‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 250 sur 276 · Fragm. in Rom., XXIX, sur Rom., VI, 5; cf. p · texte numérisé non relu

Fragm. in Rom., XXIX, sur Rom., VI, 5; cf. p

21. In Jo., 1, 9 (11) (G. C. S. 1V, p. 15, L. 12); cf. Fragm. in Rom., xxvn1(F. T. S. XIII, p. 362, 1. 0).

22. In Fo., XX, 25 (21) (G. C. S. 1v, p. 362, 1. 5); cf. Fragm. in Rom., xxVII, sur Rom. 1V, 23-25 (7. TS. xIII, p. 362, 1. 14).

23. In Jo., 11, 33 (27) (G. C. S. 1v, p. 91, I. 4 sq.). Le repos qui suit le sabbat est

la ressemblance complète ? et il reçoit la forme de Dieu, que le Christ possédait avant de prendre la forme de l’homme #%. Mais surtout il passe de ce monde terrestre, où tout est figure et symbole, dans celui des vraies réalités que l’on contemple face à face %. C’est aux amis de l'Époux, patriarches et prophètes, parlant à l'Épouse, qu’Origène attribue le verset 11 (ou 10) du premier chapitre du Cantique des Cantiques, qu’il reproduit ainsi, selon la traduction latine de Rufin : « Nous te ferons des bijoux imitant l’or (similitudines auri, éuoiouar xevotou d’après les Septante) avec des ornements (distinctionibus, criyudrov en grec, c’est-à-dire des points, des taches) d’argent ». Ce simili-or, c’est la Loi et le culte hébraïque, images et ombres des réalités célestes, c’est-à-dire du vrai or, qu’apportera l’Époux quand il viendra, d’une façon encore couverte et cachée, au moment de sa première parousie, dans l’humilité de l’Incarnation, puis à découvert, au jour de sa seconde parousie, dans la gloire de la fin des temps. L'’Épouse, c’est-à-dire à la fois l’Église et l’âme individuelle, se verra introduite dans le face à face. « Ceux qui auront été conformes à sa résurrection ne resteront plus dans le simili-or, c’est-à-dire dans le culte des choses corporelles, mais recevront de lui l’or vrai, parce qu’ils auront cherché et espéré, non le visible, mais l’invisible, non le terrestre, mais le céleste, là où le Christ siège à la droite de Dieu. Ils diront alors : Si nous avons jamais connu le Christ charnellement, maintenant nous ne le connaissons plus ainsi ?7. » L’In Matthaeum * affirme dans le même sens que, si le Christ n’était pas ressuscité, « ceux qui sont devenus conformes à sa mort et à sa résurrection, ne seraient pas ressuscités, et c’est sur terre qu’on chercherait la ville de Dieu et son Temple, les purifications et le reste », et non dans les réalités célestes dont le culte hébraïque portait la figure. La conformité à la résurrection du Christ dont il s’agit dans ces deux derniers textes s'applique aux deux résurrections qu’Origène lui-même a distinguées ?? : d’une façon imparfaite et inchoative dans celle qui se produit ici-bas par le baptême et la foi chrétienne, nous introduisant à l'intelligence spirituelle des Écritures; d’une manière complète lorsque nous contemplerons directement la « vérité ». Les ressuscités comprendront alors ce qu’ils ne comprenaient pas jusque-là #0.

: dimanche, jour de la Résurrection, qui est ainsi le huitième jour. Voir HLew., virt, 4 (G. C. S. VI, p. 399, 1. 9 sq.) : la semaine symbolise le temps présent et le huitième, jour le futur, l’éternité. Sur ce thème de l’ogdoade voir J. DANIÉLOU, Sacramentum, futuri, Paris, Beauchesne 1950, pp. 55-04; à propos de ce thème chez Clément, J. Moincr, La gnose de Clément d’ Alexandrie dans ses rapports avec la foi et la philosophie, R. S. R. XXXVII, 1950, pp. 236 sq.

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