Hfer., un, 1 (G. C.S, 1x, p. 17, 1. 10 sq
Le parallèle entre les porteurs des deux images se poursuit tout le long des textes. Examinons d’abord leurs effets. « Je pense que le ciel est clos aux impies qui portent l’image du Terrestre, ouvert aux justes qui sont ornés de l’image du Céleste. Les premiers sont en bas, et vivent encore dans la chair, le meilleur leur est fermé, ils ne peuvent le comprendre ni remarquer sa beauté, car ils ne le veulent pas; courbés vers le sol, ils ne font pas effort pour se redresser, Au contraire les autres ont leur citoyenneté (rokireuux) dans le ciel31, les réalités célestes leur sont ouvertes par la clef de David et ils peuvent les contempler, et c’est le Logos divin qui les leur ouvre et les leur explique; le cheval qu’il monte %? symbolise les paroles qui expriment leur signification, et sa monture est blanche pour signifier l'évidence, la blancheur, la luminosité de la connaissance %. » Le juste est un citoyen du ciel parce que ses désirs et ses pensées le portent là-haut. Et cela même tant qu’il vit sur terre: son corps est en bas, mais son âme vit là-haut. « Le juste n’est pas terre : car bien qu’il soit sur terre, il a sa citoyenneté dans les cieux. Aussi il n’entendra pas ces paroles : Tu es terre et tu reviendras à la terre. Mais vraisemblablement : Tu es ciel et tu retourneras au ciel, car tu portes l’image du Céleste et tu es resté ferme %, » Le juste est vraiment ciel, car il porte l’image du Céleste, et l’impie terre, car il a celle du Terrestre %5. Séparés ainsi selon l’espace — si on peut dire que le ciel est dans l’espace — ils le sont aussi selon l’autre dimension, car l’impie est dans le siècle présent, c’est-à-dire dans le temps, mais le juste se trouve dès ici-bas dans le siècle futur, c’est-à-dire dans l’éternité. « Ne vous conformez pas, dit Paul, à ce siècle %. En cela il montre qu’il y a une forme de ce