‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 102 sur 276 · DUD LT · texte numérisé non relu

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239. Jo., 1, 3; I Cor., vin, 6 (le monde créé ëx le Père et &ià le Christ), Hebr., 1, 2 (Gtà le Fils le Père a créé les siècles).

240. Col., 1, 16 : tout est créé ëv ar®, &adroÿ (cause instrumentale) et eis adrév (cause finale).

241. Sur ce rôle créateur du Christ voir PA 1, praef., 41, 2,9; 1,2, 10; 1, 3, 1; IH, 8, 5; 11, 9, 4 (G. C.S. v, p. 10, 1. 6 sq; p. 40, L. 2 sq; p. 44, L. 9 sq; p. 49, 1. 2 sq; p. 163, 1. 4 sq; p. 167, 1. 17 sq); In Jo., 1, 39 (42); nt, 10 (6); 11, 12 (6) (G. C. S. iv, p. 51, 1. 15; p. 64, 1. 11 sq; p. 68, 1. 1 sq); In Mt., xvux, 14 (G. C. S. x, p. 623, 1. 7 sq); In Cant Prol. (G. C. S. vx, p. 67, 1. 11 sq, P. G. xx, col. 67 B); CC 11, 9; vi, 60 (GC SL p.130, L'rsqUuIr pris0)l 2red).

étranger de parler d’un monde incorporel 24? qui existerait seulement en imagination et dans le terrain glissant de la pensée» 23, Aussi met-il les Idées dans le Fils en tant qu’il est Sagesse. Elles sont désignées par les mots idé, oboiu, perl, X6yo (terme stoïcien), Beoouara 24, C’est pour cela que le Fils est appelé le Logos-en-soi (xôréroyoc), la Sagesse-en-soi {xdrocopix), la Vérité-en-soi (xdroukffeux) 256, l'essence archétype de la Vérité #46, Certes l’origine des Idées est le Père, mais il les exprime dans le Fils par cet acte éternel qu’est la génération du Fils #7, C’est pourquoi ces Idées sont éternelles: un fragment du Peri Archon, cité par Justinien, l’affirme : « Tous les genres et les espèces ont toujours été; un autre dira qu’ils sont numériquement uns. On montrera des deux manières que Dieu n’a pas commencé à créer, comme s’il avait chômé auparavant » #8, Cet ensemble des Idées forme un véritable monde intelligible, qui s’identifie avec le Fils : il ne faut pas le confondre avec le monde des véec, des intelligences, celui qu’habitent les anges, et où vivaient les âmes humaines, avant que le refroidissement de leur ferveur ne les fit déchoir en Yuyat 249, Le texte suivant nous parle de ce monde intelligible : « En plus de ce monde visible et sensible, composé du ciel et de la terre, ou bien des cieux et de la terre, existe un autre monde, où se trouve ce qu’on ne voit point. Cet univers est un monde invisible, un monde qu’on ne peut regarder, un monde intelligible; les cœurs purs jouiront de sa

242. Le monde des esprits n’est' pas absolument incorporel : aucun être n’est sans corps hors de la Trinité : PA 11, 2, 23 1V, 3, 15 (27) (G. C. S. v, p. 112, 1. 15; p. 347, L. 17 sq). Voir page 247, note 6.

243 BAT, 3, 6 (G. CS v, p.122, 1.2 sq).

244. PA 1, 2, 2 (G. C. S. v, p. 30, 1. 2 sq et 8). Dans le Christ en tant que Sagesse « était toute la puissance (virtus) et la préformation (deformatio) de la création future » .… «les principes (initia = &pxai), les raisons (rationes — A6yo), les espèces (species = etôn).

PE 1, 34 (39) (G. C.S. 1v, p. 43, 1. 20) la Sagesse est une « subsistance (5zéotaoic) incorporelle formée de nombreux 6ewphuatæ, qui comprennent les raisons (Aéyouc) de l’univers ».

In Jo., 11, 18 (12) (G. C. S. 1v, p. 75, L. 19) « un ensemble (oiornuæ) de Oeophuare étant en lui ».

In Jo., v, s (G. C. S. 1v, p. 102, L. 29) «il y a un seul Logos composé de nombreux ewphuara ». :

CC v, 39 (G. C. S. 1, p. 43, 1. 22 sq). Ce que nous appelons second Dieu c’est « la puissance (perf) qui embrasse toutes les puissances, et le Logos qui embrasse tous les logoi des choses qui ont été faites naturellement, en elles-mêmes, et dans l'utilité du tout ». ,

CC vi, 64 (G. C. S. 11, p. 135, L. 9 sq). Alors que le Père est au delà de l'essence (ëréxeva oùolauc) le Fils est « l'essence des essences (oÿola oùolév) et l’idée des idées (LSéax dev) ».

2AS A CCUr An (GC 921 p:230, 10:20);

246. Fragm. sur Eph., xix sur Eph. 1V, 20-22: .T. S. II, p. 418, 1. 13.

247. In Yo., 1, 38 (42) « Le Père ne gardant pas en lui-même les théorèmes de la vérité les éructe et fait leur empreinte dans le Verbe, qu’on appelle pour cela 1 Image du Dieu invisible » : cf. pp. 84-85. Chez Plotin de même les intelligibles sont produits dans le Noûs par la contemplation de l’Un : Ennéades vi, 7, 15 (VI, 2, pp. 86-87).

248. PA 1, 4, 5 (G. C. S. v, p. 68, 1. ro sq) ou MANSi, 1x, col. 528 D. :

249. La distinction entre le monde des véec et celui des Idées est faite aussi par le P. ArNou (art. cit. D. T. C., col. 2340 sq). Elle est mise en doute par J. PÉPIN (art. cit.) : sa démonstration ne nous paraît pas convaincante (pp. 252-253).

contemplation et de sa beauté, et il les préparera à voir Dieu de la même façon, dans la mesure où Dieu peut être vu. On peut se demander si, dans un certain sens, le Premier Né de toute créature ne serait pas un monde, et surtout selon qu’il est la Sagesse, une Sagesse multiforme : par le fait qu’il contient en lui les logoi 2° de toutes choses, ceux suivant lesquels Dieu a fait l’univers (comme dit le prophète : tu as tout fait dans la Sagesse) il serait lui-même un monde, un monde plus varié et plus élevé que le sensible. » 251, Par suite des Idées qu’il porte en lui, comme par ses diverses dénominations, le Christ est à la fois un et multiple. Et il travaille à la création du monde, comme l’architecte fait sa maison, selon les idées qu’il a dans l’esprit (xura.…. rodc TÜrouc ToÙ ouorhuaros Tüv Ev abT® vonuérov : « À mon avis tout se passe comme lorsqu'on bâtit une maison ou lorsqu'on construit un navire suivant les plans (rôrouc) architectoniques, en prenant

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