RACES D OR ET DE FER
La race d'or dans l'esprit des théologiens et des poètes cycliques de la Grèce , n'était autre que la race des autocnrthones (1) ou des Pclasges , auprès de la race de fer et d'airain, qui n'était que la race de sang môle phénicien et juif et qui, graduellement, mais assez rapidement, finit |)ar dénaturer et par perdre le sang pélasgique si beau et si juste. Ces mots race d'or, d'argent, etc. , d;jns l'Inde aussi, sont venus dans cette contrée de la vue d'une race belle et vertueuse, qui, se perdant, arriva, dans une série assez courte de siècles, à être remplacée par une population vicieuse, laide et à l'àme inique , par une race qui a donné et qui donne l'âge de fer ou le Kali- Youga présent. Les savants indous ne virent pas que cola provenait du commerce maritime, du mélanire de la population indigène avec des hommes venus de l'Arabie et s'établissant sur les côtes, surtout sur celles de Malabar et dos extrémités de la presqu'île de rinde. La race si douce et si sainte des Indous a été ainsi perdue et abîmée depuis trente siècles (ce qui l'a fait conquérir par l'étranger) par. le mélange d'hommes et de populations venues de la race dos Hyksos, comme cela avait eu lieu en Egypte et dans la Grèce.
Il y a à revenir sur la fin et le jugement porté par l'histoire contre tous ces hommes qui participèrent d'action ou
^1} Voyez le passage de Démosthènes, cité page 110, note.
242 LITBE PREMIER. ANTIQbITé.
de laisser-faire de loin ou de près à la mort de César , dans le sénal et dans les grandes positions de la République romaine.
Ces fins sflragiques des Cassius, des Brutus, des Caton , et de tant d'autres pendant plus de cinquante ans, ce n'était pas là l'action d'hommes qui , voulant ou ayant voulu continuer de voler dans la société par l'influence et les fonctions publiques, ne l'auraient plus pu, par l'arrivée et l'action démocratique ou de la multitude favorisée par César; mais bien plutôt d'hommes qui croient en la justice, qui l'adorent; qui la voyaient partout dans les œuvres de la nature on du destin (le destin chez les orthodoxes orphiques , était la providence actuelle, et l'école stoïcienne était orphique), hommes qui combattaient jusqu'à extinction du dernier souffle pour l'établir sur la terre; et puis qui , quand ils n'avaient pas pu réussir à vaincre, préféraient mourir que de voir le monde , les destinées de la société , le gouvernement et toutes les influences du monde mises dans la main de pervers, de grands et riches voleurs , au regard double, aux traits et à la chevelure arabes , portant de fraîche date dans leurs familles , la tunique et les insignes , qu'ils voyaient bien n'être nullement de vrai sang romain , italique, étrusque , celte! et qu'il était de toute impossibilité à leur âme et à leur esprit de supporter , même comme voisins! Et cela parce que ces natures étaient le crime même, et que eux n'avaient en vue que la justice et la vertu. Cette profonde perversité de Tibère ne vient que d'une mauvaise nature chez lui , d'un ou de plusieurs quartiers de sang arabe par des femmes ou autres dans sa race , et puis, de sa longue résidence à Rhodes, ce foyer de dommejuif, au milieu de la duplicité orientale, dans des voyages qu'il avait faits avant son avènement.