CHAP. II. CAUSES M LA DÊGADBMGE DES SCIENCES, ETC
8*effact)nt et se penlent par rinlîuonce iHrangère des idées arabes et du sang arabe, qui, ainsi que nous l'avons prouvé euvahirent et perdirent tous les peuples indoM^aucasiques do bassin de la Méditerranée, l'ignorance, la superstition et tous les maux à la suite abtment rhellénisme, [terdent le caractère de ces peuples, douét-^ au plus haut degré de Tespritdu travail grave, aclif et sérieux, de Tespritde sacrifice et delesprit d'ouéissance qui les avaient caractérisés pendant une longue suite de siècles. Alors aussi Tesprit du Sémite, du Phénicien, du Juif et de l'Arabe, qui n*a en vue qu'une chose, la satisfaction de son intérêt porsonnei et de ses plaisirs du moment, domine dans la société antique et la met dans rétat déplorable où nous la voyons au commencement de l'ère vulgaire. Pour le Sémite, l'univers entier dût-il périr, dût-il s'en aller en poudre, il l'abandonnerait plutôt ciue de s*abstenir de la satisfaction de son intérêt et de ses plaisirs. Toutes les* sociétés présentement en Europe, comme dans Tantiquité, dans lesquelles la nature phénicienne prédomine dans le gouvernement et dans les conseils politiques, sont en voie de périr
La science cherche, découvre et expose le principe d'ordre ou la théologie du monde physique et ses rapports avec le monde intellectuel et moral. Elle rend aux choses leur raison et leur place, et règle par conséquent les relalionsdes hommes entre eux et de ces choses avec eux. L'Arabe, le Phénicien, n'aime pas cet ordre, parce qu'il hait le travail auquel la science l'astreindrait. Il aime la confusion, le vague, le vide sur toutes choses, il aime les contrats, les constitutions, les chartes, les codes idéologiaues et arbitraires, parce qu on peut toujours passer à côté de l'arbitraire par un autre arbitraire. Ënlin il n'aime pas l'ordre basé sur la connaissance du monde, réglé par ses lois, il n'aime pas la synthèse qui lie chaque chose et toutes choses dans l'ordre social pour le bien, le beau et le saint, parce que alors il d'y pourrait plus tromper impunément.
Notre état social moderne est sorti de toutes pièces de l'idée juive-chananéenne. Voilà aussi pourquoi d ny a aucune théologie pour les choses temporelles, matérielles, physiques. Elles sont abandonnées au hasard, au crétinisme heureux ou. au plus rusé. Et voilà aussi pourquoi la vertu est froissé^ et malheureuse et le vico victorieux et triomphant, C'est la même idée sémite dans sa marche ascendante qui produit les sophistes, contre lesquels Socra te s'impatienio si inutilement, et qui enfante l'avocasirorie otv. Gt^c^ ^ towà
Ui UVRC PBKIIIKB. ANTIQU1T1&.
toulesles villes de la Méditerranée (surtout les villes dites d'origine athénienne) sur les côtes d'Afrique, en Sicile, en Calabre, qui Tenfante plus tard à Rome, par Tidéo toute phénicienne du patriciat romain, d'envoyer une ambassade à Athènes pour chercher ses lois, et aiv produit enfin l'esprit de chicane et formaliste romain, le Digeste, le Code, cet immense et volumineux fatras appelé jurisprudence , et qui forme aujourd'hui cet autre monstrueux galimatias appelé jurisprudence etbibliothèaue du droit, dans les nations de l'Europe de traditions méaiterranéénnes.
il. CONSTITUTIONS ATHÉNIENNE ET ROMAINE.
Seize siècles avant Tère vulgaire , Cécrops rassemble dans rAlliquc la foule et la divise en douze tribus. Douze est le nombre des mois de Tannée sohire, d'après le système duodécimal ionien. Les douze tribus formaient quatre p%(0«. Cécrops était un Thrace et non un Égyptien. Il n'y avait rien dans la race vivante, rien dans les beaux-arts de la Grèce antique , oui prouvât que les premiers habitants de l'At tique descenaissent du pcu[)le noir ou basané des bords du Nil. Cécrops règle le culte des dieux et les cérémonies religieuses. Il fut le premier qui appela Jupiter le dieu suprême, il défendit aue l'on sacrinât aux aieux rien qui fût animé, et voulut qu on se contentât de leur offrir des gâteaux du pays(i). Cécrops est le restaurateur du culte orthodoxe dans 1 Attique.
Chaque tribu comprenait trente classes , chaque classe trente chefs de famille. Le nombre trente représente les jours des mois.' Douze tribus multipliées par trente classes, font trois cent soixante classes. Ce nombre 3(60 multiplié par Irente. nombre des pères de famille, est égal à 10,oi(X), population masculine oe TAttique au temps de Cécrops. Onze cents ans plus lard environ, en 510 av. l'ère vulgaire, l'alcmaeonide Clisthènes, imbu de la constitution dorienne Spartiate qui se basait sur le système décimal de l'année lunaire (10 >^ 35=^50) augmenta le nombre des citoyens en y comprenant les bourgades de l'Attiquo. Au lieu de douze tribus, il en institua dix. Il fondit les douze tribus en quatre phyles, et, comme il ne put amalgamer les différentes classes qui y existaient comme corps sacerdotal , il leur donna la forme dorienne. Les tribus ou phyles devinrent
(1) Pausanias, l. viii, ch. %
GlUP. 11. COMiTITtTlO.N ATUÉHIMKB. 145
des phratries , dont trois fomoaient une triba. Le nombre des classes resta le même; seulement on n'en compta plus trente sur la totalité de la tribu : trente n'en formaient que le tiers. Cette disposition était nouvelle pour Athènes , mais fort ancienne , primitive même , par rapport au fombre qa*on y voit r^er.
Le maniement des affaires et le renouvelloment des conseillers de rassemblée politique générale, étaient disposés de manière à concorder avec Tannée lunaire, plus quatre jours complémentaires. L'année politique était donc diviséeen dix
Krties , en dix mois gouvernementaux chacun de 35 jours, isort faisait sortir cinquante citoyens de chacune des dix trilHis créées par Glisthènes , destinés à être membres de l'assemblée générale. La tète du gouvernement se composait d'un comité directeur formé de dix confraternités , et où se répète Je nombre des tribus. Chaque confraternité se composait de cinq membres, donc cinquante en tout. Ce comité , dixième du tout , s'occupait pendant an mois politique des affaires les plus importantes. Le sort décidait de la prééminence que cbaque classe exerçait à son tour sur les autres. Cinq rois dans le mois politique, par conséquent tous les sept jours, les cinquante conseillers mensuels nommaient par le sort un cinquième de leurs collègues, c'est-àdire dix membres , qui élisaient journellement par le sort nu de leurs collègues comme président de l'assemblée. On ne pouvait être revêtu qu'une seule fois de la prteidence. Iftiîs comme chaque comité de iO membres ne durait que sept joors , trois d'entre eux, par conséquent quinze memfafès des cinquante membres des dix confraternités, en tout cent cinquante, n'arrivaient jamais à la présidence.
Il s'ensuit donc que la constitution athénienne ordonnait : i* que tous les 35 jours les 50 représentants, d'une nhyle venaient à leur tour au maniement des affaires; z* que tous les sept jours un cinquième de ces 50, soit iO, chânssait par le sort et dans son sein un président , et 3* tous les jours.
A Rome , les chefs des plus anciennes familles formaient nimitivement l'assemblée du sénat, composée de iOO memores. Us étaient divisés en dix décuries. Ce nombre dix provenait des anciennes dix tribus. On voit ici dominer le système décimal dorien 10xiO=HOO. Le sort décidait de la urééminence de chacune des décuries. L'administration et le travail qu'elle exerçait était limité à cinq jours. La prééminence était simultanément exercée par les dix membres
de la décurie. Mais la présidence alternait; elle était exercée avec l^s marques extérieures du pouvoir. pendant la dixième partie de ces cinq jours de prééminence. Piutarque dit que chaque membre de la décurie était revêtu de h présidence ^mndabt douze heures , six heures de la journée et six heures de la nuit. Au bout de cinquante jours Tadiin^ nistration avait été exercée par les dix décurîes. et la s^e recommençait.
L'année politique de Rome se composait de dix mois el de trois eent cinquante jours. Nous avons dit qu'il y avait dix décuries à Rome, composées chacune de dix membres et dix tribus à Athènes, chacune de cinquante membres. Tous les cinq jours le gouvernement était conféré à Rome à on autre corps' ou comité , et à Athènes seulement , tous les trente-cinq jours. La présidence changeait à Rome toutes les douze heures; à Athènes toutes les vingt-quatre heures. A Rome , comme àAthènes, chacune des dix confraternités avait le maniement des affaires publiques pendant trentecinq jours, avec cette différence- toutefois qu'à Rome c'était à sept reprises différentes, tandis qu'à Athènes c'était d'une manière non interrompue.
là. DES ASSEMBLÉES DÉLIBÉRANTES.
Les assemblées délibérantes apparaissent en Grèce et à Rome lorsque la science sociale disparaît, et par science so~ ciale nous entendons la science de la nature des choe^e, les dogmes religieux qui naissent de la connaissance de Dieu eî de son activité incessante dans les affaires de ce monde, la connaissance de Dieu un et multiple toujours actif el ne se rep|Osant pas même après sept jours de^trav^il. Gela est très clair pour Thomme sérieux et instruit. Car, lorsque l'houune a des notions précises et nettes sur la nature et Tordre régulier et naturel des rapports qui lient toutes choses éufs le monde , rapports qui engendrent cette variété et cette multiplicité qui constituent la nature ou une onité ou un grand accord harmonique : l'assemblée délibérante , qui est la multiplicité sans tiiuli, n'a pas heu et est parfaitement inutile. La société n'en sent nolleiBeat le besoin^ Elle a son chef qui la représente sous un nom quelconque , H elle ^ sent parfaitement heureuse sous son adoûnistration.
Voilà le secret de la naissance successive de ioute^ ces républiques dans la Grèce , renversant ou prenant la place
CUAP. II. D£& A3âEHBL£l£S DÉL1BÉBANTK8. iét
des royautés qui y exi^laiont çn tous lieux anparavnnt. Comme c*es( tout le mondo qui gouverne dans la république , on C8l bien obligé de réglementer le droit et Taptitude admise de tout le monde à gouverner. Alors aussi on détermine que ce sera dans telles et telles formes d'assemblées délibérantes que seront faites Jes lois , on décide de plus d'en faire encore , et d'en faire sans cesse ; car on appelle lois dans ces époques , pendant lesquelles les grandes notions sur la nature des choses sont perdues, toutes fantaisies, tout besoin d'expédient ou besoin momentané et résultant même le plus souvent de l'admission d'une ou do plusieurs erreurs, qui produisent un besoin elles-mêmes. Et puis, brochant sûr lé tout, des conseils comme pouvoir exécutif pour gouverner. Cet ordre de société et de gouvernement affaiblit tout, dénature, corrompt et perd tout dans l'Etat , dans les mœurs politiques, civiles et domestiques.
C'est dans cet état qu'étaient les peu pies de la Grèce quand la grande ^unité violente de Rome y mit la main pour les absorber dans son grand corps.
Ainsi ; en considérant ce que nous avons dit des nombres au commencement de cet ouvrage, il est facile de comprendre que le code de lois des empires sur la terre , n'est point à créer cérébralement par un nombre plus ou moins grand d'individus prétendus envoyés par des populations et qui n'ont pas la première notion de ce que c'est que loi ; mais que le code ressort de la nature et est une édition exacte de la nature dans ses livres, dans ses sections ou genres, dans ses chapitres ou espèces, et dans ses paragraphes ou articles. Ainsi , le sa^e connaît et donne la loi. Aussi est-il remarquable que la, sur la terre et dans des temps où il y a eu et où il y a de grands empires ou souverainetés fonctionnant avec paix et ordre, en faisant le bonheur de tous, chacun, dans les situations que son caractère, sa naissance , les différentes circonstances do sa vie et do celles des siens eC beaucoup d'autres particularités, chacun, disons-nous, y a eu et y a toute la somme de bonheur qu'il peut avoir. Et alors c'est là que l'on peut dire et qu'on disait que régnait l'âgtj d'or : les vieillards de l'un et de l'autre sexe s'y voyaient et s'y voient en grand nombre respectés de tous ; mais aussi, il faut dire qu'ils y étaient et qu'ils y sont on ne peut plus raisonnables dans leurs jugements et dans leurs actes. Ils comprenai^t et ils comprennent le bien , le beau et même le saint, et on ne les y voyait pas faire les badauds de jeu-* nesse avec ceux qui sont jeunes. Les vieillards exprimant un
son dans l'ensemble do concert, les jeunes hommes on autre, tous, ayant chacun leur note, accomplissaient Taccord d'ensemble, la paix , ou le beau parfait.
Le code de lois, comme on le voit, est tiré de la nature entière ou au moins de ses grandes branches généalogiques et encycIopédique3; il ne peut pas être tiré d'une seule espèce d'êtres , comme de l'espèce humaine, par exemple , parce qu elle ne forme pas un tout et que, si elle était détachée sur la terre de différentes branches naturelles, comme les forêts, les eaux, les fleuves, les inégalités de terrains, les différentes espèces d'animaux domestiques surtout, que Dieu lui a associées, si elle était privée de tout cela , elle formerait rupture de toute part avec l'ensemble et ne constituerait aucun accord. Mais il y a une raison surtout qui fait que le code ne peut pas être pris de Thumanité seule, surtout dans des contrées et des temps comme aujourd'hui en Occident , où elle est mal assise , où elle marche avec de mauvaises mœurs et liée par une foule d'actes, de monuments, de précédents, d'institutions irrationnelles etanarchiquesqui 1 ont pervertie, détournée et noise dans l'erreur. Ce gui lui feit une nature et une situation présente fausses qui n'ont pas le vrai type de la société humaine naturelle.
13. DU PRINCIPE DE JUSTICE ET DE L'INIQUITÉ DANS LA GUERRE DANS L'ANTIQUITÉ.
Par tout ce qui précède , on a pu voir que dans Tantiquité moyenne, il y avait deux principes fondamentaux sur lesquels reposaient les nations dans l'Occident : i*" le principe théologique , que nous avons souvent nommé le principe symboliaue, et 2*» le principe barbare, non vivant, non multiple des tribus du désert de l'Arabie, ou d'un certain rameau de la race dorienne superposé aux ilotes de la Laconie. Ce principe est endémique au lieu , c'est-à-dire que son sol , sa nature sauvage et inàgricole le produiraient à eux seuls lors même que le principe vrai y serait porté. Et cela parce que le premier de ces deux principes , qui demande nécessairement sa forme, son symbole, si restreint c|ue pût être le culte qu'on lui donnât , l homme du désert d une nature aussi morte et qui ne vit que de déprédations , après ce qu'il peut tirer en lait et chair de ses troupeaux , le trouverait encore cent fois trop idolâtre , le mépriserait et le laisserait.
Le principe symbolique embrassait anciennement près-
CHAP. 11. DO PRIMCIPI DE iUCTlCK, ETC. i49
qae loate la sarface de TOccidenl. Il régnait complétemont aassi dans toule VAsie occidentale Jusqu aux rives du Bo^ pbore et à Eohèse. Il régnait en Egypte également d'une manière complète. Il régnait de même avec des altérations, mais non essentielles . sur toute la Péninsule hellénique , la Macédoine, la Tbrace, la Bulgarie, l'Epire , etc., mais non dans la Laconte ; il régissait aussi la*Thessalie et, faiblement TArcadie : il imprégnait encore le fond de la Sensée arcadienne ; en Sicile , en Corse , en Sardaigne ; ans toute Tltalie y compris la grande Grèce , moins le Latium et la Sabine ; dans toute TEspagne , le nord de TAfrique ou territoire de la république de Carthage ; toute la Gaule et la Celtique surtout chez les Druides ; la Batavie , toute la Germanie habitée, etc., etc.
Le principe arabe ne régnait que chez les tribus arabes de la Palestine , à Sparte , dans quelques lieux de Tarchipel grec , sur plusieurs points du rivage de l'Asie Mineure , la Carie ; dans une contrée de Tllahe , le Latium et lieux voisins. Ce principe si peu étendu qu'on le voit ici, par le venin mystique, ténébreux , panthéistique , d'anarchie , de pillage et do déprédations guerrières auxquels il porte et qu'il sanctionne toujours chez les forts et à leur pront, sauf 1 asservissement et l'esclavage qu'il consomme toujours sur les masses, a été suffisant pour abîmer le principe théologique par tout l'Occident. Et la raison en est simple : ce dernier principe se faisant de la justice, du bien et du règne du beau une loi absolue , de la douce aisance , des joies , des fêtes, de la musique, de la paix surtout, de l'agriculture et du commerce , quand le principe arabe , sémitique , avait deux ou trois fois sillonné une contrée symbolique, avec toutes les richesses et ordres de travaux qui la con.^tituaient , c'était comme si un ouragan , une tempête furieuse y avaient passé : tout était détruit et abattu I Mais il ne faut pas croire cependant que , face à face , à égalité de nombre , sur le champ de bataille , le général et l'armée symboliques eussent peur du destructeur do la horde du désert. Au contraire, ce destructeur ne savait bien faire dans la guerre et sur la terre , que ce que fait le pirate, le corsaire à la mer, — c* est-à-dire une pointe , un parti , une guerrilla , une dévastation en détail du pays ; toutes choses que le général du principe social contraire et ses soldats, non-seulement aédaignaient , mais méprisaient comme impies , comme en dehors de la souveraineté juste de runité multiple qui allait toujours comme planant et
i^i utrntt, msviKA. vi^noï-m^.
/1p.îM'.r".nil;ir\t. fin r.ïni fUn*. l /imi: d'î !;j hi^i'^n .^^*nr;hoI. [«>?. A'î^i qiM^ fftvtfior.t. chftx HIft pooT les vaincus trjijv*'?< com— ^»«t.un^. nrkhlrrmftn' ' (^nellft ^ja^ffMWî, qn«ille 'iéfért^n'rr», quolle m«;p<«t rh*r7. Iri phal^ïnjrft «iyrnholiqae , Sfiit en traver^int nrtA 7; tic Aftntr^ «t l'ii demandant rfir/*jjilalité , lui demanéUfit r\fi(^ provimonn ' O^iftf respect de la prfjpriélé, du laf»'>M:"*Mr. «^îe <^ rnoi-<-4f)rii ' ïlais en fdce de l'eLn»'mi , '.*n hH-<;î.*î f^tï'jjh'., Uzrifri fît Ifs Ames d*; c«ttc phalanjie étiiiMit j/mf »rft«*i '^ijff; a runi-î'iîn de po<Sie , chaque soldat càt if^i'n "i-.f: «:t. par l énergie de sa volonté, ce que sesinernl)f»< r/j»j'bfTTit l'ii f«'«tiî dan-î la rnain ou if<{ terrasse ! D'un •uîf'î tou: . nfifi %u\ti «f4l dan^ une constante tranquillité ; il t'ii^ui lin*: h;irmonie parfais? entre ses pas'fions , son es- »fit. , /on 'ara(:t<;n; et .•4'jn tfMii fiera inen t : il a une foi pro- Wnde dan». Iaqii<*lle il est , que puisqu'il est là pour se hHUi' , r.'etl pour la cau*^ de Dieu , de celui qui est; que li'il e*it ali'»:nt morlellefnent ou blessé , il ne souffre pas. Qu'on ne ^ouviefine de» carrés égyptiens a la bataille de Tliviiibiée , coinine allwK de.s rois rfe Babylone et de Lydie, iutuirti le rï'Iebre (lynis Ia; général symbolique est lo'seul hotfiine (Ml Orcident (pie l'histoire, les traditions , les codes vi let cliaiitH dcH nation*) depuis les temps les plus reculés UHrpj'inijoiiid'hui , ai(>iit ))n'*M;nté comiiie réunissant toutes <m (piiilité.H du héros. Ainsi ont été tous les grands rois des «Mupin'H priinitils ^ij^nalés dans Thistoire. Dans les temps nioyen.H . Pélooidiis , (Ivrus, Kpaminondas / Agésilas, Philliipo doMatédoine , Afexandrc son fils, Philopœmen, Paul hiiido , Xénophnn , etc., etc., étaient tous des [)yth;igorinon.H, des {;é!iérau\ savants , l'esprit empreint intimement de tu iiaturt) des chos(*s , des hommes à idées pouvant se tniiluire en actiw et par consé<iuent des guerriers symbolique?*, et l'opposé de guerriers arabes, mystiques et féroct's 11 n'y u qu'à bien saisir ce que ces hommes ont fait, réi'lai et la majesté de leurs actions, l'amour et Tenthou- Hia.Miio i(u'iU excitaient chez les populations partout où ils pUM«aient .Vlexjtutiv était un pythagoricien conmie disciple de ison pore Philippe, qui avait eu pourinattro tipaininond«!«i ijui Un niéine avait été le disciple do Lysis, l auteur des vers ili»roN do Pyiluijiore. Les enstMgnements que Philippe lui lu dtUiiuT par le imnlecin naturaliste Aristote, n'étaient qu un roinpleuient praiique dt^ dogmes de ^a toi; mais en l'iiiH;inl toujvHirs ilans l'esprit de son tils un triage, cornitl^Unt et a II hua ut par ta pensée te principe de I amour et ue Ihuimoiiie qu'il savait gouverner i*e VMSto ensemble qui
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B*appell6 le monde et qui n était dans l'esprit d'Ahstolo au une immense luxta-poixtion d'êtres animés , mais ne 8 associant, ne subsistant, ne se goavemant que par une -attention empirique et non parle discernement spontané et Tamour.
La Iribu arabe, la tribu dorienne-latine, 8 bien perfectionné , sans douté, à Sparte et surtout à Rome , ses principes et sa politique de la guerre ; mais ce fut toujours en vue du butin , du pilla]°:e et de la conquête et non en ▼06 de l'ordre , do bonheur des vainqiicurs et de la paix du monde : toutes choses qui faisaient le fond du code de la goerre chez les nations symboliques. Quant aux mœurs, la différence est encore plus grande. En effet, le général pythagoricien était toujours retenu ; il vivait avec modération, lore même qu'il était au milieu de Tabondance et du luxe , parce qu'il était sage et qu'il se possédait. Le patricien Spartiate 00 romain , au contraire , était toujours désordonné , il pillait et consommait dans l'abondance , mais manquait bientôt, et alors il s'agitait de nouveau et soulevait la roule comme instrument pour retourner conquérir et piller encore. Mais s'il lui arrivait enfin une bonne fois de conquérir un pays riche et assez actif pour fournir pendant un temps 11D peo prolongé à son action déprédatrice, il s atfaissait aasBîtôt ignoblement dans le luxe , les plaisirs des sens et la boue. Voyez Sparte ; deux siècles avant l'ère vulgaire , dès que ses rapports deviennent multipliés avec l'étranger; ▼oyez ce haut patriciat romain de la république , dès qu'il est devenu possesseur de l'Orient , ne se fondent-ils pas dans la matière, la fange et la boue? En est-il question sous k0 empereurs? Non , le sénat n'est plus peuple que de pléb^ens, anciens faiseurs d'affaires enrichis , et de sophistes do prétoire.
Qu'on se figure donc , si Ton peut, la différence qu'il y a entre le gouvernant ou le général du dogme pélasgique et le gouvernant et le général du dogme sémitique latin ; pour le premier, le pouvoir est d'abord toujours au plus digrle :
u Le iceptre est à celui qu'il plut au ciel d'élire (1).
à la lumière , à la sagesse. Le pouvoir, c'est la mise ou le
(1) îlfade^ n, Î03-206 :
(zx^«T^^v r ^^ i^iyucvret^i Tvk 9 fiai /$9(9(>cûY)).
I5â LIVBB PBEMIBB. ANTlQUITéj
maintien on ordre de toutes choses, telles que Dieu ldi-mêai6 les met et les maintient dans lé monde. Pour le second, c'est im avantage , une bonne fortune \ u,n hasard , le prix de la fonce, delà violence. Partout où le premier passe , il or-« donne, il crée, il embellit, fonde des villes, lait sillonner le$ champs de canaux pour 4eQr irrigation et le commerce , de routes et de chemins pour Tagriculture. Partout où le second passe, il pille, il dévaste, il opprime, il appauvrit et détruit , trace et fait confectionner par ses soldats qui sont des esclaves et non ses camarades, des voies ou marches où il n'a nul égard à la vie des pays qu'il leur fait traverser, à leur harmonisation avec Tensemole des contrées et des continents; mais à la prestesse, à la vitesse avec laquelle il Ï)ourra faire partir de son repaire, Rome, ses légions dans es pays pour les asservir, ou, asservis, pour contiuruerde les piller!
I a-t-il rien de plus spoliateur que cette nuée , que ces hordes qui sortent de Rome en se faisant précéder des légions pour soumettre d'abord les pays à Tavance, et qui vont s'abattre pendant plus de cent ans sur toutes les -contrées de l'Asie jusqu'à la prise définitive du pouvoir par Auguste, qui y mit un peu d'ordre, et qui n'avaient pas pour fond d'autres principes que ceux de la faction latine lors de l'expulsion des Tarquins, si ce n'est qu'ils étaient encore bien plus cyniques? Y a-t-il rien de plus spoliateur que cette faction do brigands féodaux, après la race de Charlemagne, instruits exclusivement par l'Eglise ou le principe arabe transporté dans les contrées occidentales par son code ou nouveau testament , et qui n'est là où elle règne encore aujourd'hui, sous le nom d'un des siens , un peu plus circonspecte' que parce qu'elle voit que par le nombre de ceux qui au moyen des anciennes idées grecques , se sont fait une foi indépendante, elle pourrait en recevoir châtiment !
En fait de spoliation et de brigandage sémitique ou arabe, nous ne citerons que le nom du patricien romaià G. Licinius Verres; Verres en latin signifie porc ^ pourceau, nom parfaitement en rapport avec les idées et les actions du personnage. Verres, ne dans les premières vingt annéesdu siècle avant l'ère vulgaire , nommé préteur de la Sicile , vola ce malheureux piays à tel point qu'il fut condamné à lui rendre comme dommages et intérêts 45 millions de sesterces , environ 9 millions de notre monnaie, quoique les Siciliens en réclamassent 120 millions. Qu'on se tigure ce romain abject sur son siège, au sein du sénat , pendant que le légiste Ci-
CRAP. If. LA LIGCE ACR.CBRNR. 1^3
céron plaidaille et ferraille en paroles contre lui. Qu'on se fiçore Verrôs , le sourire sur les lèvres , s'en moquant et se
tout à mon aise et à l'aide desquelles même je serai encore chanté à mon souper ce soir comme Apollon par les convives que j Y attends!
Ce Cicéron plaidaillant , n'est-ce pas quelque juriste ou. ancien juriste, quelque ministre au dernier règne, requérant et phrasant en vain contre quelques trop hardis ou pas assez habiles coquins qui pillent et volent le public, ^ 1 abri du Code pénal et do la coupable indulgence du souverain ? Le génie romain du mal , né des idées phéniciennes, 8*est per|)étué dans les sociétés romanes par la doctrine sortie du judaïsme. Tous deux ont la môme origine, la môme source t