le père recteur du lycée royal de la Pouille » {Pouille forme parfaitement accord avec le tout, comme on le voit), a assistaient à ce miracle et partageaient \ admiration générale. Averti par les exem[)les historiques, le grand-prieur avait fait constater trois jours auparavant l'état normal de la sainte relique et avait ordonna des prières pour que le Très-Haut daignât ouvrir la fontaine de

sa miséricorde // " — ^ et répéter le miracle , comme

signe évident do la condamnation des erreurs du siècle présent. On se livrait avec ardeur aux dévotions des trois jours, lorsque vers midi et demi Y état de la sainte épine s'altéra, comme le constatèrent les habiles et les personnages qui étaient venus nour enflammer la dévotion du peuple par rexen)ple de la leur. Alors Yexcellcnt i)rélat pensa à transporter la précieuse relique au cœur de Jésus, afin que la vénération (Ui6 fidèles eût plus d'espace pour se déve— lopp(îr. A sept heures du soir, au moment où l'on chantait le Christus et le Miserere, la très sainte épine se mit à saigner '> m A sept heures du soir, dans les premiers jours (l'avril, le soleil se couche en Calabreà six heures peut-être dix minutes. 11 y avait trois quarts d'heure qu'il était couché , on était en pleine nuit.,.. Mais cela se passait en Calabre ! — Ce pays des Phéniciens , Juifs — Grecs d'abord, Carthaginois après , et enfin de la domination sarrazine pendant trois C'mUs ans dans le moyen âge, esta deux doip^ts delà Palestine et de l'Arabie, et de toutes leurs échelles d'exploitation dans la Méditerranée. On ne voit pas, on n'oserait pas montrer do ces merveilles à Berlin, a Paris, à Tarin, a Milan , à Londres, à La Haye , 5 New- York , à Washington , et dans tous les pays dt; la race de la terre et du vraie commerce , de la race indo-caucasiquo, à la bonne

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