Histoire Naturelle
29. Le mysticisme astral... 11 faut signaler que E. BRÉHIER dans son Histoire de la philosophie (t. I, fascicule II, p. 403, 5° édition, 1948) se montre assez sceptique contre l'attribution à Posidonius du courant mystique qui se manifeste dans les siècles postérieurs.
30. On trouve encore chez Origène des traces de cette dévotion astrale. Il croit que le soleil, la lune et les étoiles sont des vivants et des êtres raisonnables supérieurs à l’homme. S'il refuse l’astrolâtrie comme toute idolâtrie, en présentant pour cela de nombreux textes de l’Ecriture, il voit cependant en elle la forme la plus noble de l’idolâtrie, celle qui a le mieux préparé les hommes à l’adoration du Dieu unique. Les astres ne sont pas causes, mais seulement signes, du destin des hommes : il est écrit par Dieu dans le ciel (même doctrine chez Plotin). Mais les hommes sont incapables de le lire correctement : seuls les anges le peuvent. Voir à ce sujet CC v, 10-13 (G. C. S., 11, pp. 9 sq.) et un long fragment du tome III des Commentaires sur la Genèse, conservé par EUSÈBE (Préparation Evangélique, livre VI) et par la Philocalie (ch. xx11) dans P. G., x11, col. 49-88.