CHAP. IT. DE OVBLQUBS DIFFICULTÉS
i! y ajoute encore soit ponr , soit contre, en les faisant envisager comme plus graves ou moins graves qu'ils ne sont; il répand journellement ce que l'on appelle en terme d'argot des canards; bref enfin , les convulsions sociales , les désordres politiques, pourvu que les bourses soient ouvertes et qiîe la propriété ne soit pas pillée , lui vont. Au milieu de toutes ces choses, il est dans son élément : dans toutes cçs crises que nous voyons la société traverser et dans lesquelles la plus grande partie des travailleurs et des producteurs se ruinent, lui, s'enrichit : une'vie de cohue, de jeu, de fausses nouvelles colportées d'un quartier de la ville sur l'autre , des courses de chevaux , du bruit , des bals par souscription, des loteries, des paris . la pfesse des filles publiques et des femmes au milieu des hommes respirant la fumée de tabac et leur haleine viciée et leur soume du vice , se pressant . se foulant pour regarder le spectacle et les bouffons qui passent, les ricanements et les éclats de voix qui s'entrecroisent ; enfin le cynisme de la place publique, la flânerie éternelle et répétée sur mille riens imbécilles qui font que la rue est pleine et le foyer domestique vide , voilà la société et la vie de l'élément social en question (1) , l'élément de la Méditerranée enfin ! Après cela croyez à la fin des révolutions , à la reprise des affaires , à de la stabilité dans la valeur des choses par vous produites et à des situations où vous pourrez vous retirer du théâtre actif des^ affaires pour y poser votre fils ou vos fils selon l'ordre régulier et successirdes choses : vous les attendrez vainement. Après cela allez fonder un ordre stable de justice, de décence , de mesure, de vraie beauté avec cet élément social. On peut en défier quiconque ! Ce serait donc une profonde imbécillité de penser que la race de la terre, que la race de la charrue et du bœuf et que l'immense famille du vrai commerce , de la vraie industrie et des lettres et des arts qui couvre l'Europe au nombre de plus de cent cinquante millions d'hommes , ne ferait pas Justice , se laisserait dépouiller, se laisserait manger le fruit de toutes ses sueurs et de tous ses travaux par un minime élément humain dévié.
Comme ce dogme religieux chrétien qui ne touche point
(1) Dans le cours de ce livre nous sommes amené à porter des jugements sévères sur Télément phénicien-sémite, connu sous le nom de juif, en Kurope. Mais il y a dans cette famille des hommes bons , charitables , etc. , etc. Nous en connaissons nous>*mème un assez grand nombre d^exceilents.
472 LIVRE m. TEMPS MODERNES.
à la nature physique, est avantageux aux natures ^ricieoses douées de quelque supériorité d'esprit. Les biens, les droits, les avantages font nécessairement partie de cette nature physique : ils composent les richesses, les rangs et les avantages matériels. En bien! ces natures vicieuses peuvent s'en emparer , et mettre tout le reste de la population sans • pain et dans la servitude. Si le dogme religieux était autre, il n'en serait pas ainsi. Dans le monde antique, malgré tout ce qu'on débite sur l'esclavage, des richesses exclusives et aussi exceptionnelles ne se trouvèrent jamais dans des mains indiviouelles comme aujourd'hui. Et quant à l'esclavage, on sait qu'il ne revêtit la forme de la servitude bestiale que dans les nations dont les capitales étaient sur \&liitoral de la Méditerranée, comme les Grecs, Rome et Carthage , parce que ces nations se laissèrent absorber et corrompre par la race si exclusivement mercantile et individualiste de laPhénicie et de Carthage, en admettant sans cesse dans leur population tous les individus et toutes les familles de cette funeste population qui venaient s'y établir. Et cela à la différence des nations ae l'Egypte, de la Chaldée, de la Perse et de la Thrace ou de l'agriculture, race qui différait du tout au' tout par ses bonnes mœurs sociales, mœurs dans lesquelles la pauvreté n*était qu'une infériorité de fortune, sans que cela touchât l'homme pour Tavilir et en faire une bête, auprès de la race commerciale et traficante phénicienne qui, n'ayant pour famille que l'individu et pour dieu que 1 or, mettait et tenait le pauvre dans la servitude et dans l'esclavage.
La race arabe est une race d'iniquité; cela est prouvé par des millions de faits : quand elle eut mis l'esclavage dans le monde par son infusion dans le sang de la race caucasique ou de la charrue et du vrai commerce ; quand elle eut généralisé cet esclavage , qu'elle en eut fait une transaction universelle etusuelle pour tout le monde, le tout le monde avait bien soin de demander dans les marchés quand il marchandait un esclave, s'il n'était pas, par exemple, de la Phénicie, de la Palestine ou de l'Arabie ; car s'il en était, il déclarait qu'il ne valait pas une obole pour lui, attendu qu'il était d'expérience que les esclaves de ces contrées étaient on ne peut pas plus dangereux; que c'étaient souvent des voleurs , des empoisonneurs et des assassins de leur maître. Mais, par exemple, quand on déclarait à l'acheteur que l'esclave présent était de la.Phrygie, de la Cappadoce, du Taurus, de la Thrace ou de la Macédoine, oh! alors, il valait