Voir pp. 134-137 et les notes de ces pages
224. M. BarDY (art. cit., D. T. C. x1, col. 1545) juge qu’il n’est pas juste d’accuser Origène de semipélagianisme. D’après le P. KArL RAHNER (La doctrine d’Origène sur la Pénitence, p. 79) « on a fait souvent à Origène le reproche de semi-pélagianisme ; on a dit qu’il faisait appel à un « synergisme » extrinsèque entre la grâce et la liberté humaine. Jugement trop extérieur et trop schématique. Car Origène ne conçoit pas la grâce uniquement comme l’adjuvant divin d’un humanisme moral. L’homme est appelé à participer à la vie du Logos dans la possession du Saint-Esprit pour remonter au Père. Peut-être Origène ne tire pas parfaitement au clair la « surnaturalité » de cette possession de l'Esprit par qui l’homme, dans son caractère inamissible d'image du Logos, est ontologiquement rendu capable de participer, dans la foi, la connaissance (yvôou) et l’amour, à cette vie du Logos qui le conduit au Père. Il ne nie pas pour autant le caractère surnaturel et gratuit de cette divinisation de l’esprit créé; mais considérant l’être concret dans l’ordre réel, pour cette raison il ne s’occupe pas de détacher cet ordre comme « surnaturel » par rapport à un autre ordre hypothétique qui serait « purement naturel ». Que nous ne tenions pas cette vie de nousmêmes, il le sait bien ».
225. In Jo., VI, 36 (20) (G. C. 8. 1v, p. 145, 1. 3 sq.). Les deux éléments, grâce divine et libre arbitre sont correctement exposés dans PA 111, 1, 24 (22) (G. C. S. v, pp. 243 sq.) : fragment grec de la Philocalie. Voir Hfer., 11, 1, Vin, 1 (G. CS. 1x, p' 16, 12318, D: 55,1. 12 sq).