In Jo., xxvInt, 12 (11) (G. ©. S. IV, p. 403, L
propre dignité 14 ». La participation à la nature divine nous vient du Père par le Fils et l’Esprit, qui sortent de lui et sont ses intermédiaires : «S’il y a un Esprit de charité, un Fils de charité, et si Dieu est charité, il est certain que de la source unique de la divinité paternelle sortent le Fils et l'Esprit, et que de leur abondance une abondance de charité est versée dans les cœurs des saints pour leur donner participation à la nature divine, selon l’enseignement de l’apôtre Pierre » 5, Nous sommes engendrés par Dieu dans chacune de nos bonnes actions 16, ce qui suppose que d’une certaine façon c’est Dieu qui les fait en nous. On reçoit l'Esprit d'adoption par la renaissance (ävayéwmoic, allusion probable au baptême) dans le Christ 1%, la ressemblance en se nourrissant du vrai pain qui est le Christ 5, et qui nous fait participer à sa puissance et à son immortalité 1°.
Voici deux autres témoignages sur l’action du Verbe. L’ânesse et l’ânon que montait Jésus le jour des Rameaux symbolisent les croyants venus d'Israël et ceux des nations. Après avoir porté Jésus à Jérusalem «ils ne sont plus, quand ils y arrivent, bête de somme et ânon, mais Jésus les renvoie, après les avoir transformés et aidés, après les avoir fait participer à la divinité du Logos et à l’éminence de sa connaissance : tellement qu’il les juge dignes de revenir, pour qu’ils glorifient Dieu, dans le lieu d’où il les avait tirés. Le Seigneur les a transformés et leur a donné cette transformation comme récompense du service qu’ils lui ont rendu en le portant. Il les renvoie dans le lieu où ils étaient autrefois, mais non à leurs œuvres anciennes » 200, Jésus a fait perdre aux croyants par sa Rédemption le caractère bestial que leur avait imposé le péché, pour leur donner participation à sa divinité.
Le second texte a encore trait à la parabole du levain; ce dernier ne désigne plus l'Esprit, mais le Verbe 201, « L'enseignement des Pharisiens est nommé levain, et aussi celui du Christ au sujet du royaume des cieux. La femme l’a pris, c’est-à-dire l’Église, et elle l’a caché dans les profondeurs secrètes de l’esprit humain, de l'intelligence (voÿc) qui est dans l’âme et du corps, pour que fermente l’homme tout entier, fait un par l’enseignement du Christ. Et comme le levain mélangé à la farine la transforme tout entière en sa qualité propre, ainsi le Logos (— la Parole) de Dieu tombant dans les âmes logikai les métamorphose toutes en lui-même. Les trois mesures de farine sont l’homme, ayant en lui ces trois éléments, l’âme, le corps et l’esprit ». La femme et les trois mesures de farine reçoivent la même interprétation que