‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 149 sur 276 · Ex., III · texte numérisé non relu

Ex., III

97. PA 1, 3,6 (G. C. S. v, p. 57, 1. 1 sq.). De même fragm. in ÿo., 11 (G. C. S.

1V, p. 485, L. 25) « de même que Dieu a mené à l’existence (brapEtv) tous les êtres, de même il a vivifié par sa participation (merovolæ) les créatures vivantes ».

08. In Jo., 11, 13 (7) (G. C. S. 1V, p. 69, L. 25). Voir fragm. in Rom., xxv sur Rom. 1V, 15-17 (J. TS. xun1, p. 361, 1. 56 sq.) « Quels sont les non-existants, si ce n’est ceux qui ont été privés de Celui qui est et qui n’y participent pas? Ils sont ainsi appelés pour les distinguer de ceux qui participent à Dieu qui a dit : Je suis l’Existant (6 &v); car il appelle les non-existants pour qu'ils lui obéissent, et qu’ils reçoivent de lui l’existence (rù eivou) ». De même ÆP5s. 36, v, 5 (P. G. xu1, col. 1363 D, traduction de Rufin) : « Qui ne participe pas à Celui qui existe toujours, à Celui qui a dit : Je suis celui qui suis, n’existe pas vraiment. Il ne faut pas penser que les pécheurs existent ».

99. Pour Plotin aussi le mal n’existe pas. Mais ce n’est pas dans le même sens qu’'Origène, car on ne peut guère dire que Plotin connaisse le péché au sens chrétien. « Si l’homme qui vit comme les bêtes est misérable, c’est seulement parce qu’il a choisi librement de faire dominer en lui, non un mal absolu qui n’existe pas, mais la partie la moins riche de son être, parce qu’il s’est privé ainsi de ses meilleures virtualités » (GANDILLAC, op. cit., p. 26).

100. HEz. xun1, 2, sur Ezech., XXVIu, 12 (G. C. S. vIrX, p. 446, 1. 4).

TO (Gr CAS NIV. Ip. 108, LOIS 102. La moitié des manuscrits anciens et bien des Pères des premiers siècles

rattachent ainsi 6 yYéyovev à la phrase suivante : voir une édition critique du Nouveau Testament grec.

néant qui a été fait sans le Verbe, c’est le mal. Si la créature, qui ne subsiste que par l’action du Créateur, s’attribue à elle-même l’origine de sa propre existence, elle déchoit de l'existence. « Si quelqu'un,

participant à l’être, oublie sa participation, et s’attribue à lui-même la cause de l’existence, au lieu de faire monter son action de grâces vers Celui qui l’a tiré du néant, pour lui accorder une existence semblable à la sienne et portant son image, alors son existence est détruite 1%, » Nous voyons donc, dès les débuts de cette enquête sur le contenu du selon-l’image, la tendance d’Origène à surnaturaliser immédiatement les concepts, à les transposer du plan naturel sur le plan surnaturel et mystique. Il ne nie pas la signification naturelle des termes, il la perçoit peut-être, mais il ne s’y attache pas, parce qu’elle ne l’intéresse pas 104,

La participation à Dieu transforme les anges et les hommes en dieux : cette pensée revient souvent chez Origène, et on voit le lien qu’elle a avec le selon-l’image. Elle est basée sur deux textes scripturaires. D’abord le verset 6 du Psaume 81 (82) « J'ai dit: Vous êtes des dieux, vous êtes tous les fils du Très-Haut ». Le sens littéral concerne les juges, qui tiennent parmi les hommes la place de Dieu, et parlent en son nom 1%, mais Origène l’étend à tous. Il ne fait en cela que suivre l’interprétation donnée par le Christ lui-même d’après saint Jean 16 — et c’est notre second texte — : « N’est-il pas écrit dans votre loi: J'ai dit, vous êtes des dieux ? S'il (— le psalmiste) a appelé dieux ceux à qui la Parole (— le Logos) 17 de Dieu est parvenue, alors que l’Écriture ne peut être détruite. ». Il cite aussi plusieurs autres textes, mais ces deux-là sont les plus importants 198,

103. Fragm. in Eph., 11 sur Eph., 1, 1 (J. T. S. 1m, p.235,1.9sq.).

104. Un passage du Contre Celse expose de façon claire la distinction du naturel et du surnaturel, mais il reste isolé dans l’œuvre d’Origène et cette distinction influe peu sur l’ensemble de sa pensée. « S’il faut de toute force donner un nom (aux actes divins que leur caractère miraculeux ne rend pas contre-nature), nous dirons qu’outre les actes qu’il accomplit suivant les lois de ce que nous pensons être la nature commune, Dieu peut faire des actes qui dépassent la nature; et il le fait lorsqu il élève l’homme, qu’il le transforme pour lui donner une nature meilleure, plus divine, et qu’il le conserve dans cet état, autant de temps que l’homme confirme par ses actes sa volonté d’y rester ». Il s’agit bien ici du surnaturel, en tant qu’élévation à la vie divine, et non seulement du miracle dont il est question dans le contexte. Mais on ne voit pas en quoi consiste pour Origène cette nature commune à tous les hommes qu'il distingue ici du surnaturel. Deux expressions montrent qu il rapporte une doctrine qui ne lui est pas familière (et qu’il a peut-être trouvée chez Clément) : « de toute force » (BeBiaouévac) et « ce que nous pensons Être la nature commune » (Tv xouwvorépay voouuévnv pôatv). (CC v, 23 : G. C.S. T1, p. 24, 1. 23 sq.)

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