‹ Théologie cosmogonique; ou, Reconstitution de l'ancienne et primitive loiChapitre 49 sur 154 · ROME IMPÉRIALE · texte numérisé non relu

ROME IMPÉRIALE

Los innombrables choses irrationnelles introduites dans le monde romain par les tribus sémitiques, furent les ingrédients qui minèrent la société italique et qui l'amenèrent aussi à celle étape de dissolution , d'où elle fut sauvée miraculeusement pour ainsi dire pour un certain temps par quelques natures fortes et gouvernementales. Le parti qui triompha dans les guerres civiles, était celui qui conçut la nécessité du pouvoir que l'anarchie phénicienne avait brisé pendant la «lurée du gouvernement faussement appelé républicain Do mauvaises lois et toutes en faveur des usuriers du patriciat, et de mauvaises mœurs, avaient entièrement ruiné l'agriculture. Des orgueilleux favorisés par le sort et la guerre , des plobéiens sans vertus et des esclaves alfranchis , étaient propriétaires de la terre et de ses richesses qu'ils avaient usurpées. Les mœurs urbaines, mais de la mauvaise forme de ville etd'habitalion, si érnietlantes, si hostiles aux liens qui doivent attacher les membres de la famille entre eux et rattacher les groupes de familles les uns aux autres, pour former l'Etat et la société, les mœurs urbaines de Sidon , de Tyr et de Carthage , abîmèrent le monde romain et amenèrent la concentration des propriétés dans quelques mains cupides et égoïstes, qui n'aimaient rien de la vie des champs, de la vie rurale, la trouvant trop silencieuse et trop obscure. Celte concentration do8 biens eut pour résultat la plus alfreuse des misères au scMu des populations des campagnes et la prépondérance e.xcessive.. et par là illégitime, écrasante et pernicieuse, du capital cantonnéà la ville. ,

Dans cette société sans théologie, ne reposant que sur de purs faits, où il n'y avait plus que des individualités éparses et sans lien moral , chez lesquelles s'étaient perpétuées certaines traditions utiles, comme l'abstraction du pouvoir, de l'être abstrait qui commande selon des lois consenties , l'autorité obligée de prendre des mesures et d'en obtenir l'octroi du sénat, tout cela était devenu obscur pour les esprits, parce que la forme sociale républicaine , telle que l'enten-

l'ailîle est un oiseau de rapt, trembuscade et de riolence, tt que eoiiiine logique cet oiseau était pari'aitement en rapport arec sa

f»enséc, sa politique, ses sentiments, qui étaleut la ruse, la violence et Tesprit a« détronssement.

S38 LIVRE PREMIER. ANTIQIITÉ.

dait l'espril carlliaginois ou arabe , avait fait de la souveraineté une pensée arbitraire et d'expédient. Nous en avons signalé les inconvénients plus haut.

Les circonstances et la situation facilitèrent donc à Auguste le rétablissement en sa personne de 1 ancienne unitépouvoir , et sous lui , Virgile , poète théologien , tente de faire pour la société romaine ce qu'Homère avait fait mille ans auparavant pour la société grt^cque. Auguste transforma la république oligarchique en une monarchie limitée, et lui donna une nouvelle constitution. Mais Tinfluence méridionale avait trop perverti la société romaine pour permettre une régénération. Tout le monde vivait des yeux et raâolait de spectacles. Alors Néron comprit la royauté comme l'action d'un artiste qui cherche à remporter et qui remporte des applaudissements de son auditoire. L'empire et le diadème passent alternativement à des empereurs bons et mauvais. La vérité est de plus en plus méconnue. Tous les débris de la civilisation étrusque ou indigène ont diparu du monde romain , et les familles de bien se détruisent ou restent plongées ou sont plongées dans une tristesse indicible I

D'Auguste à Dioclétien , il y a lutte pour rétablissement delà monarchie absolue ; depuis Tibère jusqu'aux Flaviens, de nombreuses tentatives sont faites pour l'établissement de quelque justice dans la société. A la longue l'esprit despotique anéantit les républicains sincères et véritables. Sous les Flaviens, l'arbitraire honnête, mais peu social do la maison d'Auguste cesse , et un gouvernement légal et modéré lui succède. La justice se personnihe un moment dans des empereurs hommes de bien. Mais comme il y a absence de vraie loi sociale, à partir de la fin du règne de Marc-Aurèle jusqu à Dioclétien , c'est le despotisme militaire qui prévaut. Dioclétien brise de nouveau 1 unité, tout en s'euveioppant de la pompe des yeux et du faste extravagant d'un prince juif ou arabe. Mais, dégoûté bientôt du monde et désespérant de pouvoir rétablir Tordre dans la société , gâtée de plus en plus par les idéss et les mœurs arabes , par les mœurs juives, il renonce au trône et se retire loin du monde sous les portiques de son palais de Salone en Dalmatie.Conslanlin arrive et continue à développer le système d'émiettoment social et facilite plus que ne l'avaient fuit tous ses prédécesseurs au christianisme rentrée daiiS la société de l'empire.

Constantin était fils de Constance Chlore et d Hélène»

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