‹ Théologie cosmogonique; ou, Reconstitution de l'ancienne et primitive loiChapitre 15 sur 154 · RACES HUMAINES. ORIGINE DU MAL EN OCCIDENT · texte numérisé non relu

RACES HUMAINES. ORIGINE DU MAL EN OCCIDENT

De gazeuse qu'elle était à l'origine, noire terre s'est liquéfiée pour entrer en On dans l'état de corps solide qu'eHe présente à présent. La science a découvert que la superficie de notre globe s'était formée ainsi qu'elle est aujourd'hui par de grandes catastrophes qu'on nomme les époques relatives des soulèvements. La science en compte un grand nombre en Europe. Pans cette série, la catastrophe des Alpesestu^ie des principales et occupe une des dernières places. Tout porte à croire que c'est seulement au temps de calme qui suivit la catastrophe des Alpes principales, qu'on doit rapporter d'appariUon de l'homme sur la terre, dit M. Beudant (1). Nous admettons philosophiquement cette époque de l'apparition de l'homn^e sur la terre. Mais nous ne pouvons adopter la chronologie de cet auteur, lorsqu'il en fonde le temps sur un calcul fantastique, ouvrage des traditions de la tribu arabe-judaïque, sans science et dont toutes les allégations contredisent diamétralement les données de la science antique, conûrméois si magnifiquement par celles des hautes sciences modernes. Il en est du calcul du temps chez les Hébreux, comme de la géographie physique des pères de l'église. Pour cesderniers, les sciences et leurs résultats les plus clairs et les plus positifs sont nuls, quand ils ne concordent pas avec leurs vues intéressées et ambitieuses et certains passages des Ecritures considérées saintes par les chrétiens. Saint Augustin n'a-t-il pas dit que la doctrine des antipodes est entièrement incompatible avec les racines historiques de la foi chrétienne? Car celui qui af- Orme qu'il existe des pays habité:- de l'autre côté de la terre, admet par cela môme qu'il y a là des peuples ne descendant point dAdam, puisqu'il aurait été impossible aux descendants d'Adam de traverser lOcéan pour y arriver. Une

(l) Géoloi}ic, 1851, p. 329.

CHAPITtE PREMIER. RACEJl HUMAIIfES. 4.1

semblable opinion détruirait touto la véracité do la Bible, qui dit explicitement que tous les hommes descendent des mêmes pajrenl8 (i). » La science moderne prouve et peut même prouver aux écoliers de Beptième, que la terre est rande» et saint Augustin, de Tagaste, ville de la Numidie,

Î)ar conséquent Phénicien d origine, bafoue luinnnéme les ivres sacrés de sa propre religion. Mais n'oublions pas qu'il discutait avec les débris d'une grande et ancienne civilisation qui avait porté les sciences naturelles à un haut point d'élévation.

Si l'on n'a pas assez de pénétration pour voir autre chose dans les âges héroïques des divers f)eupli« que la naissance des états, des arts et des sciences, la race humaine ne serait pas à la vérité très ancienne. Maison y voit, au contraire, lorsqu'on se donne la peine, aux rebours de tous les Académiciens passés et présents, d'étudier sérieusement avec le secours de l'archéologie et avec le seul amour de la vérité et de la science, lorsqu'on prend la peine, disons-nous, d'étudier les temps, non primitifs, mais reculés de l'histoire, on y voit la destruction violente et ténébreuse d'une antiuue, profonde et savante civilisation, qui donne un â^ inuniment plus grand à res})èce humaine que n'admet la Bible, composée à ditférentes épo(]ues et avec les débris empruntés par les Juifs, si ignorants en toute ch\)se, à toutes les nations qui les avoisinaient. Si Dieu avait tenu la plume oui a tracé les livres sacrés des Juifs, il y aurait reilété plus oe sagesse, un peu plus de science, et surtout moins d'erreurs sur toutes les choses et principalement sur la forme matérielle de notre globe, que le vrai Dieu connaît, puisque notre globe est son ouvrage.

Mais quittons toutes ces chimères pour rentrer dans le domaine de la vérité. Ne nous occupons plus de la science indigente du désert, mais de la science fondée, dévelop()ce et appliquée par les races de l'agriculture et de l'industrie.

La science moderne, appelée histoire naturelle de rhomrae, a constaté d'une manière positive, qu'il y a dans la race humaine cinq variétés diflérentes : l"* La caucasienne, 2° la mongoiique, 3" l'éthiopienne, 4° l'américaine et 5" la malaye. Elle a aussi distingué dans la race humaine trois familles, celle du Cauease, celle des Mongols, et celle des

(1) Passage cité par M. Liebig dans ses Nouoelles Lettres sur la Chimie, 185i. 37» Utire, p. 304.

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Ethiopiens (i). Nous nous occuperons seulement de la famille du Caucase, d*où sont sortis les plus grands empires, les arts les plus nobles et les religions les plus vraies, comme aussi les plus ténébreuses.

< La limite du grand Océan est formée par une série de montagnes qui, de la pointe sud d'Amérique, s^étendent jusqu'à son extrémité nord, en formant toute la côte occidentale, puis se continuent à travers l'Asie, jusqu'à l'extrémité de rindoustan,et enfin longent toute la côte orientale d'Afrique. Il résulte de cet ensemble un énorme bourrelet montagneux qui sépare la partie éminemment continentale du globe de la partie la plus maritime (2). » La partie du bourrelet, ou ceinture historique de la terre, qui s'étend de l'Inde septentrionale à l'ouest, au sud et au nord, forme les différents sièges et étapes de la race blanche.

Mais il y a deux variétés dans cette race blanche, qu*on distingue surtout dans les facultés intellectuelles. La première, la plus élevée , laborieuse, positive , rationnelle, amoureuse de la vérité, la cherchant et l'ayant trouvée, se reflète dans les Indiens, les Egyptiens, les Germains, les Celtes, et surtout dans les Grecs et les Etrusques. Cette variété du Caucase a fondé les Etats les plus stables, a possédé la science la plus profonde, a manifesté le beau et le bon sous toutes ses formes les plus diverses. Laborieuse, paisible, douce, obéissante, abnègue, elle cultiva l'agriculture, et c'est encore dans son sein que furent faites toutes les découvertes les plus nécessaires et les plus utiles aux hommes.

La seconde variété du Caucase est, sous le rapport de l'être homme, d'un degré inférieur. Elle hait le travail manuel, elle est incertaine, irrationnelle, peu inquiète de la vérité, très active et très remuante, impétueuse par intervalles, guerrière par moments, détestant tout travail sérieux, soit intellectuel, soit matériel; ennemie de la vraie observation du monde, se souciant peu do mariage, vivant dans la promiscuité, portée au mysticisme, au fanatisme, à la superstition, à l'ignorance, et par conséquent aussi à la barbarie, à la férocité et à la stupidité. Elle a en apanage l'orgueil , la

(1) Voit' Cuvier, te Réjijne nnimal diairibué d'après son organi" sation, 1829, 2« édit., !«' vol, p. 80 à 85.— W. Lawrence, Lectures

(2) Géologie^ par M. F. S. Beudant, 1851, p. 7, § 10.

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vanité, l'outrecaidance et T individualisme. N'ayant aucdnés notions justes sur les choses, détestant Tordre ou no io comprenant pas, elle est ou dans une exaltation religieuse excessive, ou athée, et par conséquent sans scrupules pour le bien d*autrui. Ses idées théologiques sont ou nulles ou mystiques, nues, pauvres, vides et peu claires. Ses conceptions sont presque toujours fausses, parce que ce ne sont pas les faits mêmes aperçus dans leurs causes, mais des notions purement idéologiques: parce que l'ordre résulte d'un ensemble de choses, et que cette race n'a aucune capacité synthétique.

Elle a toujours préféré la vie nomade et errante du désert au vrai commerce, à la vie agraire (agriculturale) et stable de la montagne, de ses versants et de ses vallées. Elle a par conséquent aussi été le fléau des populations paisibles, décentes et douces, laborieuses dans l'ordre et surtout dans un ordre politique et rationnel basé sur les résultats de l'observation et de la science. A cette variété appartiennent tous les peQp\es sémitiques q\i\ se sont séparés de la mère-branche indo-persique dans les temps les plus primitifs de rhisloire.

Mais ce n'est point le fatalisme qui les a jetés à cheval dans les plaines arides de l'Asie occidentale, de l'Arabie et d'une pariie de l'Afrique. Ils avaient le libre arbitre. Par un esprit d'indépendance sauvage et de haine de toute disciphne, ils ont choisi le mal, le laid, le hideux par goùl; comme la variété noble du Caucase, sa sœur, choisit le bon et le beau, également dansson libre arbitre. L'Etre suprême a voulu que le beau et le bon, la vertu régnassent sur la terre, et les facultés de Tliomme constituent tout ce qn il faut pour cela, quand son cœur est droit, sa raison éclairôo et son entendement docile. Le mal dans l'espèce liumaiiio n'est point naturel. On ne fait pas le mal pour le mal. On U; fait par un intérêt quelconque, et cet intérêt est toujours itidividuel et égoïste. L égoïsme naît de l'ignorance. Depuis le moment où les races sémitiques, bédouins, hyksos, arabes, phéniciens, carthaginois, etc.; sont devenues prépondérantes, au moyen de la Méditerranée, dans la grande famillo indo-persique, les ténèbres se sont développées dans son sein, la vérité s'est éclipsée, l'imagination et l'erreur ont amené le désordre intellectuel et matériel, le mal a grandi et l'égoïsme et l'ignorance ont fait leurs ravages. Voilà l'origine du mal moral, et il n'en a pas d'autre.

Le mal moral ne s'est introduit dans la société, que lors-

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que l'erreur, sortie du désert, est venue la bouleverser. Nous entendons l'erreur dont le désordre matériel n'est que l'explosion et la manifestation. Or, le désordre moral a lieu , quand les saines idées sur le monde se perdent ou s'obscurcissent ; quand l'esprit , au lieu d'envisager la matière qui est la traduction de l'intelligible , pour saisir les rapports mutuels qui les unissent et les faire servir au bénéfice et au bonheur de l'homme, se met à divaguer, prend en horreur la matière qui cependant , est le monde dans lequel et sur lequel nous vivons, et en se détournant de lui, s'élance d'un bond dans les champs vides de l'espace.

Alors le sens commun se pervertit , et la vérité se voile , et quand il n'y a plus de vérité, il n'y a plus de liens parmi les hommes. Cependant dans le naufrage , tout ne se perd pas. L'intelligence de quelques hommes a la puissance de saisir dans les choses ou dans le milieu des choses, un esprit et des rapports, en comparant entre elles les choses vivantes et variées qui constituent le monde où il est, et qui sont liées, inégales, différentes ^ collatérales, éloignées ou non éloignées.

L'esprit de l'homme saisit, avons- nous dit, dans le monde intellectuel des rapports, et il aperçoit dans les choses la continuation de ces esprits et de ces rapports , qui forment la vie et l'âme de ces choses , et il voit le fait de manière à affirmer avec certitude que ces esprits et ces rapporte oui sont dans les choses, et les font être ce qu'elles sont, sont les mêmes esprits que ceux du monde spirituel et intelligible dont nous avons commencé à parler.

Il n'y a pas de solution de continuité entre les esprits ou le monde des idées , et les rapports saisis par l'intelligence rie rhomme supérieur, et les idées ou les esprits animant et différenciant tous les êtres de la nature , en ce sens que ces êlres de la nature avec leurs âmes et leurs rapports ne sont que la prolongation dans la sphère de la réalité, de ces mômes esprits» intellectuels et de leurs rapports dans le monde intelligible. Le monde tangible et réel est donc le symbole ou la manifestation de l'esprit, des esprits et de leurs rapports. £tces mots : monde moral, monde matériel ^ sont des expressions inexactes ; car il n'y a réellement que le monde et ses rapports. — Dès lors , il ne peut pas y avoir deux théologies, une pour le monde moral et intellectuel , et une autre pour les choses réelles ou m^térielleis , et il ne peut y avoir non plus une théologie des esprits ei de leurs rapports seulement, et des rapports qui ne se prolongeraient

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pas jusque dans tes choses et leurs rapports. Car une pareille théologie, bornant le dogme et la science du vrai dans un langage arrangé , roulant exclusivement sur ces esprits ci rapports du monde intellectuel , laisserait tout le domaine des choses réelles et immensément importantes, puisque d'elles l'homme vit , se vêtit , se loge , prend une position dans le monde, acquiert avec les siens, des rangs, des conditions, etc. , etc. , elle laisserait, disons-nous, toutes ces choses à la merci de l'arbitraire , de la ruse , de la force et du brigandage , qui se les transmettraient ensuite pharisaïquement par aes contrats ou des hérédités, puisque ces choses seraient dites du monde profane et étrangères à la théologie qui est la seule prescriptible de la vérité.

Voilà ce que saisirent parfaitement les races indienne et caucasique, la première, souche et ancêtre de l'Egyple , la deuxième delà Grèce, de toutes ses dépendances et ue l'Occident.

C'est un odieux blasphème contre la Divinité, et qui n'a pu être imaginé que dans la race sans science des Sémites, que de prétendre, que l'homme a un penchant au mal que l'Etre suprême permet de se développer et d'agir dans le monde. Dieu a tout créé avec perfection, et surtout l'homme. C'est l'immixtion d'une race qui a dévié par sa propre faute, d'une race inférieure, et qui, au lieu de s'ennoblir, s'est rabaissée ; c'est l'immixtion de cette race bédouine ou des oasis dans les races nobles et parfaites qui , chez elles , a engendré le. mal et la barbarie. Descendue des versants montagneux dans les grandes plaines de l'Asie, elle voulut vivre oans les oa»s, et sur les rives des fleuves, des produits naturels du sol, sans travailler et sans cultiver la terre. Les oasis ravagées, et les bords des fleuves occupés par une immense agglomération de ses enfants prolifiques, qui vivaient dans la promiscuité des femmes , une masse énorme dut se jeter dans les déserts et dans les plaines sablonneuses et arides. Là les individus souffrirent des misères sans nombre, et ces misères engendrèrent l'esprit de vol et le brigan* jdage, sur les côtes et dans les îles, la piraterie. La pauvreté et la stérilité du sol non amélioré par le travail et les sueurs de l'homme, produisent tôt ou tard l'esprit et le génie du rapt et de toutes les violences à la suite. Voilà pour l'altération du moral. Quant au physique, la pauvreté du soi et l'oisiveté se décalquent également sur la matière dont est formé l'hommo. Voyez l'Arabe , le Bédouin et tous leurs frères de race et de famirlle , ils sont généralement petits et

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lakls. La trislesse et toos les sentiments froissés de l'âoie se peignent en traits vifs dans leor figure. L'enfant do désert à la physionomie mal dessinée , la face d'éperrier; le vague, Tignorance. la mélancolie s'y reflètent avec puissance, et le plus généralement Fexpression des appétits brutaux , semblables à ceux de l'instinct des animaux , effacent celle des qualités morales qui devraient s*y trouver.

Encore une fois. c*est une espèce, c*est une exception funeste qui, ne voulant pas utiliser les belles facultés que l'Etre principe lui avait données et la terre qu'elle devait cultiver , inventa , avec une théologie abstraite , ténébreuse , pauvre et indigente comme elle, cet odieux principe du bien et du mal moral dans le monde, qui pics tard fil encore inventer le péché originel et la doctnne de la grâce. Si ce dualisme existe encore aujourdliui après 3000 ans. c'est au i^cin des Bédouins et des Arabes primitifs des grandes steppes de l'Asie et de l'Afrique qu'il faut aller le découvrir. Son origine n'est pas ailleurs.

Si cette doctrine pernicieuse du mal , permis par Dieu , dit-on, existe dans les races nobles du rameau indo-caucasique, elle ne leur a été inoculée que par la race inférieure dont nous parlons. La chronologie et la géographie nous apprennent de la manière la plus péremptoire et la plus irrécusable, les lieux et les temps, par qui et comment cette doctrine leur fut infiltrée dans le cœur et dans le sang.

Ayant imaginé et créé un Dieu guerrier dans leur indigente intelligence , dans leur complète ignorance de la nature , un dieu matériel et sanguinaire, oisif et paresseux après la création , comme eux , qui laissait les richesses du monde terrestre à la disposition des crétins et des voleurs , ils importèrent celte ténébreuse théologie et l'ordre social qui en était le résultat, partout où ils purent aborder avec leurs vaisseaux. Car, acculés sur les rives orientale et méridionale de la Méditerranée par les bandes encore plus sauvages qui les poussaient devant elles du désert, ils s'y élaicnt fixés, et les montagnes boisées auprès desquelles ils se trouvaient, leur avaient d'abord fourni lidée et le bois pour des radeaux sur lesquels ils fixèrent primitivement une sorte de navigation le long du bord des côles.

Plus tard ces ennemis de Tordre régulier et politique , s'introduisirent peu à peu dans les sociétés pélasgiques et étrusques , et parvinrent à corrompre par leurs doctrines subversives et leurs unions, la classe militaire, la simple sauvegarde matérielle de la justice à l'intérieur et de rint^rité

CHAPlTiK PRkMlER. RACES HUMAINES. 4î>

lumloriale ù l'exlériour. A la suite de colle corruption ;irrive làge héroïauo qui ensevelit sous leurs ruines, la religion , la science, les mœurs paisibles, la tranquillité, la paix et le bonheur de la grande partie de la race indo-persi()ue. Alors aussi se perdirent les saines idées sur le monde, et par conséquent aussi sur TElre suprême, auquel on assigna le ciol, afin queriionmio eût le gouvernement exclusif de la terre. Pour ne citer qu'un exemple, à la place du culte des dieux sans noms des Pêlasges, s'élevèrent les dieux olympiques des Hellènes, et les erreurs qui régnaient dans le désert , arrivèrent à couvrir aussi la Grèce, le Péloponnèse et les îles de la mer Egée. Les voies étaient ouvertes à Anaxagore cl à Socrate. L'ignorance allait réi^ner.

Alors aussi la divinité est resserrée dans de petits temples. L'idée anthropomorphique des dieux, fait naître la statuaire, et les beaux-arts, voulant représenter dans la matière ce qui est purement esprit, concourent à la corruption des idées sur l'essence et la nature des dieux . tout en s élevant à une grande ()erfection et à une finesse d'expression non atteinte depuis.

Les grands poèmes d'Homère, non encore rassemblés en un corps , n'étaient pas arrivés à constituer dans le monde grec la théologie olympique; les ténèbres et la plus affreuse comme la plus profondfe désolation régnaient dans ce monde flottant dans le vague, et cela à tel point , qu'une immense population émigra à l'étranger dans le siècle qui précéda et dans celui qui vit Dracon. Toutes les colonies grecques dans la grande Grèce ou midi de ritalie, datent des vin* et vu* siècles avant l'ère vulgaire.

Dans tous les lieux où ces déplorables doctrines se répandirent, elles prirent dos formes et des développements locaux. Nues el vides, elles s'assimilèrent aux nations et aux peuples , et cela d'autant plus facilement, qu'elles n'engageaient à rien pour ce bas monde. Après que ce système eut créé le ciel et plongé l'humanité dans l'ignoranco sur la forme de la propre terre qu'elle habitait, il créa dans la suite des siècles les enfers, et ensuite, ne pouvant accorder aux yeux des hommes intelligents et bons la justice divine avec le t;iomphe universel du mal et la défaite et le malheur du bien , il inventa par un des siens , né sur le sol africain , que Dieu avait des prédilections particulières pour certains hommes, et que ceux pour lesquels il n'en avait pas devaient également se tenir pour satisiaits et contents.

Et la tribu sémitique , destructive de toyt bien moral , de

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tout bonheur terrestre, roula son obscurité sur tout l'Occident, et abîma les populations pélasgiques, étrusques, ibériques , celtes et enfin germaines. H n y a que l'Egypte qui sut se préserver d'elle pendant de longues périodes ; ae celte famille bonne pour le désert , puisqu elle était en harmonie avec lui , mais funeste pour les races d'où sortirent un Orrfiée , un Homère , un Miltiade , un Conon , un Aristide , un Thémistocle, un Phidias, un Ictinus , un Scopas et tant d'autres hommes dignes d'une admiration méritée pour des œuvres d'une valeur solide , profonde et immortelle.

Voilà deux mille cinq cents ans que les ténèbres obscurcissent le monde et voilent la vérité, que l'abstraction maintient son empire et enraie le progrès. Que faut-il pour les détrôner et faire refleurir le bonheur parmi les hommes? Il faut une autre théologie, il faut une théologie tirée du fond des choses , un code qui soit l'esprit des choses , bien empreint de l'unité qui les anime et les maintient; car il n'y a rien de réel et de droit sans la science.

Jamais on n'a sapé le mal à sa racine, jamais on n'a lancé la coignée au véritable endroit , jamais on n'a cherché l'origine du mal par l'histoire , jamais on ne s'est placé face à face avec lui ; on l'a cherché dans le ciel , on l'a cnerché dans l'ombre de la terre, on l'a cherché dans la matière, on l'a cherché partout où il n'était pas, et voilà aussi pourquoi , tout en le cherchant , on n'en a jamais découvert le remède. C'est dans l'homme qu'il faut l'atteindre, c'est dans une diversité de l'homme qu'il faut le saisir. Que toutes les intelligences nobles et élevées , que tous les cœurs bons et loyaux travaillent avec la science à éclairer les questions religieuses et philosophiques, qu'ils quittent à tout jamais le monde des abstractions ténéoreuses et vides du désert pour rentrer avec la science sous le domaine du vrai , du réel, du beau et du bon que la Renaissance rêva, que la Révolution de 1789 tenta de réaliser et que les temps modernes sont appelés à faire régner. C'estDieu,lemondeet l'homme, celte trinilé politique et sociale, qu'il faut chercher à comprendre pour arriver à la vérité. C'est Dieu qu'il faut montrer aux hommes dans le ciel et sur la terre. C'est Dieu environnant, enveloppant, enserrant Thonime continuellement, qu'il faut lui faire voir actif à chaque instant dans le plus petit espace de temps que l'entendement puisse embrasser. Mais si l'on veut rentrer dans le vrai , il faut 8e;ouer Terreur, quitter l'étude et la méditation dte tous les ouvrages abstraits. Lisez Platon , Âristote et tous (es philosot^es

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de Tantiquité si vous voulez admirer le style , un beau langage lilléraire et des chefs-d'œuvre de la forme ; lisez les poètes antiques pour vous récréer Timagination. Mais ne les envisagez jamais que sous le point de vue de Tart humain. Depuis que les hommes étudient les œuvres do l'académie et du péripatétisme , et surtout toutes les innombrables productions mises au monde parles médiocrités qui en sortent d*une manière si inférieure , quel bénéfice en ontr ils tiré pour le bien de la société? A ristote a produit la scholastique du moyen âge et Platon Teclectisme de Carnéados et de l'académie moderne, qui , sous une fausse apparence de vérité, continue et propage l'erreur et l'esprit de sophisme ou d'astuce. Si le spiritualisme mystique présent invoque la philosophie antique, il n'en sait saisir que œ que le désert y a introduit. Si la science moderne pénètre le secret des lois de la nature , ce n'est pas pour s élever avec 6erté jusqu'à l'Etre suprême , et avec reconnaissance jusqu'à son adoration ; ce n'est pas non plus pour proclamer sa toutepuissance manifeste dans toutes ses œuvres , c'est-à-dire sa généralité, sa synthèse. Au moment où les tenants de la science pourraient dévoiler la face de Dieu et montrer ses lois morales, ils se prosternent aux pieds d'une puissance étrangère au inonde et qui ne doit son autorité qu au naufrage du vrai . occasionné par la perte de la cause de ce vrai , mais cause qui roviimt aujourd'hui avec toute sa force et toute son énergie et qui tout naturellement , par le retour de la réaction, reprend son empire.

Quittez les spéculations de l'esprit , quittez le travail des déductions d'un à priori erroné , fuyez les tendances mystiques. Retournez à la théologie naturelle . la vraie théologie utile qui s'étendait sur et embrassait toutes les transactions humaines , produisait la justice distributive entre les individus et y réglait et maintenait l'ordre et l harmonie qui doivent y régner, cl cela à l'instar de Tordre général. Ainsi , pour ne citer que quelques exemples, la chimie est la théologie des entrailles ou de l'inténeur des choses, mais en les brisant; la physique, celle des choses dans leur état physiologique, entier et naturel , et ainsi de suite des autres sciences. C'est alors, et alors seulement que se trouve réglée sans erreur et sans oppression la destinée do chaque honinic, en pleine liberté, dans la sphère propre de son activité. Nous disons en pleine liberté, car elle non plus n'est pâs une pure abstraction qui peut dégénérer en licence , lorsqu'on ne connaît pas par la nature des choses, où en est le

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principe , le commencement, le centre et la fin. La loi universelle n'est pas un niveau . comme le niveau inventé par la race sémitique et qu'elle voudrait forcémonl faire passer sur tontes les têtes, qui sont néanmoins restées et qui restent inégales, tout en se servant 1res bien, et toutes les fois qu'elle y a intérêt, du despotisme et de l'oppression pour son propre compte. Non ; la liberté est quelque chose de plusjuslo et de plus élevé que cela . quelque chose de vivant et de mesuré.

La race du désert , la race phénicienne , après avoir perverti la Grèce , s'en alla propager son sang et ses princines dans le nord de l'Afrique. Elle avait égalenient visité l'Italie. Lorsque Alexandre lia les peuples plus intimement entre eux par la langue grecque , toute la Grèce fut inondée de principes et d'individualités sensuelles , personnelles et anarcniques. Après la destruction deCarthago, le sang phénicien passa en grande quantité à Rome , où il se retrouva en parenté avec le patriciat capilolin ; il sera plus tard dans la guerre sociale , et produira tous ces phénomènes humains ou politiques inexpliqués par les César, les Salluste, les Sylla, les Appien , etc., etc. Partout où l'Arabe ou le Phénicien aborda , il changea et altéra profondément par le sang et les idées les populations primitives, dont une partie ne put se maintenir franche et viei^e de son contact que loin de la mer et dans les montagnes. Il gagna et corrompit plus facilement l'habitant de la plaine, des rives des lleuves et des côtes maritimes. Ce fut £Ous le couvert du commerce et d'une honnêteté industrielle simulée, que toute la ruse et le vide d'idée se ghssèrent lentement , mais sûrement au sein de toutes les nations (1) pour les diviser et les corrompre. Car le sacrifice et l'obéissance, ou l'esprit do sacrifice et d'obéissance étaient et sont les traits caractéristiques qui distinguent les races caucasiques , osqucs, étrusques ou pélasges ou germaines et anglaises et celtes , encore aujourd'hui, comme l'esprit de cupidité, d'intérêt personnel, de satisfaction des plaisirs du moment, senties sentiments qui caraclérisfaientet caractérisent les races sémitiques , phénicienne-juives.

Entre ces deux caractères il y a un abhno, et partout où

(1) Au surplus, dit Diodore, si, comme il parait assez vraisemblable, les Phéniciens, dès les temps les plus reculés, ont été habiles à s'enrichir, lesltaliens, par la suite, ue Tout, à cet éganl, cédé eu rieu à aucuu autre peuple. Liv. v, cb. 98.

CUM'IIRE PHEMIbR. KACtS llUMAlNtS. 53

le Pélasge aurait voulu et veut forcer le Sémite à s abstenir des choses qui seraient funestes à la société , et à vouloir moins jouir dans la rue ou en public, le dernier le considère comine une spoliation de ce qui lui appartient.

Le premier a beau dire au second : mais si tu fais telle et telle chose , parc« que cela est de ton intérêt et de ton plaisir, ou parce que cela te rapporterait un avantage, la société en souffrirait. Car d*aulres, un grand nombre, tous même, pourraient vouloir en faire autant, et la société serait perdue. Pour jouir, en fait d'amour par exemple , tu veux être avec les femmes, avec ta femme, avec tes maîtresses sur la place publique et dans la rue. Mais par le spectacle de tes plaisirs, tu démoralises les autres femmes, les femmes et les allés des autres, et ils ont le droit de s'en plaindre et de l'en empêcher. Pourquoi ne t'en vas- lu pas chez toi, ne restes-tu pas chez toi , ne rosl(S-tu pas enfermé avec elles dans Ion inlérieur? Là. tu ferais tout ce que tu voudrais, et personne n'aurait rien à y voir.

Non, le Sémite veut jouir à la face de tous, cyniquement ! La raison en est moins de ce qu'il jouit en public comme dans la retraite, que parce que, n'ayant aucune imagination, aucun esprit d'initiative et de ressource dans l'esprit, pour rendre la vie intime belle , retiré dans un intérieur, fût-ce avec les plus belles femmes, il s'y ennuie, parce qu'il n'y a pas un spectacle vivant pour sa vue comme celui de la rue et de la place publique ; il ne jouit que par lei yeux et non

f)ar l'esprit et le cœur; il n'a ni l'un ni I autre. Et c'est tout e contraire chez le Pélasge, qui a l'esprit d'initiative, de l'esprit pour inventer des formes, des représentations et des images multiples du beau et qui a la poésie en lui.

Aussi a-l-il produit les chants de l'Iliade et de l'Odyssée, le Jupiter olympien et la Vénus de Milo, etc.

Il faut que les descendants actuels des Germains, les Allemands, les Anglais, les Américains des États-Unis, sentent bien que le moment, que les circonstances sont décisives I On ne peut pas s'étendre davantage sur ce point. Ces races sont aujourd hui extrêmement nombreuses et fortes en Occident, et, avec les autres tribus contigiiës et collatérales, comme les Lombards, comme les Hongrois, les Piémontais, un grand nombre de familles de la haute et de la moyenne Italie, en Sardaigne, en Sicile, en Suisse, en Belgique, en Hollande, toutes les populations celtiques et non puloises, comme nous l'expliquerons plus bas; tout cela forme un immense faisceau, sorti tout de l'ancienne race caucasiqiuâ

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OU pélasge ou indo-germanique, et cyui doit en finir une bonne fois pour ne pas se laisser dénaturer, dépouiller, spolier , dégrader .exploiter et asservir par les sangs sortis des tribus et des races arabesi , de T Arabie et dos lieux voisins dans le fond d^e la Méditerranée.

Au surplus, la question ne porte pas sur le san^ de telle race, que telle et telle ait tenu dans les temps anciens telle conduite, mais sur la doctrine, sur la loi , qui est là, claire, nette , qui n'est pas faite par les hommes , mais pour les hommes, et dont ils n'ont paft le choix f Et ceux qui ont Tamour de la vérité, et tous doivent l'avoir I ceux qui ont l'amour de cette doctrine, qui veulent s*en servir, doivent marcher vigoureusement comme ils le peuvent avec elle contre ceux qui n'en voudraient pas ; car, connue et précisée comme la vonà, elle est d'une immense force !

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