‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 115 sur 276 · Au sens du mot Aoytxés chez Origène : cf. p · texte numérisé non relu

Au sens du mot Aoytxés chez Origène : cf. p

de qui Jésus a dit: Personne ne m’ôte mon âme #, adhérant à lui depuis le début de la création d’une façon inséparable et indissociable 4, adhérant à lui en tant que Sagesse, que Verbe de Dieu, que Vérité, que Vraie Lumière, le recevant tout entier en elle tout entière, s’abandonnant elle-même dans sa lumière et dans sa splendeur, est devenue avec lui de façon suréminente un seul esprit; l’apôtre promet à ceux qui l’imitent quelque chose de semblable, puisque celui qui se joint au Seigneur est un seul esprit avec lui 5°. De cette substance de l’âme, médiatrice entre Dieu et la chair — la nature divine ne pouvait en effet se mêler à un corps sans médiateur — naît, comme nous l’avons dit, le Dieu-Homme, car il n’était pas contre nature que cette substance intermédiaire assumât un corps » 5! De même que le fer plongé dans le feu devient feu, «ainsi cette âme est toujours immergée dans le Verbe, dans la Sagesse, dans la divinité, comme le fer dans le feu, et tout ce qu’elle fait, et tout ce qu’elle pense, et tout ce qu’elle comprend, est Dieu. C’est pourquoi elle est inconvertible et immuable, car elle est embrasée sans fin par son union au Verbe de Dieu. A chaque saint parvient, dans une certaine mesure, la chaleur du Verbe divin; mais dans cette âme, le feu lui-même repose en substance, ce feu dont les autres âmes reçoivent un peu de chaleur » %®. Certains

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