‹ Théologie cosmogonique; ou, Reconstitution de l'ancienne et primitive loiChapitre 35 sur 154 · LA LIGUE ACHiEENNE · texte numérisé non relu

LA LIGUE ACHiEENNE

A mesure aue son infusion dans les veines des races grecques et italiennes devenait plus grande, et quand il arriva à dominer seul , le sang phénicien fonda, à partir de 480, 470 ans avant rôre vulgairo, cet esclavage inrAme, cet esclavage bestial uue nous voyons en Grèce ot à Rome el

â[ui amène toutes les convulsions sociales des nations borant la Méditerranée : d'une part, cjl esprit injuste dirigé par Ta pure sensation animale, cet esprit orgueilleux déniant toute autorité , cet esprit voleur et déprédateur qui conduit à cette piraterie maritime sans pavillon (ï escadre . et puis cet esprit du plus fort , athée et aux regards doubles , qui ne rougit pas de saisir le faible , son frère sans défense (1), et de le constituer en esclavage, de l'associer à ses chevaux et à ses animaux domestiques pour le travail et la vente sur le marché. Ce fut cet esprit, ce furent ces infâmes esprits qui amenèrent forcément les Perses sous Xerxès et ses successeurs en Grèce • parce que sans cela la Perse et l'xVsTe seraient tombées en dissolution et se seraient perdues. Le

(1) Comme Gain fit du sien; que le lecteur remarque bien ce fait! Ce n'est pas dans la race autochthone de la terre que l'on en peut citer un pareil; Joseph est vendu par ses frères, en voilà un antre, et vendu à un Pharaon, mais à un Pharaon Arabe, car 4an8 ce moment-là, l'Ejcypte est dans la main des Hyksos !

1t)4 UVRE PREMIER. ANTIQUITÉ.

change fut pris par les restes des races primitives de la Grèce ; déjà trop affaiblies par i'infusioo'génératrice, elles ne purent pas se montrer ce qu'elles étaient dans leurs sentiments personnels ; elles n'étaient plus d'ailleurs qu'à l'état d'extrême minorité, puisque hocrates raconte dans plusieurs dé ses harangues que , des anciennes et si nobles races de la Grèce parle caractère et les formes physiques, il n'en est plus de son temps.

C'est le sang earien bu cousin germain qui arrive à déborder de plus en plus. C'est contre lui qu'Ëpaminondas et la Béotie qui avaient déjà , 130 ans auparavant, approuvé Xerxès et les Perses , se soulèvent contre Sparte c^ui n'est plus qu'un sang ilote et dégradé et qui le terrassent a Leuctres , a Chœronéc et à Mantinée. C'est ce sang earien qui a donné des éphores pervers et ce tyran scélérat JUahiê contre Cléomène et les restés de familles vertueuses qui existaient encore à Lacédémone. C'est ce sang tyran nique, anarchiste et convulsif-social tout à la fois , qui fait former la ligue achœenne des tribus grecques du rivage maritime contre celles de la Thraceet du nord de la péninsule hellénique ; avec les Romains ensuite qui se servent de cet esprit Carien, Cretois, Athénien, pour faire s'entre-exterminer les Grecs entre eux. C'est à l'instant, on quinze ans plus tard, à la lutte en Sicile contre Carthage, et puis trente ans après par la prise de Carthage même par les Romains , que ce sang arrive abondamment à Rome par pleines artères sous fbrme individuelle de voyageurs, et qu'il prend définitivement Rome en inspirant aux Romains ce sentiment convulsif de l'esclavage bestial , amène la guerre sociale , cette affreuse mêlée de ténèbres, de brigandages contre la nature humaine , de férocité et de sang, où un seul homme voit, mais ne voit que ce quartier de vérité : brûler et exterminer Carthage 1 JDelenda Carthago /de Caton , homme resté seul du vieux'sang italique, mais altéré dans les siens et dane luimême par deux cents ans d'exemples et d'erreurs pervers, qpi ont déteint sûr les bonnes qualités de son cœur. Voila l'histoire vraie qui est encore araire et non ce qui est dans des livres bêles et déviant des vues droites de l'esprit humain I

CHA?. 111. LES PHÉNICIENS. loO

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