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153. Fragm. in Jo., V1 (G. C. S. 1V, p. 488, L. 17 sq.), HŸer., xiv, 10 (G. C.S. 1m, p. 114, 1. 21 sq.).
154. Ainsi pour l'appellation Vie : « La Vie ici n’est pas celle qui est commune aux êtres raisonnables et aux animaux sans raison, mais celle qui vient lorsque notre logos se perfectionne, par la participation qu’il reçoit du premier Logos ». In Ÿo., 11, 24 (19) (G. C. S. 1V, p. 81, 1. 12). Plus haut, dans le même livre (11, 17 (11), G. C. S. IV, p. 74, 1. 1) le vivant est identifié au saint. Fragm. in Jo., 11 (G. C. S. 1v, p. 486, L. 9): à propos de l’appellation de Vie donnée à Dieu; Dieu qui est Vie donne la vie aux logika : € On ne parle pas ici seulement de la vie au sens commun, mais de la vie selon la vertu, de celle qui fait bien vivre ».
155. PA1,3,6et8; 11, 6, 3 (G.C.S. v, p.56, 1. 20 sq., p. 60, L. 24 sq., p. 141, 1. 28 sq).
156. PA 1v, 4, 2 (29) (G. C. S. v, p. 351, L. 24), PA 1, 3, 6 (voir note 155), Her., XIV, 10 (G. C. S. 11, p. 114, L. 22 sq.). De même les passages qui interprètent Joan., 1, 26 ( Au milieu de vous se tient quelqu'un que vous ignorez » : voir p. 160, note 90.
devant Dieu et les hommes » 157, Le contexte de ce dernier passage concerne explicitement l’appellation de Logos #8, Ou bien il est question du logos qui est présent en chaque logikon comme une participation du Logos-Dieu 1%, Le texte principal à ce sujet est In Jo., 11, 3 “%%, mais l’interprétation en est malaisée, car Origène joue sur deux sens de A6yoc, celui de « raison » subsistante et celui de doctrine. Au début du passage, il s’agit nettement du logos qui est en chacun. À la fin X6yoc a clairement le sens de doctrine. Origène établit alors une hiérarchie descendante entre ceux qui participent au Logos- Dieu, ceux qui s’arrêtent au Logos incarné, ceux qui professent des logoi qui participent en quelque façon au Logos, c’est-à-dire les doctrines des grandes écoles helléniques (platoniciens, pythagoriciens, stoiciens, dans la pensée de l’auteur), enfin ceux qui s’attachent aux faux logoi que sont les philosophies athées (Épicure et Aristote) 161, Mais dans le milieu du texte le sens de raison personnelle et celui de doctrine semblent s’entremêler. Parallèlement à la hiérarchie du Dieu-en-soi — du Logos-Dieu — des dieux, se trouve celle du Logos-en-soi — du Logos-incarné — des logoi qui participent à lui. De même qu’il y a de faux dieux, qu’on croit tels et qui ne le sont pas, on trouve des faux logoi, des &oyor A6yor : ce sont, soit les doctrines athées, soit, comme on pourra le conclure de ce que nous dirons par la suite, les créatures qui participaient autrefois au Logos, mais qui ont rompu le contact surnaturel avec lui, les démons et les damnés. En effet l’adversaire qu’écrase le Cavalier Verbe de Dieu de l’Apocalypse 1% est à la fois le Diable et le Mensonge, le Diable, Mensonge hypostasié, « celui qui feint d’être le Logos, mais n’est pas le Logos, celui qui se proclame la Vérité, et n’est pas la Vérité, mais le Men-
157. Hfer., XIV, 10 (voir note 156, L. 27), Voir Fragm. in Eph., 1x sur Eph., 1, 20-23 (FTS.-111,p;402),
158. Si le Logos est ainsi intérieur à chaque logikon, la réciproque est aussi vraie. Celui qui participe à lui voit par ses yeux : In Ÿo., 11, 7 (4) (G. C. S. 1v, p. 6x, I. 29). Le Contre Celse (vi, 9, G. C. S. 11, p. 70, 1. 22) parle à propos d’un texte de l’Épître vir de Platon (342 AB, xII1, 1, p. 51) de « l’empreinte des plaies que le Logos laisse en chaque âme, c’est-à-dire du Christ qui est en chacun, provenant du Christ Logos »,
159. Sur les rapports du Logos-Dieu et du Logos qui est en chacun, voir In ÿo., IE 251(0) (GC. SV, p72:lux9).