‹ Théologie cosmogonique; ou, Reconstitution de l'ancienne et primitive loiChapitre 19 sur 154 · LA FEMME · texte numérisé non relu

LA FEMME

l a .^Iruclure physique de l'homme est deslinée et appropriée iiu travail. 11 o.-^l coiislilué vit^ourouseuient pour les travaux de la matière et surtout de la terre, qui doivent pourvoir à ses besoins et à ceux de sa famille. Aui-si supporte-t-il les fatigues corporelles beaucoup plus facilement que la femme. Le mâle est la partie active, positive, et la femme , au contraire, est la partie passive , négative du

(1) L'importance que rnntiquitc donnait à la famille, est

Srouvée par le gcrupule qu'elle mettait à conserver aux groupes u sang leur nom propre. Voyez Déniosthènes, Orais. funcb, — Discours contre 'Bœoius.

66 LiyRË PEËMIER. ANTIQUITÉ.

genre humain. Dans l'ordre naturel , la femme n'est destinée qu'à des travaux d'intérieur et à la reproduction de la race, et pour que la race soit belle, bonne , saine , virile, il faut que l'empreinte qui doit la reproduire soit belle, forte et saine elle-même. Mais tous les raisonnements réuni? n'ont

Î)asla force des résultats qu'offre Fexpérience; cardans tous es lieux où la femme est devenue l'égale de l'homme , où elle a subi et où elle subit les influences et les conséquences du partage des travaux pénibles destinés à l'homme seul et qu'on lui a forcément imposés contre nature , elle était et elle est dégradée au physique comme en partie au moral. Là , les magnifiques formes du corps de la femme s'altèrent, ses gracieux et élégants contours se brisent et s'enlaidisrsenten devenant heurtés et anguleux, et les enfants deviennent laids et rabougris.

La dégradation du corps entraîne nécessairement celle de l'âme ou de l'esprit, et réciproquement. Quand l'âme est dégradée chez le père, l'âme de l'enfant l'est plus ou moins; elle peut être redressée par l'éducation et la réflexion , et encore par la science si 1 organisation intellectuelle et morale reprend le dessus et relève Têtre. Mais cela est difficile quand l'être vit depuis longtemps dans un milieu vicieux , 'plein de mauvais exemples, dans lequel il est obligé de lutter avec des forces inférieures ou inégales.

Dans toutes les sociétés de l'antiquité, l'homme a vécu dans la polygamie. Chez les Mèdes , l'homme ne-pouvait posséder moins de cinq femmes , dit Strabon (1) ; mais c'étaient les hommes poUtiques , les hommes notables ou aristocratiques , les hommes riches , les natures énergiques et supérieures , les hommes intelligents, les natures non communes enfin. La polygamie était de même en usage dans l'Inde (2) et en Perse (3). Dans la presque totalité des Etats •en dehors de la civiljsation chrétienne , l'homme vit encore ainsi. Et on peut dire en toule vérité que , dans la société occidentale de l'Europe , la plupart des hommes aisés y vivent de même ; car les hétaïres sont bientôt plus nombreuses que les femmes légitimes. Dans l'âge héroïque de la Grèce, 1 homme épousait une femme , qui devenait son épouse légitime , c'est-à-dire la première entre ses pareilles. La loi civile reconnaissait cette légitimité (4). Mais à côté de cette

(1) Strabon, 1. xi, p 526.

(2) id., liv. XV, p. 714.

(3) Id , 1. XV, p. 733; Hérodote, 1. i, ch. 135. (4j //irtflf., XXI, 460; Odyss, m, 451; x, 11.

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