‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 165 sur 276 · HLev., xIV, 3 (G. C. S. vi, p. 484, 1. 5 sq · texte numérisé non relu

HLev., xIV, 3 (G. C. S. vi, p. 484, 1. 5 sq

194. CC vu, 38 (G. C. S. 11, p. 188, 1. 13 sq.). De même, pour connaître les « mystères ineffables » l’homme doit s’assimiler à eux (/n Ÿo., xu1t 5, G. C. S. 1v, p. 230, 1. 20). L’assimilation est donc présentée comme la condition préalable de la connaissance. Mais l’ordre inverse est aussi affirmé : en contemplant la gloire du Verbe on est changé en son image. Voir pp. 232 sq. Il y a donc une action réciproque entre la ressemblance et la connaissance.

elle suit le mouvement des preuves traditionnelles de l'existence de Dieu; mais elle n’a pas de rapport avec notre travail présent 1%,

L’analogie des logika avec le Logos va plus loin encore. Non seulement le Verbe est comme une source de divinisation et de connaissance, mais il fait de l’âme une source semblable. « De même que cet unique puits, qu'est le Verbe de Dieu, devient des puits, des sources, des fleuves innombrables, de même l’âme humaine, qui est selon l’image de Dieu, peut avoir en elle, et produire d’elle-même des puits, des sources et des fleuves 1%, » Ce puits d’eau vive dans l’âme, c’est un certain caelestis sensus et l’image de Dieu qui y est cachée 197, Écho de Joan., 1v, 14 « l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau vive jaillissant vers la vie éternelle », de Joan. vit, 38 « celui qui croit en moi, à ce que dit l’Écriture, de son sein couleront des fleuves d’eau vive », et à travers ces paroles du Christ, de toute une littérature prophétique.

$ 4. — La dignité que confère la participation à l’image

Nous avons vu 8 comment, dans sa traduction du Peri Archon, saint Jérôme attribue à Origène — avec cependant un guodammodo restrictif — la consubstantialité de tous les êtres intelligents avec Dieu, parce qu’ils perçoivent les mêmes intelligibles, et nous avons dit aussi qu’un texte de Rufin va dans la même direction, sans prendre cependant une forme si accusée. On trouve le même reproche chez Théophile d'Alexandrie, mais pour une raison différente : « Si c’est vraiment l’âme du Sauveur, qui fut sous la forme de Dieu et égale à Dieu, selon les inepties d’Origène °, le Fils de Dieu est égal à

195. Nous développerons davantage ces deux modes de connaissance dans notre travail postérieur sur « La connaissance du mystère par l'image dans la théologie d’Origène ». On trouve une idée semblable dans l’Oratio Panegyrica in Origenem de SAINT GRÉGOIRE LE T'HAUMATURGE : c’est un discours de remerciement prononcé par le jeune Grégoire, lorsqu’il quitta l’école d’Origène à Césarée. «… lorsque l’âme s’efforce de se voir elle-même, comme dans un miroir, et de contempler (xaronrettouévnc : le traducteur de la P. G., Jacques Sirmond, traduit par repraesentet, mais le sens qu’Origène donne à ce mot dans IZ Cor., III, 18 convient mieux; voir pp. 60 et 232) en elle l'intelligence (voÿc) divine, si elle se rend digne d’une telle communion, elle découvre une voie ineffable pour parvenir à cette divinisation » (Or. Pan., x1 : P. G. x, col. 1084 C). Le «connais-toi toi-même » aboutit à la vision de Dieu en soi-même et à la divinisation : ainsi parlent selon Grégoire les anciens philosophes dont les textes lui ont été commentés par Origène. J. DUPONT (Gnosis…, pp. 123-124) indique ce texte et le rattache à une interpolation du Premier Alcibiade (133 C : C. U. F. p. 110, note 1) conservée par EUSÈBE dans sa Préparation Evangélique, et à divers autres passages concernant les miroirs.

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