‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 190 sur 276 · Math., XXII, 15-22 et textes parallèles. k · texte numérisé non relu

Math., XXII, 15-22 et textes parallèles. k

113. HLuc., xxxIx (G. C. C. 1x, p. 229, L. 16 sq.) ou Sch. in Luc xx, 26 (P. G. xvur, col. 369 AB). TB

114. Le texte de Migne porte mavroxpéropos et non xoouoxpdropos, mais c’est une erreur certaine, car le premier terme s'applique à Dieu, le second au diable, Rauer (G. C. .S.) restitue xoouoxpéropos et saint Jérôme traduit par « rectoris tenebrarum harum ».

démon cette image du Terrestre que vous avez reçue de lui, pour ne plus porter que celle du Céleste. La même explication est donnée dans l’In Matthaeum : « Le Prince de ce siècle est appelé César au sens figuré : mais le roi de tous les siècles n’est représenté par aucun symbole et est partout nommé Dieu. Nous avons reçu quelque chose du prince de ce siècle, le mal, et nous ne pouvons pas rendre à Dieu ce qui lui revient, si nous ne rendons pas à César ce qui lui appartient, en déposant toute notre malice; et c’est pourquoi le Sauveur, montrant la pièce de monnaie, et l’image qu’elle portait, dit. » H5, Rendre à Dieu ce qui lui revient, c’est se donner tout entier à lui, car nous avons vu que l’image de Dieu formait le fond de notre nature H$, Au contraire, rendre à César son bien, c’est nous dépouiller de son image, puisque la ressemblance du démon est en nous quelque chose de surajouté, qui n’est pas naturel, qui n’est pas vraiment nôtre 47,

Un passage du Commentaire de l’Épître aux Romains développe cette idée, mais à propos d’un second épisode: Jésus doit payer le didrachme; il envoie Pierre à la pêche, et celui-ci trouve dans la bouche du premier poisson le statère nécessaire pour acquitter son dû et celui de Jésus M8, I] s’agissait en réalité d’un impôt levé pour le Temple, mais Origène croit qu’il est destiné à l’empereur. Jésus paie pour ne pas scandaliser. « Si celui qui n’avait en lui rien de César, en qui le Prince de ce monde ne pouvait rien trouver qui lui appartienne, a payé le tribut, quoiqu'il fût libre. combien plus nous est-il nécessaire d’acquitter les tributs de la chair et de nos négociations, si toutefois nous négocions pour acquérir les perles du royaume des cieux, car les esprits exigent de nous par diverses tentations que nous payons les impôts. Paul H° veut que nous payons toute la dette du péché, pour que la dette du péché ne reste plus en nous ». Les tentations sont donc le moyen d’acquitter la dette, que nous avons contractée par les péchés commis. Il n’y a pas à s’en étonner, ni à s’en scandaliser, car Jésus, lui qui n’a pas péché, l’a payée.

Le tribut à César est formé aussi « par ce qui est nécessaire au corps, et porte l’image du Prince des corps » 12, Ce n’est pas ici seulement notre malice, mais toutes nos possessions matérielles : « Le Seigneur a dit à ceux qui ont en eux l'inscription de César, de rendre à César ce qui est à César. Pierre et Jean n'avaient rien à rendre à César. En effet Pierre dit : Je n’ai ni or ni argent 11, Celui qui n’a rien de tel n’a rien à rendre à César, rien qui le soumette à la domination des puis-

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