L'EMPIRE GREC
L'histoire de l'empire grec de Constantinople nous présente un spectacle non interrompu de débauches, de vices, de crimes et d'atrocités sans pareils . et inexplicables pour l'historien occidental de ces contrées-ci du monde. Quelle est l'origine de ce désordre dans le Bas-Empire. D'abord li trempe des hommes qui formaient les hautes classes de la société à Constantinople et une partie des populations des campagnes. L'immixtion du sang arabe, Israélite etchananéen n'a été nulle part plus intense que dans l'empire grec et surtout dans sa capitale , et cela se conçoit. Ce que la moyenne antiquité avait commencé , l'islamisme , ce frère cadet du christianisme, finit par le consommer. Une grande quantité d'habitants chrétiens de l'Asie mineure et en général de l'ouest de l'Asie , vinrent se réfugier dans l'empire de Byzance et y importer également toutes les suites et tes conséquences de l'extravagance idéale qui leur était propre. Là, à Constantinople, les doctrines de l'Evangile et du Coran s'amalgamèrent parfaitement à cause du vide et de l'idéalisme vague du premier , et des extravagances sentimentales et déclamatoires du second.
Le Grec du moyen âge, sous le rapport physique et moral , était loin d'un Miltiade, d'un Pisistrate qui , eux-mêmes n'étaient déjà plus dans le milieu où ils vivaient , ce qu'avaient été un Cécrops, un Orphée et autres hommes remarquables des temps héroïques, parce que l'ancien, le primitif et le vrai dogme social en déclinant parla faute des hommes, allait aussi toujours en s'altérant davantage.
Lorsqu'en 786 l'impératrice Irène , fille d'obscurs Athéniens, convoqua le concile de Constantinople pour rétablir le culte des images, les soldats de la garde extérieure, dès qu'ils entendirent ce dont il s'agissait à la première séance, brisèrent les portes du local où étaient assemblés les évoques et chassèrent les pères du concile. Les écrivains disent : des soldats barbares firent telle chose , etc. Les sacerdotes du concile, ainsi que beaucoup d'assistants et une partie de 'la population , ne demandaient pas mieux que de voir rétablir le culte di'6 images.
Tl faut expliquer ce fait des soldats barbares. Cessoldal§ étaient de tous les pays , mais plutôt de la Macédoine, de la Bulgarie, de l'Epire et autres lieux , ce qui comprend tout le nord de la Turquie d'Europe d'aujourd'hui : ae la Cap— padoce et du Pont . c'est-à-dire de la Phrygie et autres lieux intérieurs du nord de l'Ionie , et presque pas ou même f)as du tout de la Grèce , des îles de l'Archipel et des contrées bordant les côtes de la Méditerranée. Les évoques partisans du rétablissement du culte des images étaient au contraire tous de ces contrées , et l'impératrice Irène elle-même , grecque d'origine , issue d'une famille marchande et obsrcure d'Athènes, était également de ce parti.
Or, cela montre une chose, c'est qu'à cette époque de 786, comme aux temps anciens des Grecs , après et depuis Périclès et sous les Romains, les populations du littoral de la Méditerranée étaient toutes fortement entachées de sang phénicien , carthaginois et israèlite, race entièrement vouée de tous les siècles au trafic , à l'esprit et à l'art individualistes et idolâtriques anarchiques des images; tandis que les soldats , gardes du concile et formant la garnison de Constantinoplo , tous sortis des contrées agricoles et non maritimes , ne voulaient pas adorer des saints , prétendus ou réels, sous la forme de cailloux sculptés ou de madriers façonnés , ni permettre que cette basse et dégradante idolâtrie fût rétablie, ainsi qu'elle était poussée alors sous la Eapauté de Rome, où une immense quantité de freuliers se attaient pour des reliques ou vivaient de la crédulité des masses au moyen de ces reliques et des images qu'on faisait des soi-disant saints et martyrs.
Irène , espèce de grisette grecque, menée par une faction de prêtres et d'évêques enthousiastes et astucieux, donnait dans les images , ignorante qu'elle était. Aussi quand elle vit que les soldats avaient détruit en deux heures de temps ce qu'elle avait élé deux ans à faire établir, chercha-t-elle à déplacer le siège du concile; elle le transporta à Nicée en Asie mineure, où la population et les influences individualistesetidolâtriques sadducéennes étaientpi^esque exclusives. Et là , elle put faire siéger quelques jours son concile pour y décréter le rétablissement des images.
Mais le concile de Nicée, dit le 7* œcuménique, eut beau décréter, il ne fut point obéi ; et depuis lors, et surtout depuis le patriarchat de Photius, esprit profond, érudit et pratique, les influonces^u Nord, le§ influences constantinopolitaines, thracés, bulgares, kriméennes et aujourd'hui rus-
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ses, ont prévalu; seulement ce phénomène n'a été opéré que par la prédication extrême du christianisme penaant plusieurs siècles autour de la Méditerranée. Les populations qui sentirent le vice de 1 habit chrétien ne sentirent pas le vice de la doctrine ou de l'esprit chrétien, sur l'esprit oriental primitif et théologique, qui était leur esipvii paternel et social dans les anciens temps, esprit avec lequel ils avaient fait tant et de si grandes et belles choses. Ils ne voulurent pas de l'idolâtrie catholique et ils en brisèrent les formes. ïls gardèrent toutefois la donnée qui est sans science sociale et par-là anarchique, et qui les tient aujourd'hui sous le despotisme et dans la misère.
Le règne de presque tous les empereurs grecs d'Orient n'offre que les résultats de l'extravagance idéale, de l'idéalisme humain que rien de rationnel ne fixait et qui permettaient toute passion, toute divagation, telles qu'on les voit chez le Sémite, l'Arabe et le Bédouin. Si le moral du prince grec au moyen âge, était en tout égal à celui de l'habitant du désert, nous avons le portrait physique de Nicéphore Phocas, peint par Luitprand, l'envoyé de l'empereur d Allemagne Othon P% et qui nous le caractérise comme étant un véritable Sémite. « Ce Nicéphore est une espèce de petit monstre, dit Luitprand, un pygmée, qui a de petits yeux dans une tête énorme, une barbe épaisse, en désordre, pleine de saletés, dés cheveux hérissés et la peau noire ; un de ces êtres qu'on craindrait de rencontrer la nuit ; ventre large, jambes courtes avec des pieds calleux comme un paysan, vêtu d'un habit tellement râpé, qu'il en a perdu sa couleur; puis c'est un babillard, à l'esprit de vipère, un véritable Ulysse pour le parjure et le mensonge. »
Et qu'avait pu devenir Byzance sous la race qui y habitait, autre qu'une ville semblable à Tyr, Carthage ou Rome; Byzance, au dire de Luitprand, «jadis ville opulente et belle, mais au mois d'octobre 968, ville affamée, parjure, menteuse, trompeuse, rapace, cupide, avare, » et nous ajouterons arabe, chananéenne, juive ! Et cela par ses mœurs et sa constitution physique , ses rues sales, tortueuses et étroites, etc.
L'empire grec, quoique une foule d'antiquaires parlent pompeusement d'une architecture et d'un art byzantins, n'a jamais eu en propre un véritable style d'architecture. Quoique peu éloigné del'ancienne Grèce, Gonstaatinople n'a pas un seul monument original à offrir au connaisseur et à larchitecte, sauf plus tard quelques mosquées. Là, comme
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dans le reste de la chrélicnlé, on a copié tant bien que mal l'art monumental des siècles de décadence de Rome. Nous avons prouvé que la conception chrétienne, aussi peu que l'islamisme, n'a pu créer un style à elle. Elle fut obligée d'imiter l'art do l'antiquité partout où elle voulait élever des monumentsdu culte, et l'on sait que la religion de Mahomet ne se fît pas non plus scrupule de demander à des architectes chrétiens leur concours pour bâtir ses premières mosquées.