G7 CIS. IV, D. 55, 1.:918d
161. Aristote est considéré par Origène comme un athée pratique. Il est moins impie qu’Epicure envers la Providence (CC 1, 21, G. C. S. 1, p. 72, 1. 11 sq.), mais il la restreint cependant aux sphères supralunaires (/n Rom., 111, 1, P. G. xiv, col. 927 B). I1 déclare que Dieu ne s’occupe pas des hommes, et que l’homme ne saurait avoir de relation (oxéoic) avec le divin (CC ui, 75, G. C. S. 1, p. 266, 1. 26 sq.) : la prière et les sacrifices sont inutiles. Il a blâmé l’immortalité platonicienne et l’a traitée avec les Idées de rsperiouara (fredonnements) (CC 11, 12, G, C, S. 1, p. 140, 1. 31 sq. : Analyt. post, 1, 22, éd. Firmin-Didot, 1, p. 142, 1. 40). Les Péripatéticiens sont comme les Epicuriens des incrédules : CC 1, 43 (G. C. S. 1, p. 93, 1. 9 sq). Ils sont à la philosophie ce que les hérétiques sont au Christianisme (CC 11, 27, G. C. S. 1, p. 156,1. 8 sq.). I faut probablement, mais à un degré moindre que les Epicuriens, les ranger parmi les athées, les seuls philosophes dont, d’après SAINT GRÉGOIRE LE T'HAUMATURGE, Origène défendait la lecture à ses élèves (Oratio Panegyrica in Origenem, XV11, P. G. x, col. 1088), Mais Origène ne se prive pas de lui emprunter certains éléments : cf. p. 87, à propos
du Fragment xuI1 in Jo.