‹ Théologie de l'image de Dieu chez OrigèneChapitre 38 sur 276 · HARRIS, fragment 2. 4 ne · texte numérisé non relu

HARRIS, fragment 2. 4 ne

148. Giblet la souligne à chaque page : voir principalement PP. 113-115. je

149. On trouve chez Philon les doctrines classiques de la ressemblance (connaît-il la distinction de l’eixov et de l’ôuolwoic ?}, de l’imitation et de la suite de Dieu : voir H. Merki, op. cit, pp. 35-44; A. HEITMANN, op. cit., pp. 47-64; R. KITTEL, Theol. Wôrt., art. uuéouar (de MicHaELIs, 1v, 666).

150. Voir J. DUPONT, Gnosis…., pp. x, 18, 257, 357, etc.; L, CERFAUX, art. Gnose..., col. 691 sq: les introductions aux Epîtres de saint Paul et aux Epîtres Catholiques dans la Bible de Jérusalem. we 4

151. P. BENOIT (Bible de Férusalem, Epîtres de la Captivité, p. 18) écrit au sujet de Phil., 11, 6-11 : « D’après une hypothèse qui n’est pas sans vraisemblance, Paul ne ferait que reproduire une hymne liturgique fort ancienne ». J. DuPonT (Gnosis…,

15-20: on le retrouve dans les premiers versets de l’Épitre aux Hébreux que nous étudions aussi, quoiqu'’elle n’ait pas été rédigée par l’apôtre. Au verset 6 du premier de ces textes deux expressions nous intéressent. D'abord la uopon 6e0ù : elle désigne, d’après la plupart des exégètes, non directement une ressemblance de nature, mais « les attributs essentiels qui manifestent au dehors la nature » ou « la qualité divine » 152. Or parmi les termes que la Septante traduit par uopph figure le « stlem » araméen de Daniel, 111, 19, et nous avons vu que le « selem » hébreu de la Genèse se rapporte lui aussi à la similitude extérieure, exprimant l’intérieure: nous sommes donc tout près de la notion d’image. Quant à la locution + elvat ox 0e elle n’affirme pas immédiatement une égalité d’essence, mais une égalité d'honneur et de traitement #: cependant celle-ci suppose celle-là. Nous voyons la distance qui sépare le Christ-Image de saint Paul du Logos philonien et de la seconde hypostase des platoniciens : il n’est pas une copie diminuée de Dieu 14, Le texte de l'Épître aux Colossiens appelle le Christ « image du Dieu invisible », titre lié à sa qualité de Premier-Né, à l’universalité de son rôle de créateur et à sa prééminence sur l’univers : l’affirmation que Dieu est invisible semble indiquer en outre que le Fils, en tant qu’image, est sa manifestation. Enfin, dans l’Épître aux Hébreux, l’image est jointe de même à la filiation. Elle n’est pas cependant exprimée par eixdv. Le Christ est le reflet ou le rayonnement (ärdvyaoux) de la gloire de Dieu : la comparaison est empruntée au Livre de la Sagesse et le mot se trouve fréquemment dans l’œuvre de Philon; la gloire divine y est représentée comme une lumière rayonnante. Le Christ est enfin « xapaxrhp Ts Ürootdoeuwc adroù ». Le mot yaxpxxtie, fréquent chez Philon et appliqué par lui à la similitude du Logos et de Dieu, désigne une empreinte qui donne de l’objet une reproduction exacte; l’ôréoruous est ici la substance ou l'essence qui se cache sous les apparences 1%, La similitude des deux Personnes dans la hiérarchie de leurs relations d’origine se trouve donc exprimée de façon assez précise.

p. 422, note 1) rapporte de même que, suivant Ch. Masson (L’Hymne christologique de l'Epître aux Ephésiens, dans Revue de Théologie et de Philosophie, 1948, t. XXXVI, pp. 138-142), Paul reprendrait dans Col. 1, 15-20, une hymne antérieure.

152. P. BENOIT (ibid., p. 26, note b). Même opinion dans A. FEUILLET, art, cit., p. 60, approuvé sur ce point par J. DUPONT (Gnosis…, pp. 99-100, note 1); et dans Particle uoppñ du Theol. Wôürt. de R. KiTTEL (par BEHM, 1v, p. 760). Le P. Mépe- BIELLE (Bible de Pirot, xIx, p. 87) oppose au contraire uopph à oxñux comme l’intérieur et l'extérieur.

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