Hebr., VIN
7o. ob, VIIL, 9.
71, T2Cor., AIT, 12» R ;
72. Mêmes idées en PA 1v, 3, 13 (25) (G. C.S. v, p. 344, 1. 3 sq.) où la vie « à l'ombre du Christ » est celle de l’évangile temporel, par opposition à l'éternel. In Ÿo., 11, 6 (4) (G. C. S. 1v, p. 60, L. 19) : la vie terrestre se passe à travers les ombres, les types et les images, non dans la « vérité »; « La multitude de ceux qu'on appelle croyants reçoit son enseignement de l’ombre du Logos, et non du véritable Logos de Dieu, qui se trouve dans le ciel ouvert ». Le contexte est Apoc., XIX, 11-16 : le mot « véritable » ne veut dire en rien que l’ombre soit trompeuse. HNum., XxvVII, 12 (G. C. S. vu, p. 277, L. 17 sa.) : « L’ombre de notre héritage, qui nous protège par son opacité contre la chaleur des tentations, c’est le Christ Seigneur et le Saint Esprit ». In Cant.,
nité du Christ contienne en elle toute la réalité du Logos divin, en reproduisant tous ses traits, elle n’est cependant qu’ombre et image : elle livre la vérité, mais elle l’atténue. Elle est par là bienfaisante, nous habituant progressivement à supporter une révélation, dont nous ne pourrions autrement soutenir l’éclat : comme le rayonnement accoutume peu à peu la vue et la prépare à regarder en face la lumière. Il faut donc apprendre à voir l’Image de Dieu à travers le Christhomme #4, « C’est une grande chose que de porter les chaussures de Jésus, c’est une grande chose de se pencher sur sa corporéité d’ici-bas, pour y apercevoir son image qui est en bas, et de délier chacune des obscurités du mystère de son Incarnation, semblables aux lacets de ses chaussures 75 ». Il ne faut pas en rester à l’humanité du Christ, il faut apercevoir en elle le Logos divin dont elle est l’image. De même on n’en reste pas au Logos, il est notre introducteur auprès de Dieu. Mais conformément au texte de M. Vülker que nous avons cité 6, il ne faudrait pas croire que la vision du Logos rende inutile pour nous l’humanité du Christ, pas plus que la contemplation directe du Père n’écarte le Logos, mais chacune de ces étapes assume en elle tout le contenu des précédentes : il ne s’agit pas d’une suppression, mais d’une « Aufhebung » au sens hégélien 77.
Nous verrons ce rôle de modèle qui incombe à l’âme du Christ dans l’histoire du progrès spirituel de l’homme « de l’image à la ressemblance » jusqu’à la « conformité à l’image glorieuse du Christ », c’est-à-dire à son humanité glorifiée. Nous voudrions en dire quelques mots déjà, en exposant les réflexions d’Origène sur le but de l’Incarnation. On peut en voir le symbole dans une scène où l'Évangile montre Jésus allant vers les foules 8, « Elles le suivaient à pied, et non dans des barques, car il faut suivre l’Image de Dieu non avec le corps, mais avec l’âme nue, et une volonté que le Logos a pu convaincre. Et Jésus sort pour aller vers elles, car elles ne pouvaient s’approcher de lui : il était ainsi dehors, avec ceux qui étaient dehors, pour les introduire à l’intérieur ” ».
xt (G. C. S. vint, p. 182, 1. 14 sq., P. G. xIm, col. 155 BC) oppose l’ombre de la Loi qui est l’Ancien Testament, à l’ombre du Christ sous laquelle nous vivons dans le Nouveau : mais par le Christ, notre voie, nous pouvons passer de l’ombre du Christ à la vision face à face. Actuellement l’ombre du Christ « qui est la foi en l’Incarnation, détourne et éteint complètement l’ardeur du mauvais soleil ». Voir aussi Schol. in Cant., 11, 3 (P. G. xvu1, col. 261 B).
73 PAST 2, 7(GNCMSTV: pr37; L 1484).
74 NORD. 70 1CCINT, 45 LC.
75. In Jo., VI, 34 (18) (G. C. S. 1v, p. 143, L. 30), HLc xxiv (G. C.S. 1x, p. 159 sq.):