‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 14 sur 276 · Ibid., p. 101 sq · texte numérisé non relu

Ibid., p. 101 sq

7. MERKi, op. cit., p. 83; WiLLMS, op. cit., p. 34. Dans KITTEL, Theol. Wôürt., art. elxov, 11, p. 386, M. KLEINKNECHT se demande comment il peut y avoir une image de l’invisible. Il répond que elxov signifie alors «eine Ausstrahlung, ein Lichtbar- und Offenbarwerden des Wesens mit substantialer Teilhabe am Gegenstande... Nicht nur eine Abschwächung, gleichsam eine schlechte Nachbildung einer Sache, sondern das Inerscheinungtreten geradezu des Kerns, des Wesens einer Sache ». Bref l’image de l’invisible est ce qui le manifeste.

8. Pro imaginibus 28 (éd. Dixporr, Firmin-Didot, 1867, p. 421).

possède l’intellection et la sensation parce qu’elle est parente avec les deux mondes, le visible et l’invisible. Mais cette notion vient aussi de la religion astrale, comme l’expose le Timée, et aussi l’Épinomis, qui est, soit la dernière œuvre de Platon, soit celle d’un de ses disciples immédiats . Entre le monde supracéleste et invisible des Idées d’une part, et le cosmos sensible de l’autre, se trouve le monde céleste des astres-dieux, qui vivent dans la contemplation des Formes, et meuvent leurs corps lumineux d’une manière absolument semblable aux Idées qu’ils contemplent. L'âme immortelle de l’homme, créé directement par le Démiurge, est de même nature que les âmes sidérales. Chaque âme était originellement, avant sa descente dans un corps mortel, liée à un astre et associée à sa vision des Idées 19,

L’âme humaine garde dans le monde sensible, où elle est tombée, la nostalgie de celui où elle vivait. Car la parenté platonicienne est, comme l’image plotinienne ou le selon-l’image origénien, un concept dynamique : l’image tend d’elle-même à revenir au contact du modèle. Ainsi l’âme veut rejoindre l’astre dont elle est originaire pour retrouver dans son intimité la contemplation des Idées. Le but de la vie est l’ésotwous 6e&, la ressemblance, restitution de la similitude originelle. Pour y atteindre des conditions sont posées. Les unes sont négatives, consistant en une xé0apou ou purification. Car si l’âme est par une partie d’elle-même apparentée au divin, une autre partie porte la ressemblance du corps. Elle doit s’en libérer. Après la mort chaque âme va dans le lieu correspondant à sa nature, prend la forme qui lui est semblable : tel est l’enseignement du mythe final du Phédon !. Elle ne pourra retourner dans son paradis sidéral que si elle est absolument pure de tout contact avec le matériel 1: sinon elle se réincarnera sous forme humaine ou animale, conforme aux habitudes contractées dans sa vie antérieure. C’est pourquoi l’assimilation à Dieu est appelée par le Théétète une fuite 1, une fuite loin de ce monde d’imperfection. Les conditions positives consistent surtout dans l’imitation de Dieu, ou de ce dieu astral que l’âme suivait autrefois 4, Elle doit déjà sur terre imiter les mouvements des étoiles,

9. À. J. Fesrucière, La Révélation d'Hermès Trismégiste, 11, Le Dieu cosmique, pp. 196 sq. )

ro. Jbid., pp. 252-253; CuMoNT, Lux perpetua, p. 144 (voir les notes 4 et 5); GoLpscHMipT, La religion de Platon, passim. La théorie de la parenté se trouve un peu partout dans l’œuvre de Platon. Citons : Phédon 79 CD, 80 AB (1v, 1, p. 37 sq.); République, v1, 490 B, 503 D sq.; (VIL, 1, p. 110, p. 138); Lois, 1, 716 CD (x1, 2, p. 66 sq.); x11, 959 B (éd. SCHNEIDERI, Firmin-Didot, 11, p. 493); Philèbe, 31 A (IX, 2, p. 32); Timée, 41 BC, 90 A (x, p. 156 sq., p. 225). Premier Alcibiade 113 C (I, p. 109); Phèdre, 252 E-253 B (iv, 3, p. 48). Voir encore là-dessus : FESTUGIÈRE, Contemplation, pp. 80 sq., 08 sq., 105 sq., 256 sq.; PÉTREMENT, op. cit., p. 52; MOREAU, op. cit, p. 368; Kocx, op. cit., p. 186 sq.; SCHNEIDER, art. c1l., PP. 67-69; GROSS, op. cit., p. 43 sq.; HEITMANN, op. cit., p. 22.

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