HEz., ui, 1 (G. C. S. VIII, p. 349, 1. 5 sq.). Es
143. CC vu, 38 (G. C. S. 11, p. 188, 1. 11 sq.). Voir ibid. vV, 60 (p. 64, 1. 2)
144. Cette expression rend un son plotinien : l’Un est au delà du Noûs. Mais le Dieu d’Origène est, sans contestation possible, intelligence et volonté, personne en
invisible et incorporel, nous affirmons qu’on ne peut comprendre Dieu que si on est devenu semblable à l’image de cette intelligence; maintenant pour parler comme Paul, nous le voyons à travers un miroir, en énigme, mais alors nous le verrons face à face. Quand je parle de face, que personne ne me calomnie, car la leçon de l’Écriture désigne ainsi l’intelligence. Qu’on l’apprenne de ces paroles : Contemplant la gloire du Seigneur, la face dévoilée, nous sommes transformés en la même image, de gloire en gloire. Il ne s’agit pas d’un visage sensible, mais il faut comprendre ce mot comme une métaphore, de même que nous l’avons exposé plus haut, au sujet des yeux, des oreilles, et des autres termes, homonymes aux membres du corps 15». Nous avons vu que cet fyeuowxév ou ce vob, organes de la contemplation divine 16, désignent cette fine pointe de l’âme, où réside le selonl’image #7, Mais s’ils peuvent être partiellement dévoilés dans cette vie, ils ne le seront complètement que dans la résurrection, lorsque le corps glorieux aura remplacé le corps grossier qui alourdit et aveugle l’âme, lorsque la buy sera redevenue entièrement voÿc.
En effet le voile qui recouvre ainsi l’intelligence, c’est le corporel et le visible. « Alors le Verbe de Dieu vient à elle (— l’Épouse), il l’appelle à sortir, non seulement de la maison, mais de la cité, pour se trouver en dehors, non seulement des vices de la chair, mais de tout le corporel et le visible contenus en ce monde... lorsque rejetant et délaissant le visible et le temporel, elle se hâte vers l’invisible et l’éternel 48 ». Lorsque l’âme est tirée de la mer, lieu du démon et du monde, par les filets de la Parole, qu’ont lancés les apôtres, elle meurt, mais pour vivre à une vie meilleure : « alors elle se transforme et se change, écoute Paul qui l’affirme »; suit ZZ Cor., 111, 18 #, Le voile désigne encore les images bestiales : « Si nous voulons apprendre qu'il nous est possible de nous transformer, cessant d’être des serpents, des porcs et des chiens, écoute l’Apôtre parler de cette métamorphose qui est à notre disposition (rhv p” fuiv uerau6ppwouv) ». Et II Cor., 111, 18 est pareillement cité 150, Mais le texte le plus beau à ce sujet est tiré du Peri Euchès : « Les yeux de l'intelligence (Siavonrixod) sont élevés lorsqu'ils ne s’arrêtent plus aux biens terrestres, lorsqu'ils ne se remplissent plus des images matérielles, lorsqu'ils atteignent une telle
un mot. Cette expression ne fait donc qu’affirmer la transcendance de Dieu par rapport à toute intelligence créée.
145. Il s’agit du fameux thème des sens spirituels, et de celui qui lui est connexe, des membres du corps désignant les facultés mystiques de l’âme : ces idées reviennent fréquemment chez Origène. Voir dans la bibliographie l’article du P. KarL RAHNER sur les sens spirituels.
146. Le voic, lorsqu'il est purifié de « l'ignorance, la méchanceté et la matière », et rendu parfait par la vertu », est l'organe de la contemplation divine : voir fragm. in Jo., XII, traduit p. 54, note 7.