GHAFITRE PREMIER. DIEU UN CHRÉTIEN
quantité d'action possible que l'esprit tout-puissant peut produire, mais qui est bien connue pour ses règles de marche, SOS modes et les nombres qui en sont l'expression dans les choses faites. Ces lois dans les choses et dans l'homme règlent ce qu'il on peut saisir, prendre ou détenir d'après sa valeur d'intelligence, do force physique et de moralité : elles fixent ou donnent la mesure de ses possessions ou acquisitions par rapport au milieu dans lequel il vit et agît, et il ne peut la dépasser. Parce que ces lois, qui sont une théologie, enfreintes ou mises de côté par lui , formeraient des hérésies de sa part qui seraient des ruptures, des laideurs qui l'empêcheraient de violer les règles.
Le dogme vide , au contraire , ne donnant aucune loi , ne contenant en lui-même aucune loi ou nombre , permet à tout rusé, malhonnête ou ignorant, de s'emparer de ce qu'il voudra dans l'ordre physique des choses physiques, c'est-à-dire des biens, des valeurs, des avantages de la nature au profit de l'homme quand il en a la détention . Et comme dans ces choses physiques il n'y a pas de loi , qu'elles ne regardent pas Dieu; qu'enl'intelligence et l'âme de l'homme à en posséder ou renfermer, Dieu n'a pas mis de limites ni de règles, la prise ou main-mise de sa part sur plus ou moins de ces choses n'est arrêtée par rien , par aucunes bornes. N'avoir rien aujourd'hui et prendre ou attraper demain une province, des millions, il le pourra s'il en a la force et assez de ruse. Car ces choses qu'il a ainsi prises sont sans règles d'apartenance, et son âme à lui est sans loi pour limiter en lui des possessionspossiblesetlui montrer, ainsi qu'à tous les autres, si elle peut contenir en elle ces très grandes choses. De là l'absence de tout vrai droit dans le monde chrétien, surtout catholique, dans la détention de richesses, absence qui fait que l'homme peut y détenir une prcîvince et ostensiblement des centaines de millions, quand des millions de ses concitoyens n'y auront pas un champ ou de quoi dîner (i).
Cette loi , ce dogme ou ce dieu vide est donc l'athéisme même, les ténèbres, la mort, ou plutôt l'excitant d'éternelles et inextinguibles luttes sur la terre, là où il est, et là où il servira de loi I Car il n'en peut être autrement, Thomme
(1) Le christianisme ordonnait de croire à un dieu idéal, pur esprit, en dehors et ennemi de la matière qui était le péché. Or le pape et toute la hiérarchie de Téglise, possédaient, détenaient une immense portion du sol pourtant, contrairement à son principe religieux vrai ou apparent; le détenaient sans droit. Ils Pusurpaient donc!
étant intelligent et voyant qu'au milieu de rœ'.ivro divin© régnent la justice et l'accord , et qu'au milieu de celle de l*homme régnent seules l'iniquité et la violence !