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251. Sel in Ps., 44, 4 : sur « Accingere gladio tuo super femur tuum » (P. G. xrr col. 1429 A). ?
252. PE 1x, 2 (G. C.S. 11, p. 318, 1. 26 sq.) : traduction G. BARDY, avec une modification.
mort et sa Résurrection, par l'institution du baptême, ne la prévenait pas en mettant à sa disposition les moyens nécessaires.
Le péché met donc sur nous des images opposées à celle de Dieu, image du diable ou images de bêtes : et ces deux thèmes recouvrent au fond la même réalité, puisqu’il y a accointance entre les démons et les pécheurs d’une part, les animaux de l’autre, fondée sur leur « déraison ». Tout cela confirme le principal résultat du chapitre précédent : la participation des logika au Logos, qui se confond avec le selon-l’image, est avant tout surnaturelle, et correspond à notre doctrine de la grâce. Démons et damnés sont devenus des &oyo. Il faudrait peut-être en tirer quelque conséquence quant à l’identification de ces « êtres raisonnables » qui doivent prendre part à l’apocatastase.
Il y a cependant une grosse différence entre la « déraison » de l’animal et celle de l’homme et du démon. Chez le premier elle est naturelle et complète, et pour cela elle n’intéresse pas la morale: « les bêtes corporelles ne sont ni mauvaises ni bonnes, mais indifférentes ». Mais chez les seconds elle est acquise, résultant d’un libre choix de la volonté : et c’est pourquoi elle tombe sous l’appréciation morale. Elle est compiète en ce qu’elle coupe la relation surnaturelle avec le Verbe; mais dans un autre sens elle n’est pas complète. En effet l’image de Dieu reste enfouie sous l’accumulation des images adverses, maintenant chez son porteur une désunion intérieure, qui est caractéristique du péché : elle rend possible la conversion, du moins pour l’homme tant qu’il vit sur terre, tant que sa volonté n’est pas devenue complètement esclave de la chair. Et même dans ce cas le pécheur ne peut se redresser de lui-même : autre restriction nécessaire à cette omnipotence du libre arbitre qu’on prête souvent à Origène. Seul le Christ, notre Isaac, a le pouvoir de déblayer les puits de notre âme des immondices qu’y ont accumulés les Philistins. Il doit donc délivrer notre libre arbitre de l’esclavage où le maintenait le péché, pour lui redonner sa force.
Ainsi est parcouru le premier stade de la vie spirituelle, la voie purgative. Mais le progrès doit se poursuivre, de l’image à la ressemblance. Et l’union divine, commencée déjà sur terre, ne sera complète qu’au ciel, lorsque nous serons transformés en l’image glorieuse du Christ, c’est-à-dire rendus conformes à son âme glorifiée, l’image la plus parfaite du Verbe.
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