‹ Théologie cosmogonique; ou, Reconstitution de l'ancienne et primitive loiChapitre 31 sur 154 · DE L'ANTIQUITÉ · texte numérisé non relu

DE L'ANTIQUITÉ

Dans Tordre symbolique , comme les créations sociales ou publiques étaient à l'instar de celles de la nature, elles étaient immenses et portaient par là le caractère de l'infini. Témoins encore aujourd'hui les constructions colossales de l'Egypte pharaonique, et celles qui sortent des ruines de Ninive. Mais pourtant , toutes gigantesques qu'elles étaient , elles n'étaient que le produit de simples amusements dos populations qui , dans des travaux variés , harmoniques et musicaux , savaient élever et aplanir des montagnes en un moment. Ces travaux et \e% diapasons d'âmes qui les avaient produits , étaient , pour des créations utiles , pour des monuments , édifices et enceintes devant servir aux plaisirs do tous , ce que fut la fougue dans nos crises révoluiioYv\m\^ ,

comme au ii jtiiliet 1789, par exemple , et aux journées de juillet 4830 ; dans ces créations et enceintes , disons-nous , pour les plaisirs de tous , l'animation et la fougue des âmes étaient alors ce que fut la fougue et l'animation pour les préparatifs de la fête du 44 juillet 1790, et. ne fatiguaient nullement ceux qui s'y employaient.

C'étaient ces grands effets d'harmonie religieuse ou sociale, car c'est tout un , qui , recueillis dans tes. traditions et la voix des populations grecques , peignaient les mun de la ville de Thèbes en èéotie , ôomme fe'étànt élevés aux accents de la lyre d'Amphion. — Ce qui était pàrfaitenïent exact , les diverses peuplades ou tribus qui fondèrent , dans une haute antiquité, les cités de la Grèce, arrivant de l'Orient , où elles avaient l'habitude de voir accomplir de la même manière tous les travaux importants , elles agissaient de même dans les prises de possession des terrains sur -^lesquels elles venaient se poser.

Or ces monuments étalant dans les siècles postérieurs leurs flancs et leurs arêtes énormes , devant des voyageurs et des marchands de nations barbares ou dégénérées , de la Grèce et' de la Judée ," par" exemple, chez lesquelles la désassociation des âmes et des corps réduisait toutes les forces sociales à la mesure individuelle de chacun , ils n'y eom-

F Tenaient rieu : et en rentrant chez eux , ne voulant pas avouer, ces gens disaient à leurs compatriotes que ces tiionuments étaient le fruit de ^opp^ession des princes sur leurs peuples. C'est toujours , en effet , ce qui fut dit en Judée de ceux de l'Egypte , et en Israël de ceux de la Chaldée. Après, venait Te plébisme ou la médiocrité littéraire qui l'écrivait ; de génération en génération , l'erreur faisait son chemin , sans qu'il se trouvât aucun homme d'une intelligence élevée , qui se donnât la peine d'aller étudier chez ces grands peuples , et s'informer par lui-même pour détruire l'erreur accréditée.

D'un autre côté , la caste politique et sacerdotale , princes et prêtres , cjui exploitait et expioîta toujours les populations juives depuis Mo'ùe jusqu'à l'éppéreur Titu* . n avait pas de plus adroit mensonge à débiter aux basses classes de la Judée et des tribus des oasis d'alentour (1) , que de leur dire : N'allez pas là , n'allez pas dans ces lieux , car les roi»

(i) G«s basses classes avaient la plus grande propension à émi^ grer dans les ylllss de TËgypte, de la Phéoicie et de laChaldét» comme domestiques^ p^r 1 aisance Qt les joies qu*on y acquén rait promptemept.

CHAP. II. LKS AIIARI}S. IXJ

VOUS y emploieraient pour toute votre vie à édifier \es monuments monstrueux avec lesquels ils défient le ciel / N'allez pasche^ces nations idolâtres. En. effet , ces charlatans politiques sentaient bien qu'en perdant ainsi de leurs populations par les émigrations dans les empires voisins , ils perdaient des impôts et des otirandes !

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