INTRODUCTION. XI
se fractioDoe, se spécialise, s'éparpille, produit et accumule daod la sphère de son activité particulière une telle abondance de matériaux et d'observations , qu'il faut presque la vie d'un homme pour en prendre une connaissance superficielle. U n eu était point ainsi de l'esprit primitif de rhomœe : il n'avait embrassé en particulier qu'une courte séria de choses rudimentaires , mais d'où découlaient , à la vérité , toutes les autres. Les choses de cette série n'étaient autres ^ue l'ordre^ les nombrti ot la mesure. Ensuite remarquoBS encore qu'on s'occupa plutôt des caoscs que des effets, et qu'on ne les confondait en aucune manière. Le FCgM de la loi de l'univers se termine quand expirent les eièls des grands principes d'ordre qu'elle consacrait. C'ôlaît dans l'Age qui précéda les temps héroïques , dans Và^o où il faut placer les individualités oui précédèrent celles qui sont contenues dans le cycle de la guerre de Troie ; c'est l'époque ou se firent sentir les pernicieux résultats de l'immixtion des races sémitiques et sentimentales , des races vagabondes du désert , dans les nations japéliques ou pé* lasgiques , races nobles ot stables de l'agriculture et de la raison.
Il ne suffit pas seulement de dire que Dieu est; il faut ajouter que le monde est aussi. C'est ce qu'a fait TaïUiquité. S'il im^rte beaucoup à l'homme do savoir que Dieu est , de savoir ce que Dieu est, il lui importe autant de savoir ce qu'est le monde ; car il vit dans le monde , comme ses en* ianl8 y vivront. La vie temporelle n'importe donc pas moins quels vie éterj>elle ; elle importe môme plus (^uand on ]>é* nétre dans le fond des choses. L'âme est ce qn est le corps , car c'est l'Âme qui s'est laâti Sii maison ; et si le corps est plongé loixglemps dans un milieu de telle ou telle nature, il en reçoit l'empreinte , le caractère ; l'âme fait de même par une loi éternelle , universelle dans l'univers , qui veut que les choses rapprochées participent des choses ambiantes, deviennent souvent presque identiques, si elles sont de nème espèoe. Si donc le monde , composé do corps et d'êtres , importe tant à l'homme , il doit s'étudier à le connaître , pour se mettre en accord avec lui , afin de tirer pour les autres et pour lui-même , dans son action sur câtte terre , le parti légitime qu'il est appelé par sa place d'homme à en tirer. C'est ce qu'a fait toute l'anliquité , en Egypte , en Thraco. en Grèce et en Italie. Elle s'est essentiellement occupée de Dieu , de l'homme et des lois générales du monde. C'est aussi ce que les intelligeuceâ \&v\^^m\kt^ ^V