JLES ÉTRUSQUES
Les Etrusques, enlacés dans l'histoire de Rome, sont cependant un peuple essentiellement différent des Sabins et oes Latins. Venus de la Thrace et de la Tbessalie, les Etrusques, avec leur synthèse p^^«»^iig^e dodonienne, descendirent dans ritalie par la Rnélie: eux-mêmes se nomment Rasènes (1). En quittant les Alpes, les Rasènes s'emparèrent de la grande plaine qu'arrose le Pô, de la Ligurie, en traversant les Apennins, et en se dirigeant au midi, ils arrivèrent au Tibre, pour pousser enfin j.usqu'«n Campanie. Les Etrusques formèrent sur la rive droite du Tibre une confédération de douze villes, et plus tard, une autre confraternité d'également douze villes aux dépens des Liguriens, confraternité qui fut d'abord vivement menacée par lesGaulois .et enfin totalement détruite par eux. Ënnn une troisième colonisation est faite par les Etrusques en Campanie, aux environs de Capoue et de Noies, qui, également composée de douze villes, régnait sur les champs appelés Phlégréens(2). Marcina, dans le Picentin, en était ta ville la plus méridionale. Cette troisième colonisation étrusque se maintint jusqu'en il'année 332 de Rome (3), alors que les Samnites arrivèrent à avoir la prépondérance politique. Plus de trois siècles après la (fondation de Rome, la langue étrusque s'était encore conservéei, «t les Romains ne la comprenaient pas (4).
Chez les Etrusques , le sol était consacré à Dieu , et il y levait des peines sévères pour quiconque transgressait les lois destinées à fixer la propriété. Sous la direction d'un aruspice , la charrue d'airain traçait , par le premier sillon, la forme circulaire du pomœrium autour du centpe du mundus. Trois portesétaient laissées ouvertes en l'honneur des trois divinités (^) protectrices de la ville et auxquelles ces portes étaient aussi consacrées. Aujourd'hui encore des restes des villes étrusques de Volterre, de Populonie, deRusellée et de plusieurs autres offrent dans leurs enceintes h forme circulaire. La grande analogie des monuments étrusques de ^
(1) Diodore de Sicile, l. xiv, oh. 110. Plutarque, vie de Romulu8, ch. 1. Denys d'Halicaraasse, 1. 1, ch. 30.
(2) Polybe, 1. u, ch. 17. Strabon, l. v, p. a4SL
(3) Strab., 1. v, p. 251.
f4) Tite-Live, l. x, ch. 4-.
(3) Nous verrons que ces trois divinité* n'en formaientqu'uQe