LES ARABES
Cette fomille arabe do désert a été dans tons les temps fanatique et féroce au dernier degré. Elle a toujours été ce que sont encore les bédouins de nos jours. La rarêdoriênne ei des Héraclides(l) , qui est venue plus tard se poser dans ]e Péloponnèse , sur les populations et cités symboliques , provenues de l'Inde et du Caucase , qui y étaient bien tranquilles , cette race venait originairement de la grande race arabe et barbare (2). Or, c'est elle qui a fondé ce couvent politique oppressif de Sparte , qui , par les colonies qu'il envoya ensuite de là en Italie, chez les Sabins et dans le LiUium , fournit , au milieu des populations étrusques » cet éiéntient de déprédation et de tyrannie, qui , ne pouvant ni ne voulant vivre au milieu des populations gouvernées, 8*en alla se retrancher sur les rives du Tibre , et puis qui , après avoir désorganisé les villes riches et heureuses de rStrurie , anéantit la royauté en Italie , c'est-à-dire le règne de Tunité et de la justice,* pour rétablissement de deux tyrans, sons le nom de eonsuls, à Tinstar des deux rois oligarques et orgueilleux de Sparte , leur ancienne métropole. C'est cet éUment phénicieA , arabe , dorien , c'est ce parti aoi ne cesse de conspirer contre Tordre harmonique , et aagiter les populations de Rome , après que , de simple repaire de brijganda , le pouvoir unitaire et ordonné étrusque en eut fait nne belle ville, d'agiter les {)opulations de Rome , disona-nous , sous les six premiers rois, c'est-à-dire pendant plus de deux cents ans, jusqu'à ce que, sous le règne do septième, où,-le8 circonstances lui paraissant sans doute wtûrêÊ , elle tend une embûche aux enfants de Tarquin et à Tarqoin lai'-mème. Elle le calomnie de superbe, montre
(i) Pluty Rom. 16, dit qoe les Sabins descendent dès Lacédémoniens.
{%) Voir dABtlel*' livre des Macchabées, ch. 12, Tambassade envoyée par iooatbaa à Sparlo et à Rome. La tradition de Tancien lieu de race existait encore.
au peuple les édifices qu'il fait élever Cdntne des monuments d'oppression et de despotisme sur lui , agissant en cela comme ses parerrtes ne cessaient de le faire à Jérusalem et dans les villes de la Phénicie , contre les Pharaons de VEgypte ; cherchant par là à persuader au peuple qu'elle a sans cloute un système politique en réserve sous le règne duquel il pourra vivre sans travailler.
•En renversant la royauté , ce parti dorien , avec lequel il ne faut pas confondre le fond des peuples italiques, fonde ce pouvoir panthéistique et athée , si faussement , si calomnieusement qualifié de république , qui constitué l'esclavage de rimmense majorité , comme cela avait eu lieu dans i'Âttique, sur la ruine de l'ancien ne royauté , trois cents ans auparavant. Ce malheureux peuple romain en eut pour cinq cents ans ; il eut cinq cents ans de ruine , de faim , de dégradation , d'oppression et de supplices à supporter. Sous Auguste enfin il arriva à respirer. Mais comme la fameuse république latine qu'Auguste et son père adoptif César, aidés du peuple . sont parvenus à détruire , a ramassé cinquante ans auparavant sur son chemin la Judée, en allant asservir l'Egypte , les préfets et gouverneurs d'Auguste et de ses successeurs immédiats , n'ont pas soin de confiner et contenir dans ses oasis la famille du éiésert^ comme le fai* salent les rois d'Egypte et de Syrie. Elle rentre donc à Rome, non plus cette fois, comme huit cents ans auparavant, sous les rois symboliques, lesTarquins, avec l'athéisme politique ou panthéisme oligarchique pour code , mais avec l'anthropomorphisme intellectuel Qt spirituel , par le parti nazaréo-judfàque , qui , lui , tout aussi ignorant que sa sœur aînée , va vouloir détruire le monde terrestre et physique, ou séjour temporel et réel de la cité, pour fonder malgré Dieu , qui ne cesse d'animer et créer sous ses yeux , comme aux siècles symboliques antérieurs, le royaume qu'elle appelle éternel et qui devait être extraterrestre.
Ainsi , on le vœt . le premier parti arabe , dorien , spar* Uate , latin , veut du monde , mais pour lui seul , en exterminant et faisant travailler au profit de son orgueil et de ses joies, tout ce qui n'est pas lui ; le second , judéo-nazaréen , ayant souffert de la main de fer et de la mauvaise foi de celui-ci, veut la ruine et l'abtme du mopde , et la pauvreté et la tristesse de tous ; il ne venait que pour compléter les ténèbres du premier, qui , ayant voulu la pauvreté et les larmes pour tous , excepté pour lui . le second voulut sa
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ruine et ses larmes aussi , afin que tout fût égal , et qu'il n'y eût plus d'humanité ni de cités ni empires terrestres !
il est donc bien vrai que la race du désert de VA rabie , quê la race det Hyksos , que les empires éclairés dé Van- UquUé apai^nt tant en horreur, et tenaient pour anti-sociale , avec laquelle il ne fallait entretenir aucunes relations, eit celle, et calle-là seule qui a plongé tout TOccidentdans de^ doctrines ténébreuses , hideuses , destructives de toutes aisances et joies , comme tant de fois cela est arrivé depuis une longue série de siècles. Quand on ne voit pas les choses dans leur ensemble , quand on particularise trop , on pourrait peut-être faire une objection concernant des races barbares ou maUieureusement idéalisées par leurs doctrines , si on les retire de ces points du globe pour les rapprocher de nations et de tribus qui se trouvent plus heureusement placées et plus orlhodoxement partagées par les idées , par rapport aux idées lois (i).
(1) RelatiTement aux Arabes, on nous dira peut-être : mais Dieu a donc fait le mal? Nous répondrons que: Dieu dans ses produc* tiens fait le mieux possible pour le bien, le beau, la santé et le bonheur de chacune ctes choses produites; mais pourtant rbomme, quand il examine avec attention chaque chose, y découvre ou croit y découvrir certaines imperfections: cela vient de sa part de ce.qu41 concentre son jugement et sa pensée sur cet objet ou sur ces objets particuliers, et qu'il n'envisage pas les autres. Car s*il les envisageait et qu'il portâ.t ou qu'il pût porter SOQ jugement sur Tensemble, il apercevrait bientôt que, tout bien examiné, chaque chose est faite pour le mieux du tout, en lui ayant donné, de la part de l'Etre créateur, tout le bien, toutes les perfections qu'il était possible de lui donner à elle, eu égard au bien des autres qu'il a aussi bien en vue qu'elle. C'esr. ainsi que l'Etre premier ayant à constituer le monde comme il est,etTonbint rendre chaque objet des éléments qui le constituent le plus utile et le plus beau possible, un astre, la terre, par exemple, la fait tourner autour du soleil et la peuple d'habilants.Mais si ce mouvement de la terre, qui est une sphère, autour du soleil, se faisait dans le plan de lV;quateur de cette terre, le soleil, »Ia chaleur^ la lumière par rapport à la rondeur et à la sphéricité de cette terre, n'éclaireraient et n'échaufferaient qu'une certaine bande, une zone d^une certaine étendue autour d'elle, et une
Î grande partie de ses deux extrémités par les bouts opposés ou es pôles à cette ligne équatoriale seraient perpétuellement dans lefroidf dans uiie pétrification et dans la nuit. Pour remédier à cela, ce que le Dieu créateur voyait bien à l'avance, il lui donna un mouvement autour du soleil dans un plan qui n'est ni perpendiculaire avec réquateur, ni parallèle à l'équaleur, et i|
133 LIVRE PREMIER. AKTIQCiTÉ.
Ainsi , par exemple , les tribus arabes qui paraissent être un produit du côté du midi , des races éthiopiennes originelles et ancêtres de l'Egypte, et du Nord, des races caucasiques : ces tcibtis, par la' position où elles sont placées sur la terre, le genre de vie et de mœurs auquel le désert et lee oasis dont il est alterné les ont soumis, en ont reçu une vie exceptionnelle, une nature semblable, et des idées et des sentiments en rapport avec cette vie de séquestration , et souvent de pénurie et de misère. La surface dans ces contrées n*étant pas toute habitable pour l'homme, des familles etdes tribus sont forcées de se cantonner dans les endroits plus ou moins productif, et ces endroits sont des oasis ou des
forma son orbite, qui est inclinée de 23<» 28" sur cet équateur, de manière crue par la révolution que la terre fait autour du soleil dans le plan de cette obHqfité moyenne, ces zones, éclairées et échauffées et tempérées alternativement dans un an, se trouvent portées de part et d'autre de Téquateur jusqu'à une distance assez rapj)rochée des pôles, et par- là agrandit singulièrement la partie habitable et animée de cette terre. Mais nonobstant cet agrandissement de la partie éclairée, échauffée et h&bitable de la terre par sa révolution annuelle dans le plan légèrement incliné sur réqnateur de récliptiqu«, deux extrémités de la terre par les pôles se trouvent encore dans le froid, dans la mort et dans la nuit; c'est un inconvénient, mais le Dieu suprême n'a pas pu faire autrement: Car, si au lieu de donner le mouvement de la terre autour du soleil sous une obliquité seulement de 23® 28", il l'avait donnée sous un plan perpendiculaire à Téquateur,
i la révolution annuelle de la terre passant al-
alors le soleil dans
ternativement par up pôle et par l'autre, autait, ou pourrait dire, partout éclairé et écnauffé. Mais cela n'aurait été que pour un moment trop court à chacun des pôles : pendant que le sofeîl aurait été à l'un des pôles, l'antre pôle et même la plus grande partie de son hémisphère opposé aurait été dans la nuit et dans la pétrilicatiou. Et alors, au lieu qu'il n'y eût que deux petits segments de la sphère terrestre par les pôles qui restassent sans la possibilité de la vie et d'habitants, c'eût été presque les deux némisphères tout entiers qui auraient été mis dans la mort. Le Dieu suprême l'avait bieavu. C'est pour cela, que comme juste milieu et par rapport au bien de l'ensemble du monde entier, il a fait promener la terre sous la simple inclinaison de Î8» Î8" de l'écliptique! Voilà tout à la fois de ces imperfections que l'homme peut remarquer dans les choses de la nature, mais imperfections qui sont des lois et que l'homme raisonnable et instruit accepte pour telles, puisqu il n'y a pas de remède. Vouloir davantage, comme il y a une foule de mais à l'imagination délirante, sur des bonheurs impossibles , c'est vouloir l'impossible et être
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lies sur la surface terrcâlre. Alors, ainsi séquestrées chacune dans leur endroit, elles prennent des mœurs et des habitudes qui leur sont toutes particulières, et qui ne peuvent cadrer avec celles des autres. S*il y a rencontre, il y a choc, et alors tout naturellement des haines naissent et se perpétuent d'une tribu contre les autres , et de toutes les unes contre U» autres, et , dans la haine , le désir de 'se faire du mal étant une satisfaction, elles cherchent toutes les fois que l'occasion peut s en présenter, à s*on faire le plus possible. Et comme les choses de la vie sont pour chacune d'elles le plus essentiel , puisque, si on les leur enlève, elles ne peuvent pas y suppléer par d'autres choses, comme dans les nationsagricoles et indlustrielles, elles se volent leurs troupeaux et se battent pour se les enlever réciproquement. Le vol el Tesprit de vol deviennent donc tout aussitôt une chose toute naturelle et une loi chez ces tribus. Et comme elles vivent en divaguant, sans habitations, ni clôtures, ni maisons, ni édifices ni livres, ni bibliothèques, autres au'un simple li- ^re manuscrit et très abrégé sur l'origine et les traditions de chacune dans la main du scheick, qui a le seul exemplaire ; qujnd ces races, par une cause quelconque, se trouvent en contact avec une nation symbolique, riche et éclairée, ayant villes, bourgs, monuments et bibliothèques, elles n'ont pas de plus grand plaisir que de se ruer sur toutes ceschoses, de les brûler, de les abattre et de les détruire de toutos mantères. C'est ce que faisaient les Hyksos ou tribus du dét^ert toutes les fois qu'elles pouvaient entrer on Egypte et en Assyrie.
En Chine aussi, il y a une contrée entre le Sse-tchouen, le Yu-nan et le Qnang-ci , extrômomcnt montagneuse, et remplie de ravins et de gorges, habitée par des races que l'on appelle Miao-tsee , qui sont toujours en guerre contFe les pi'ûviqces chinoises agricoles, et qui se lancent souvent par pointes dans les plaines pour détrousser les populations commerçantes et d'agriculteurs. Elles enlèvent leurs marchandises, toutes les choses précieuses de leur mobilier et Leurs troupeaux qu'elles emmènent dans leur nid.
En Arabie , ces tribus , dont nous avons parlé tout à riieure, se concertaient souvent pour faire des incursions semblables sur les villes de la Babylonie et de l'Assyrie. Ce sont elles à presque toutes les époques qui ont incendié et abtmé toutes les grandes métropoles de ces contrées. Il y a mille à parier contre un, que l'état de ruine où est Ninive , provient d'eux (1).
(1) Tous le» savants travaux faits ou traduits du grec ^a.ç ^*-
'.iO LIVRE PREMIEB. ANTIQllTF.
L'Egypte est encore inconnoe dans toote sa bêaDté . dans son immense importance, dans son immense anticpité! Cette Eg^^pte, ces choses si belles el si grandioses qui la constiiaaient, ont été plusieurs fois abîmées par des incursions , et même des prises de possession prolongées des Arabes du désert ; quand ces faits arrivaient, tout était anéanti, les monuments d'architecture, politiques, religieux, scientifiques, les monuments littéraires et dogmatiques qui étaient gravés dessus, étaient abattus, détruits et éparpilla sur le sol. Quand la race lumineuse, politique et paisible des rois, quand les populations égyptiennes pouvaient revenir et expulser ces barbares , ils reconstituaient et ordonnaient les choses détruites , autant que cela leur était possible. Mais souvent encore , le soin de se défendre contre ces êtres ténébreux , toutes les occupations de la vie, les peines et les soucis du gouvernement , les 'dépenses nécessaires pour réparer les brèches faites , ne leur laissaient presque jamais les moyens de tout remettre en place comme *cela avait été auparavant. La race raisonnable égyptienne avait en horreur la race du désert , et pour chacun dans l'opinion; Hyksos , ou Typhon , ou la nuit, ou le mauvais principe, c'était tout un. Pour entretenir dans l'.esprit public en Egypte, que le pcuteur ou Vimpur devait être écarté , expulsé, vaincu et toujours terrifié, les Pharaons, les artistes, tes artisans et tous ceux qui travaillaient ou modelaient des objets d'art et des outils d'utilité, peignaient ou sculptaient sur le côté le moins noble ou le plus laid le profil d'un Hyksos,- c'est ainsi aue des semelles, des sandales en bois,, en papyrus ou en plantes aquatiques que Ton fabriquait en grand nombre pour le peuple , et que l'on trouve encore aujourd'hui dans les cryptes et les tombeaux, portent sur leur face de dessous des profils de Hyksos ou de pasteurs , pour montrer qu'il ne faut avoir aucun rapport avec ces races, ou bien qu'il faut les tenir dans la servitude et sous ses pieds.
La race du désert, quand elle entrait en Egypte autrement que soumise , ce qui était dès lors considéré comme
prétendus Arabes de la cour des khalifes de Bagdad,. n*étaient
E oint faits, ne sortirent point à^Arabes propremeat dits ; mais ien d*homines de la race d*Ottinan, du TuAestan ou du Caucase centrai de TAsie. Ces hommes avaient une aptitude merveilleuse pour les sciences et les plus hautes conceptions de Tesprit; ce furent eux qui traduisirent tous les grands ouvrages des Grecs 0U (le Tanci^nue civilisation, en arabe.
Cn\P. II. LES AnADES. 141
unccalamiléafireuse.y faisait la nuit et y abîmait tout avec 866 idées et ses codes -, or, le inonde actuel, toute TEurope , partie la plus importante de la terre, a commis et commet sans le savoir depuis dix-huit cents ans, l'immense faute d'avoir admis 6t de souffrir dans son sein, le code ténébreux de ces peuples, caries hommes et lesfamilles de ces contréesqoi, soas divers noms, sont répandus et se répandent dans les ca-
Îiitales et les grandes villes industrielles et trafiquantes de 'Europe, sont encore infiniment moins anarchiques par leurs actes 'et leurs mœurs, qui le sont pourtant beaucoup . que par 4ears doctrines , qui ne sont que le code desHyksos de rantiquité. L'Europe par les malheureuses conjonctures, par les'coniplicationsque nous avons plusieurs fois exposées dans ce livre, n'a pas compris l'opposition , le vice, le contraste, l'anti-social qui existaient dans les traditions et dans la théologie ignorante ^t anti-comnogonique des races du désert, hyksos , bédouines , juives , phéniciennes , avec la théologie lumineuse, le corps scientifique, politique si orthodoxe aux lois du- monde en Egypte et en Thrace, et qui faisaient qu'il ne pouvait y avoir dé rapports , ni littéraires, ni même personnels de ces tribus avec l'Egypte et la Grèce , sans perdre TEgypte et la Grèce, et par elles tout le monde occidental par le foyer thrace caucasique égyptien qui en était la succursale. On ne comprend pas que l'Europe n'ait pas vu qu'il en est de même du code de ces peuples avec l'autre code qui a été greffé dessus, et qui a été apporté alors dans ce monde occidental par des sectaires de ce nouveau code, sectaires et doctrine qui ne sont autres que l'affreux code des Hyksos.
Le prince arabe ou de sang arabe est toujours thaumaturge, théurgeet caffard , dissimulé *, il vise excessivement à la finesse , et cherche toujours à étonner par des mesures auxquelles personne ne s attendait. Pour conseils il s'entoure de jongleurs, etdans ses appartements retirés, il est souvent au milieu d'un groupe de meneurs, et de danseurs de serpents, pour chercher à saisir dans les poses de leur corps^ les difii^ntes courbures et inclinaisons de leur cou , la direction de sa politique à suivre. Les contrées tempérées, les nations situées sur la terre dans les limites de la zone tempérée, n'ont pas pour habitude d'avoir des princes pareils. Mais quand cela se rencontre, ce qui dure toujours très peu, elles ont pour eux le plus souverain mépris.
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