int, 8, 11 (p. 168, 1. 28), 11, 9, 16 (p
62. 1, 9, 4 (p. 115, 1. 24). cf. ARNOU, Le désir de Dieu.…., p. 31 sq.
63. 111, 6, 7 (p. 105, L. 21). cf. ARNOU, Le désir de Dieu.…., p. 33. De
64. 1V, 3, 12 (p. 70, l. x). cf. BRÉHIER, la Ph. de Plotin, p. 66. H. Cu. PuECH écrit au sujet de la matière plotinienne (Bulletin Association Budé, octobre 1936, p. 29) : « Ce
SR re Ù } non-être qu'est la matière tire son apparence d’être et de richesse des âmes qui s’y
Elle peut recevoir la forme, mais elle ne devient pas cette forme, elle ne s'engage pas en elle. L'homme qui l’embrasse perd, d’une façon qui n’est pas irrémédiable, l’image et la ressemblance de l'Un 5.
Aussi la seule voie pour parvenir à la contemplation et à l’union, et par là à la ressemblance, ne peut être qu’une purification : il faut dégager l’âme du contact avec le corps. Ce n’est pas la restauration d’un état de choses gâté, mais seulement un nettoyage. En effet l’âme n’est pas changée intérieurement par son attachement au corps, elle ne peut perdre sa perfection native 66, Mais l’image a été en quelque sorte recouverte par la matière comme une pièce d’or souillée de boue : il suffira de la frotter et l’image du roi réapparaîtra 57. Dès que par la purification sont balayées les impuretés, l’âme revient d’elle-même à son essence primitive : l’homme est redevenu un dieu, « un des dieux qui suivent le Premier » 8, Ce n’est pas cependant que l’image reçue dans notre nature suffise à nous mener au Noûs et à l’Un : il faut une illumination, car on ne voit le soleil que par le moyen de ses rayons, on ne connaît Dieu que par sa propre lumière 5°. Mais pas plus que les générations plotiniennes, le don de cette lumière à l’homme ne procède d’une libre volonté divine. Celui qui se sera purifié recevra nécessairement l’illumination, comme celui qui ouvre sa fenêtre dans la journée laisse entrer la clarté du soleil.
Quand l’âme est parvenue à la contemplation du Noûs et des intelligibles qu’il contient, elle peut s’élever, mais rarement dans cette vie et pour de courts instants, dans l’extase, jusqu’à l’Un ®, Elle est réduite par la purification à la trace de l’Un qui la constitue le plus intimement. Elle est mise en présence de Dieu « comme une image qui vient se confondre avec son modèle »’1, L'identité avec Dieu n’est « ni une fusion, ni une composition, mais le contact de deux substances spirituelles, que ne sépare aucune différence et qui par le fait même sont
attachent et s’y complaisent : fantôme et mensonge en acte (11, 5,5); obscurité éclairée des reflets empruntés; cadavre paré et fardé par ces images que sont les formes esquissées en elle par l'intelligence (11, 4, 5). Né d’un marché de dupe où notre moi croit acquérir de l'être, alors qu’il cède à la matière, ce monde sensible n’est qu’une illusion. Et illusion magique au vrai sens du mot : il séduit, fascine et fixe par ses prestiges l’âme qui se mire autre qu’elle est au miroir de la matière; il l’enchaîne dans cette solidarité qui lie par influences sympathiques toutes les choses de l’univers les unes aux autres, trames d’enchantements où l’action insère l’homme et le tient en dépendance » (IV, 4, 31-45).
65. GILSON, art. cit., pp. 117 sq. : à propos de 1, 8, 13 (p. 127, L. 16 sq.) « dans le lieu de la dissemblance ». Cette conception de la matière, comme étant sans qualité, ni forme, mais multiplicité pure, est celle d’Origène.
66. 11, 6, 5 (p. 1o1, 1. 14). Voir GROSS, op. cit., pp. 59 sq.
67. Plotin emploie les comparaisons d’une statue à dérouiller (1v, 7, 10, p. 207, I. 46 sq.; 1, 6, 9, p. 105, L. 8 sq.), d’un homme qui se lave (1, 6, 5, p. 101, 1. 42 sq.). Cf. ARNOU, Platonisme.…., col. 2378.
68. MERKI, op. cit., pp. 19-20, ARNOU, Platonisme…., col. 2366-2367.
69. v, 3, 17 (p. 73, 1. 28 sq.). SCHNEIDER, art. cit., p. 72.
70. ARNOU, Le désir de Dieu... p. 245; GROSS, op, cit,, pp. 59 sq.; MERKI, op. cit., p.21.