‹ Théologie cosmogonique; ou, Reconstitution de l'ancienne et primitive loiChapitre 22 sur 154 · CHAPITRE PREMIKR. LA VILLE» ETC · texte numérisé non relu

CHAPITRE PREMIKR. LA VILLE» ETC

Les grandes villes de la Grèce datent do la fin de l'âge héroïque , lorsqu elle entra dans la phase civile , lorsque la science de la nature et de ses lois s'obscurcit et qu'un arbi* traire violent et par conséquent tyrannique s'introduisit dans la société. Alors aussi la cité matérielle , la cité architectaraJe n'est plus Tiniago en petit du monde, n'est plus bâtie à l'instar du ciel et de la terre, mais uniquement sur un plan et un patron destinés à servir et à flatter les mauyaises passions des hommes , introduites chez eux par les tribus déviées du désert. La villo à maisons de quatre et cinq étages, doit servir à abriter et à cacher les désordres honteux d'hommes dépravés, chez lesquels n'existe plus de concordance entre leurs droits et leurs devoirs, et qu'une idéologie imagiiiative gouverne dans l'intérêt de leur égoïsme per6de.

Les plus anciennes villes j^recqucs étaient tracées sur le patron du ciel , ainsi que Nunnus nous le rapporie explicitement de la ville de Thèbes (I). Le nombre quatre représente l'univers i . Aussi les anciennes villes avaient-elles 3uatre côtés , usage (|ui se perj>étua chez les Etrusques et ontRomulus prit la l'orme carrée de la ville qu'd fonda, la

ni de famille, et partaût p.is dft Iribu nu de cité! C'est ce qui est la coutie-^preuvtj dt; U preuve du vice. Voilà ce que uuns avoiid d^ dire du fouriérisme, qui a occupé , couime ou Siit et peudaut une série d'iuuées, y^r.iudenuMit ropiiiiou: il y avait et il y a sans doute encore dans tette école un très cr.tiid nombre dMionimes aimant la justice, désint''ressés et es»imnl*!i's, sous de? sentîineDt<( énergiques toutefoi.*; leurs partners dYpotpie, ou les «aint-simoniens , étaient ce que nous les voyons, les sectaires d*aae école purement juive sous des apparences et des formes éGODomiques, sans doctrine ni science aucunes, mais possédant Tart de la création et du maniement de VactioUy Pépoque et le sens de la fusion, la production et la culture de la prime, de Uia- DÎère à faire valoir au moyen de la réclame habilement tournée, vingt francs ce qui vaut vinirt sous, et gagnant par là comme d'aucuns d'entre eux, quarante millions e« six semaines de temp<. Oîtte écob» est tout»' riche

(1) Dionys., 3, 56 à 94.

(2) Le

nombre quatre, composée de l'unité additionnée à la Trinité, forme le nombre comule.t et parlait, le quaternaire, le rg— xp^/.-Ji des Pythagoriciens. Quatre est le n«imbre du /.ôjis.-ji. Le

hiê et OyiV., ch. 76.

8â LIVRE PRKMiER. ANTIQUITE.

Roma quadrata (1). Babylone , Persépolis , Thèbes l'égyptienne ou Diospolis , avaient également la forme qiiadrangulaire. Cette forme passa même dans le temple et lotéménos pu enceinte sacrée qui le circonscrivait. Palibothra » grande ville sur le Gange , avait une forme rectangulaire selon Mégaslhènes, cité par Strabon (2), quatre-vingts stades de longueur (14 kilom.) et quinze stades de largeur (2 kilom. 700). Elle avait 64 portes et 570 tours murales d'enceinte. — Le livre de la loi des Gen tous, dit qu'une grande ville doit être carrée et avoir huit krosa sur chacune de ses faces (presque 41 kilom.) (3). Les Grecs concordent avec cette donnée, iorsau'ils ont donné à la plupart des villes du Penjab une étendue semblable à celle de l'île de Kos et lorsqu'il e.st rapporté de la ville de Gazus qu'elle pouvait à peine être parcourue dans l'espace de deux jours (4).

LesGrermains n'habitent point les villes... ils ne peuvent môme pas souffrir que leurs demeures se touchent , et ils s'établissent, séparés les uns des autres, en divers lieux , selon qu'une fontaine , un site , un bois , les a charmés. Dans la distribution de leurs villages . les bâtiments ne sont pas contigus comme chez nous. Chaque habitant laisse autour de sa maison un espace vide , etc. (5).

Rappelons encore ici la ville de Taï-dou dont Marc-Paul nous a donné une description (6). Elle avait la forme d'un carré parfait , vingt-quatre milles itahensde tour, sur chaque côté, par conséquent , six milles d'étendue (enviro» 11 kilom.]. Toutes les rues étaient parallèles et perpendiculaires et formaient le damier, comme dans l'ancienne Babylone. Taï-dou a été bâtie par Koublaï-Khan , qui régnait dans la seconde moitié du xui* siècle. Là , en Asie , la tradition symbolique s'est maintenue intacte infiniment plus longtemps que dans notre Occident , ravagé d'une manière si anarchiqne et si désastreuse par des doctrines sentimentales ou idéologiques, qui , en fin de cause , nous ont fait aboutir au désordre dans lequel se tord la civilisation moderne.

(1) Denys d'Haiic, l. i, ch. 88; l. ii, cli. 65. — Plutar., Rovu^ ch. 9; S. F. Festus, p. 220; édit. Lindemann, 1832.

(2) Geoii.j 1. XY, p. 702.

(4j Stepli. Byz., 1, v. Gazus.

(5) Tacite, Mœurs des Germains y ch. xvi.

[6) Liv. 11, ch. 6.

CMÂtinK HEMIÏE. LA N

Dans l'onlonnani^e de la \ilW , k-ilc qui.' nous vcuons dp la dérrire lians les pai^e? |irt'i^iI<'nlos , li'S iiiU'ur:] de la popnlation pouvaient tin rvfiicei et bu'ii urrOiCL'S, loul en nu -violant pas la litMirlc inilividuelle. t'uDtk-es i^ur la nature de rbomme et non àur un iiiialii-J»ine iiloi'l-'):iflut' . foiiUéed Bur la natare de I homme.' ili^nir-DOiis . ei W principes Dalorets et par là ni^menci'esMire»di' la fauiille. leïuiœurs de la ville, qui n'est ()u'tiH lieu plus purtirulierdc vente et d'achat, les mœurs parliclpaicni de tnut jMiint îles nicpurs champëlreâ. La ville ciaitcuiistituiViiiiLlérK'Iltriiicnt par une forme arcliiieclurale , appropriée à l'hnitiinf el 'lui ne le dénaturait point <]uant a Mft niœuri. Lhins hi \ille, étnieiit toujours de nomlireux j.irdins attenant aux idaisous il tiabitalion . et Taisant su ilL' deUi'nieure, de Malien vi doiviipaUon de l'esprit, des yeux elilts liras Je riioninie, avec si femme et ses entants. Tout en ri-st.iiit ihez lui, l'Iiumnie avail le moyen de s'i'hntlre , de si- timnieniT. de si' distrjiro par l'étendue de la surfuee et par ht vue de ht verduri! i{iril avail auprès de lui . pur les cultures du li^^umiv, d'artires, de (leurs, de fruits, d'animauY. d'oiseaux, de [inisMns, elc. La vue et tes soins de tout eein ne pouvaient pas l'éciirler des mœurs et de la vie cljîiinpiMres , puîfiiue celle vie urbaine n'en était qu'un diiriinutif.

Entre les habitations d'une ville sous le rulte ihfologique et leurs accessoin-s , il y avait sani* nul doulo de grandes différences et de nombreuses variétt-s en éicndne et en lormes ïnlf'rirurr) , conime ihnis le* [lositions et hs goùls des citoyens et des famille-'. ïlai:- ti>iite-i avaient dans des mesures diverses , ces jardins et ces enrlo- de culture dont nous venons de parler et ipii donnèrent unes! grande étendue aux villes de la haute antiquité : elles avaient du plus toutes une cour îi lavant ckinuiinl sur la rue, fermée et défendue par un mur, dit de rtiptct . snrie d'écran , de parattfU , servant à cacher tous les actes de la vie inliine de l'homme : comme par eiemplesea rapports a' ses enfants, ses [larents, ses amis, "ÉM^IBQ ^^ subordonnés, etc. C'était afin de poavdn^^^Hj^^^battre , sans que sa dignité à l' extérieur ei

Le marchand riche ou pauvre /{ son trafic , n'avait lui-même QuilT

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la rue que pour vendre à certainesheuresel d'après les mœurs de la population. A des heures déterminées du malin , si la population se levait de bonne heure, il apparaissait dans sa boutique, et le soir, également de bonne heure, il la fermait. Et cela, parce que, la population se retirant à ces heures pour ses repas et ses causeries en famille sur les choses et les événements de la journée, sa boutique serait inutilement restée ouverte, n'attendant pas de chalands pour venir y acheter. S'il l'avait laissée ouverte, les règlements de la .police municipale la lui auraient d'ailleurs fait fermer, afin qu'il n'y eût privilège pour personne et pas d'infraction à lajoi générale. bans le fond ou à côté de sa boutique , le marchand avait sa maison de famille.

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