‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 161 sur 276 · HLew., 1, 2 (G. C. S. vi, p. 290, 1. 22 sq · texte numérisé non relu

HLew., 1, 2 (G. C. S. vi, p. 290, 1. 22 sq

soit complètement étranger à Dieu » 15. Enfin « celui qui regarde du ciel les êtres sans raison, quelque grands que soient leurs corps, ne verra pas en eux d’autre principe que leur déraison (&Aoyiav) pour ainsi dire; mais chez les logika il verra leur logos qui est le rapport (le seul mot A6yos semble avoir ici à la fois les deux sens de raison et de rapport) commun à tous les hommes pour les réalités divines et célestes; peut-être verra-t-il en eux le Dieu de l'univers, et c’est pourquoi ils sont dits faits selon l’image de Dieu : car l’image du Dieu de l’univers est son Logos » 16,

Tout ce que nous avons dit de la participation de l’homme à Dieu est confirmé par ce que nous apprend sa participation au Logos. Origène ne s’intéresse guère qu’à l’aspect surnaturel. Seul le saint est logikos, avons-nous lu 177, Certes le côté naturel de cette participation n’est pas supprimé, mais il est plus implicite qu’exprimé, il est intérieur à l’autre: il s’agit dans ce cas, soit de facultés de l’âme — la mens, c’est-à-dire le voïc, est une image intellectuelle de Dieu 8 — soit de certaines tendances qui portent vers Dieu l’être humain 1; il explique la conservation latente du selon-l’image dans le pécheur, qui a rompu le contact surnaturel avec le Logos 150, La participation à Dieu constitue donc un équivalent de notre théologie de la grâce sanctifiante. S’il n’est pas encore question du baptême, c’est que la création selon l’image se situe avant la chute originelle : ce chapitre nous renseigne sur la perfection primitive de l’homme !$1,

175, CCI 20UG CS p204 L'20s4).

176, 1CCuINV, 85 (G CN S. 1, p. 350, L. 15sq.) Gen, xIN, 3 (Ge CHSNE D: TI, 1. 5 sq.) : le Philistin, c’est-à-dire le terrestre, ne sait pas trouver en toute Âme « rationabilem sensum et imaginem Dei ». Le « et » exprime une équivalence. On peut voir dans le livre du P. BERNARD, L'image de Dieu d’après saint Athanase, p. 42, une petite note sur le rapprochement A6yoc-Aoyiéc dans les Pères, spécialement Irénée, Origène, Athanase. On ne peut « leur attribuer anachroniquement une conception aristotélicothomiste de A6Yoc-ratio et de Aoyixéç-rationalis... et conclure que le rapprochement avec le Verbe divin de saint Jean n’est que concordisme verbal et superficiel ». L'auteur souligne qu'ils trouvaient déjà chez les platoniciens de quoi concevoir le A6yos dans un sens mystique, et ils entendaient la faculté humaine de raison, non comme tournée vers le cosmos, mais comme une participation au Verbe et à la Sagesse de Dieu, pensée qu’ils lisaient dans la Bible, et spécialement dans les Sapientiaux. C’est pourquoi le P. Bernard se refuse à employer les mots « raison » et « raisonnable » dans les traductions des Pères, préférant retranscrire les termes grecs pour éviter des méprises. Il cite l'exemple du P. LEBRETON (Histoire…., 1, p. 56). Notre position est absolument semblable. Une étude du P. MOoNDÉSERT sur Aoytxoc dans LE d'Alexandrie (R. S. R., t. XLII, 1954, p. 258 sq.) signale le même sens surnaturel.

r77. In T0, 11216:1(x0) (GACMNS 43 p;v78. 1x4).

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