‹ Théologie cosmogonique; ou, Reconstitution de l'ancienne et primitive loiChapitre 40 sur 154 · CBÀP. IV. ROME ROYALE · texte numérisé non relu

CBÀP. IV. ROME ROYALE

snivre dans l'exécation de ses desseins jusqu'à un certain point , ies idées théologiques de son époque. Nous avons expliqué plus haut ce que signifiait le carré. Le nonrtbre trois des portes de la Kome primitive se rapporte, dit PHne (1) , aux trois divisions principales de la plus ancienne année. Les mystères purement verbaux créés par l'ignorance clirétienne, qui n'a su fonder rien de réel , se rapportant au monde matériel et moral , qui n'a su fonder aucun dogme sur les lois naturelles, émanées du législateur unifversel pour faire mouvoir l'univers dans l'ordre qui l6 régit , et que nous ne pouvons concevoir et savoir que par une Ihéoloçie tirée de cet ordre môme , basée sur les lois observées dans toutes les sciences , les mystères créés par le christianisme, disons-nous, joints au surnaturel quM a fait adopter, sont cause de ce scepticisme déplorable , de ce dédain que nous avons apporté jusqu'à ces derniers tempsdans toutes les questions relatives aux religions de l'antiquité, aux religions de cette épocjue de chaque peuple où elles n'étaient point encore dégénérées au degré où les abaissait l'introduction d'abstractions aussi vides que les abstractions commencées par Socrate en Grèce , et qui , à la faveur de la langue grecque et de la diffusion universelle de la philosophie hellénique avec le mélange de la prétendue gnose orientale, empestèrent toutes les nations. Dans nos temps, il s'est formé une réaction contre ce scepticisme, et les découvertes archéologiques nous font de plus en pins loucher la vérité sur les religions primitives des peuples de l'antiquité.

Eomulus ne peut être regardé comme le fondateur de la civilisation romaine. L'asyle qu'il offrit à tout anarcliiste et à tout esclave échappé des domaines du maître, dut faire un ensemble assez hétérogène de son nouvel Etat. L'archaïsme monarchico-aristocratique devait être en lutte continuelle avec l'élément oligarchique qui s'affubla superbement du nom de républicain. Cet élément oligarchique, mais en même temps toujours anarchique puisqu'il n'est basé sur rien de réel et qu'il ne vit que de tendances d'intérêt et d'orgueil et point d'idées , était en grande partie formé des restes fugitifs et pervers de ces tripoteursd'ateires venus de la Phénicie dans la Sicile et dans le sud de rtl?ilie jusqu'à Cumes , encore au neuvième siècle avawt fère vuigaire. Ces aventuriers étaient de race sémitique ; on les

(l)lft«Miat, Hi,^.

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connaît par le portrait que nous en avons fait plus haut, et qui n est qu'un décalque historique de la réalité. Sans foi ni loi morale , sans religion ni théologie véritables que celles qui pouvaient leur servir utilement dans leurs passions pour les richesses, destinées à se procurer toutes les jouissances de la sensualité , ces avenlurieurs corrompirent fortement les paisibles habitants de la plaine et des rives de la Méditerranée.

A peine un demi-siècle après la fondation de Rome , Numa fut déjà obligé de restaurer lEtat romain. L'anarchie allait croissant et on se vit dans la nécessité de faire un retour aux anciennes traditions sociales. Quand même Romulus eût été encore un plus grand législateur qu'il ne fut, la perversité de son sénat aurait anéanti ses tentatives pour établir un ordre social juste et rationnel. Si nous n'avions des renseignements historiques écrits et positifs, nous aurions encore les ruines de ces gigantesques et merveilleux monuments d'architecture , joncljant le sol de l'Italie qui nous sont de sûrs garants de cette grande civilisation qui

Î)récéda la fondation de Rome et la société romaine, civiisation puissante dont le faste ne consistait que dans la science et qui avait su mettre , avec liberté entière, toutes les conditions sociales en rapport avec les idées, les sentiments et les besoins de l'homme en les réglant selon les lois immuables de la nature, et cela s'était pratiqué dans l'Egypte el en Grèce avant l'âge héroïvjue , avant qu'un commerce extrême et la caste guerrière n'eussent corrompu et assujéti au joug le plus odieux de l'anarchie, les paisibles habitants des campagnes et des petites villes. Libre à certains historiens d'appeler cette époque celle de l'établissement des républiques; nous, nous disons que c'est celle de la destruction de l'ordre naturel, l'établissement delà caste oligarchique , s'appuyant sur les richesses et l'iniquité , et d*où sont sortis tous ces codes de contention, toutes ces législations tracassières, ergotant sur des mots et des abstractions vides, de vagues tendances, appuyées sur les grands mots de liberté , d'égalité , les formulant pour la forme et les retirant dans le fait ,tel que l'ont pratiqué tous les avocats en Grèce et chez nous depuis la première assemblée législative de France de 1789 jusqu'à nos jours. Voilà bientôt vingt-quatre siècles que cela dure! Et le parti républicain révolutionnaire est assez naïf de suivre toujours les mêmes errements, les mômes tendances hybrides et infructueuses, sans étudier le fond des choses, sans aller à la dé*

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