‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 184 sur 276 · In Ÿo., 11, 7 (4). Voir p · texte numérisé non relu

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87. L'idée que les puissances démoniaques singent les Personnes divines est très nette dans l’Apocalypse. Au Père s’oppose la Bête, c’est-à-dire, semble-t-il, le pouvoir impérial, Néron ressuscité en Domitien, qui prétend être adoré comme Dieu. Contre le Christ, l’Agneau, le Témoin fidèle et vrai, se dresse le Faux Prophète, qui a des cornes semblables à celles de l’Agneau (peut-être le bélier d’Attis), et symboliserait le paganisme, plus spécialement le culte asiate de Cybèle et d’Attis, qui assume dans la province d’Asie les fonctions du culte impérial. En face des sept Esprits de Dieu, envoyés par toute la terre, qui se tiennent devant Dieu et devant l’Agneau, et qui semblent représenter l'Esprit septiforme, selon l’Isaïe grec, xI, 2, sont les trois esprits impurs, qui sortent de la bouche du Dragon, de celle de la Bête et de celle du Faux Prophète, font des prodiges, et vont rassembler les rois de la terre pour le grand combat d'Harmagédon (xvi, 13-14). La Jérusalem céleste, l'Eglise, a pour pendant Babylone, c’est-à-dire Rome, la grande puissance païenne qui s’oppose à Dieu dans sa suffisance : le parallélisme de xvII, 1 sq. avec XxI, 9 sq. le montre assez. Aux élus s’opposent les « habitants de la terre ». Par sa mort en Néron et sa résurrection en Domitien, la Bête singe la mort et la résurrection du Christ.

88. In Jo., xx, 13, cf. ibid. 15 (13) (G. C. S. IV, p. 343, L. 34, p. 345, L. 25).

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