‹ Théologie cosmogonique; ou, Reconstitution de l'ancienne et primitive loiChapitre 41 sur 154 · CUAP. IV. HUME ROYALE · texte numérisé non relu

CUAP. IV. HUME ROYALE

coiiverto des causes, sans chercher une ihéologie gouvernementale, sans chercher à concevoir les idées rationnelles destinées à lui faire atteindre son but 1 II est inutile de nous occuper des guerres primitives des Romains, de suivre même la ligne qu'ont suivie presque tous les historiens drins l'histoire dite politique de Rome. Nous ne cherchons qu'à éclaircir i'hisîloire sociale des peuples dont nous nous occupons, et celle élude du passé , nous voulons la faire servir pour l'avenir. Nous avons à nous occuper des faits qui remplissent d une manière si instructive le règne de NumaPompilios, qui dura, comme on sait, 43 ans, de 716 à 673 (1).

(1) Par la doctrine de Niimfl, la théolojjrie symbolique, la physique entendue par lu philosophie des nombres, la réalisation ou la réalité, l'ordre physique était et restait toujours, comme cela doit être, plan de mesure pour la direction sociale des affaires, et, dans cette voie, la vanité et l'orgueil ne pouvaient pas se guiuder ou se maintenir sur l'abstrait ou la fiction. Un indfividu, une famille se disant noble, ou l'étant même, seraient-ils venus,

Sar exemple, continuer de se targuer de leur noblesse, quoique écrépite ou devenue plus qu'ordmaire par le physique et le moral? et cela en s'appuyant purement sur des parchemins et des titres? la doctrine était là comme science d'appréciation elle en faisait justice de suite. Car il n'y avait pas de noble pour elle chez celui qui n'aurait pas senti mieux que tous le convenable et le beau en toutes ses actions, ses manières et sa conduite, qui n'aurait pas été plus perspicace et plus juste, et qui n'aurait pas été mieux que les autres par les sentiments et les formes physiques et sociales et ceux des siens.

Tout cela avait été changé par la marche du temps, et Rome ayant été fondée ou restaurée comme Etat par une classe d'hommes de condition moyenne et inférieure, menés par des novateurs et des révolutionnaires de plusieurs villes du voisinage, dontRomulus se fit le chef; et puis la chose ayant réussi pendant quelque temps, les jeunes gens des familles anciennes et traditionnelles même, épousèrent eux-mêmes la chose comme nouveauté qui leur plaisait (car c'est ainsi que cela a lieu bien souvent de la part de la jeunesse adulte ; si elle n'est constamment bien enseignée par une bonne éducation, elle prend parti fiour les nouveautés même dangereuses) ; alors Vidéologie et ^abstrait prennent la place du savoir-pralique, de l'expérience, et de l'orthodoxie, et l ordre matériel de la société, jusque-là uoe déduction logique des lois naturelles et universelles. Tordre matériel de la société se bâtitsur l'arbitraire, sur l'intérêt égoïste de quek}ues-uns influents et adroits, et surtout sur l'intérêt de ceux <{ui. arrivent à demeurer longtemps forts, de «eux qui se trouvent avoir le pouvoir politique. La doctrine, à partir de ce nMNpient, voudrait se regimner pour reprendre son empii*e, qu'elle

iêt LIVBE PftEHIEB. ANTIQUITÉ.

Numa rélablit un cuUe qui satisfit les patriciens et leurs clients des campagnes. Il bâtit un temple à Yesta , c'est-àh dire au foyer commun , la communauté ; il était situé sur le Forum, entre le mont Palatin et le Capitole, réunis auparavant |>ar une muraille formant enceinte autour de la ville. Le temple de Vesta était circulaire , non pour représenter la terre, mais bien l'univers, dont le centre est le foyer du feu, appelé Vesta ou unité par les pythagoriciens. Ces derniers prétendent que la terre n'est pas immobile , qu'elle n'est pas non plus «tu centre de l'axe de rotation de Tunivers , mais qu'elle se meut en cercle autour du feu (soleil) et qu'elle ne doit pas enfin être comptée au nombre des éléments les plus nobles et les plus essentiels du monde (i). Le feu représente aussi la sagesse et la science, par conséquent le mouvement et la vie. De là la couleur hiératique et sacrée , le rouge. Numa défendit aux Romains de se faire une image de la divinité sous forme humaine ou animale. « Et effectivement, dit Plutarone, pendant les 170 premières années, on ne vit chez les Romains aucune image de la divinité produite par la main des sculpteurs ou des peintres. Ils élevèrent des temples et des chapelles , mais ils ne créèrent jamais une image , parce qu'il était impie de représenter ce qu'il y a de plus noble par ce qui lui est inférieur , -et parce qu'il était impossible de saisir autrement Dieu que par la pensée. » Plutarque rapporte encore que les ordonnances sur la représentation figurative des dieux (1*0-

no le pourrait pas, parce aucune classe de cupides et d*igiiorants, qui ont laissé régner Terreur, s*y opposeraient, leurs intérêts et Leurs richesses étant liés au règne de cette erreur, et -en étant la conséquence. Pour que Torthodoxie reprit, il aurait &ilii qu'elle fit table rase d^uuo foule de positions et de conditions soda les, et celles-ci s'y opposaient.

C'est ce qui arriva 182 ans avant notre ère, lorsqu^on déeomrnt le tombeau de Numa.

Tous les tiraillements et les violences entre les deux dasses-dl

f)atriciat et du peuple et r«niquité perpétuelle de Tune et de 'autre classe, viennent de ce que nous avons dit plus haut, oe uui n'a encore été remarqué ou au moins expliqué par perBoanc. Que pouvaient faire Auguste, Mécène et Virgile avec un reste, un débris depatriciat inique et un peuple dépravé? Rieb! Après Auguste, Néron devait venir, et, encore après Néron, une cohue sans lumière qui laisserait propager toutes les moBStraoeitée ui viendront de l'Arabie, de la Phéntcie , -de -chez les Jiûfc «t e partout ailleurs.

(1) riut. Numa, cl). 11.

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