‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 117 sur 276 · Cf. pp · texte numérisé non relu

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57. In Rom., v, 9 (P. G. xiv, col. 1046 C) citant Rom., vin, 3. Un des fragments grecs sur l’Epître aux Romains (xLv sur Rom., VIN, 3-4 dans Ÿ. T. S. xiv, p. 17, 1. 8 sq.) explique : « La chair du Fils de Dieu n’était pas péché, mais ressemblance (de chair de péché), puisqu’elle n’était pas née de la semence de l’homme et de la femme se rencontrant dans le sommeil ». Il semble qu’il y ait là l’amorce d’une théorie de la concupiscence comme contractée par l’acte générateur : on la retrouve dans HLev. xu1, 4 (G. C.S. vi, p. 460, 1. 13 sq).

58. In Rom., v, 10 (P. G: xiv, col. 1051 C), In o., xt, 48 (46) (G. C.S. 1v, p. 276, 12)

de PA 1v, 4, 4 (31) (G. C.S. v, p. 354, L. 19 sq.) : « Je pense que l’apôtre parlait de cette Âme, qui avait reçu en elle la Sagesse de Dieu, la Vérité et la Vie tout entière, lorsqu'il disait : Votre vie est cachée avec le Christ en Dieu; lorsque le Christ aura paru, lui qui est votre vie, alors vous aussi vous apparaîtrez avec lui dans la gloire (Col. 111, 3-4). Que faut-il entendre par ce Christ qui est caché en Dieu et qui doit apparaître ? Celui qui a été oint de l’huile d’allégresse, c’est-à-dire qui a été dans sa

Tout cela est d’ailleurs explicitement dit dans un fragment du Commentaire sur l’Épître aux Romains, conservé par la Philocalie : « Ceux qu’il a connus d’avance, (Dieu) les a prédestinés à devenir conformes à l’image de son Fils : il y a donc quelqu'un qui est le Fils de Dieu, Image du Dieu invisible, et il a une image qu’on appelle l'Image du Fils de Dieu; nous pensons que cette image, c’est l’âme humaine qu’a assumée le Fils de Dieu, devenue par sa vertu Image de l’Image de Dieu »%°. Les mêmes idées se trouvent dans la version de Rufin avec ce développement : cette âme est son image parce que «elle s’est tellement assimilée en tout au Verbe et à la Sagesse de Dieu, que sur aucun point elle n’en a altéré la ressemblance : et ainsi quiconque cherche à atteindre les sommets de la perfection et de la béatitude, doit s’efforcer d’acquérir l’image et la ressemblance de cette Âme, qui est, au titre suprême et par-dessus toutes les autres, l'Image du Fils de Dieu; et par elle il devient le Premier-Né de nombreux frères, ceux qui se sont conformés à l’Image du Fils de Dieu, et parmi lesquels il tient la première place » 61, Si nous rapprochons ce texte de la comparaison des deux statues, qui, à supposer que la version de Rufin soit exacte, s’applique à l’humanité du Christ f?, nous pouvons en tirer deux conclusions. De même que le Logos-Dieu est l’image de toute la réalité du Père à, bien qu’il lui soit assez souvent représenté comme inférieur, de même l’âme du Christ est l’image de toute la réalité du Verbe, quoiqu’elle en soit une reproduction

substance même rempli de Dieu (c’est-à-dire le Christ en tant qu’homme, son âme), et qui est dit maintenant caché en Dieu. C’est pourquoi le Christ est donné en exemple à tous les croyants, car, comme avant de savoir le mal, il a choisi le bien, aimé la justice et haï l’iniquité — c’est pourquoi Dieu l’a oint de l’huile d’allégresse —, ainsi chacun, même après chutes et erreurs, doit se purifier de ses taches, suivant cet exemple, et le prenant pour guide de son voyage, marcher dans la rude voie de la vertu... ».

60. Framg. in Rom., 1 (F. T. S.,p. 211, 1. 64 sq.). Pour la dernière phrase l’éditeur supprime les mots +roÿ uloÿ : ñv olôueûx elxévos elxbva elvat [] roù 0605. Delarue (P. G. XIV, col. 842 A) les maintient, mais ajoute une virgule devant : « que nous pensons image de l’Image, du Fils de Dieu ». Origène ne comprend pas le sens de modèle que Saint Paul met dans eixv : de là une exégèse qui, littéralement, est inacceptable, Voir p. 60.

61. In Rom., VIx, 7 (P. G. x, col. 1124 A). Voir aussi In Ÿo., VI, 34 (18) (G. C. S. IV, p. 143, 1. 31 sq.) « se pencher sur sa corporéité d’ici-bas pour y apercevoir son image qui est en bas »; HLuc, xx1v (G. C. S. 1x, p. 159, 1. 24 sq.) « pour apercevoir en bas l’image (des réalités) d’en haut ». Dans le même sens 1n Jo., 1, 28 (30) (G. C. S4 IV, p. 36, L. 3 sq) en commentaire du Psaume 7r, verset 1 : « Je pense que le mot roi désigne la principale (mponyouuévnv) nature du Premier-Né de toute création, à laquelle ce titre est donné à cause de la prééminence de ses fonctions de juge; quant à l’homme qu’elle a assumé, formé (1oppobuevov) et marqué (ëxrumobuevov) selon la justice, il est appelé fils du roi ».

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