‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 166 sur 276 · HGén., xt, 3 (G. C. S. vi, p · texte numérisé non relu

HGén., xt, 3 (G. C. S. vi, p

198. Cf., pp. 102 et 161. ré Fe On voit pas d’où Théophile a tiré cette confusion entre le Verbe et l’âme

humaine du Christ; Origène prétendrait dans le Peri Archon que ce n’est pas le Verbe divin qui a pris un corps humain, mais une âme descendant du ciel (lettre syn. 4, P. L. xxn1, col. 767), et qui était sous la forme de Dieu et égale à Dieu (tb:d.). Peut-

Dieu, et ce qui est égal à Dieu est nécessairement de la même substance 200, Il prétend en conséquence que nos âmes aussi ne sont pas d’une autre nature que Dieu — car il n’y‘a de doute pour personne, nos âmes et celle du Sauveur sont d’une seule substance — de telle sorte que le Créateur et la créature ont la même nature 2?! ». La même accusation peut se lire dans la lettre adressée par Justinien au Ve Concile æcuménique 22, mais elle vise explicitement les Origénistes du temps. Et beaucoup d’auteurs modernes absolvent Origène d'umtel'grier

Nous avons déjà donné bien des éléments qui permettent de réduire à de justes proportions cette « consubstantialité » entre l’homme et Dieu : tout ce que nous avons dit sur la différence entre le Fils et les logika 204, Si les créatures peuvent être appelées des « dieux », elles ne le sont qu’au sens large, par grâce, et leur divinisation peut augmenter ou diminuer: ce sont des dieux qui pèchent et qui meurent, et on ne peut pas avoir l’idée de les comparer à Dieu 2%, Joignons-y l’indignation que manifeste Origène envers le valentinien Héracléon, qui ose dire, conformément à la doctrine de la secte, que le pneumatique est émoobouos à Dieu. « Voyons s’il n’est pas tout à fait impie de dire que ceux qui adorent Dieu en esprit sont consubstantiels à la nature inengendrée et bienheureuse, alors que quelques lignes plus haut Héracléon dit qu’ils ont péché, puisque la Samaritaine, qu’il prétend être de nature pneumatique, a forniqué. Ils ne voient pas qu’en disant cela, ils font des affirmations contradictoires au sujet de la même réalité. En effet, si la nature pneumatique, qui est consubstantielle à la nature inengendrée, peut forniquer, cette doctrine mène à des conclusions profanatoires, impies et irréligieuses au sujet de Dieu : il n’est pas sans danger même de les imaginer et d’en conférer 206, » Si la nature humaine est faillible et pécheresse, — et Origène

être cela résulte-t-il d’une interprétation assez grossière de PA 11, 6, 6, où il est dit que l’âme de Jésus, unie au Verbe, devient en quelque sorte Verbe, comme le fer plongé dans le feu devient feu (voir p. 136). Ou bien est-ce l’opinion de quelque origéniste de l’époque, dont on fait honneur, comme de coutume, au maître dont il se réclame. Voir aussi St JÉRÔME, Apol. ado. hib. Ruf., livre 2, 12 (P. L. xxtIt, col. 435).

200. Théophile ne s’embarrasse pas des contradictions dans ses accusations. D’abord il semble appeler Fils de Dieu l’humanité du Christ, ce qu’Origène ne fait pas. Ensuite il lui reproche de dire aussi le Fils égal au Père, alors qu’il l’accuse, et non sans raison cette fois, de prétendre le contraire (lettre syn., 2, P. L. xxlt, col. 762; cf. p. 117). Car si l'humanité de Jésus est égale à Dieu, à plus forte raison sa divinité. Mais Origène semble réduire, selon Théophile, le Christ à son humanité. Il est impossible de concilier tout cela.

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