Str. v, 94, 3-5 (G:. C. S. 11, p
GC. SARL ID 7L b ns Dans ce Ar l’image et la ressemblance sont données à l’homme dès le début, mais ce n’est pas l’usage le plus courant de Clément,
2o1. G. C.S. 11, p. 388. * pi. Put
202. Cette appellation d'homme donnée au Logos est philonienne.
203. Str. v, 94, 3-5 (G. C. S. 11, p. 388). Seul le chrétien peut progresser surnaturellement : Protr. 122, 4 (G. C. S. 1, p. 86). L'image n’est pas dans le corps : Str. vr, 136, 3; 11, 102, 6 (G. C. SS. 11, p. 500 et 169). ;
204. Str. 11, 22 (G. CS. 11, p. 124) : cf. A. STRUKER, 0h. cit., D. 125.
Dieu. À l’homme s’applique seulement Gen., 1, 27, qui affirme la réalisation du projet sans mentionner la ressemblance : il a été fait selon l’image et non selon la ressemblance. Si l’image est à la portée de tous les hommes, l’acquisition de la ressemblance appartient au chrétien seul. « C’est l’occasion de dire que seul le croyant est riche, sage, noble, et aussi image de Dieu avec la ressemblance ». Il l’est devenu « par l’action du Christ Jésus » 2%. Mais Clément ne se tient pas invariablement à cette distinction : tantôt l’homme a été créé selon les deux; tantôt l’image n’est plus un don fait au début, elle devient le fruit du progrès spirituel, sous l'influence de saint Paul 2%, Ainsi le gnostique, nom que Clément donne au chrétien parfait, est appelé une troisième image, assimilé à la seconde cause, le Logos 207 : il n’est pas alors image de Dieu par ses dons naturels seuls, mais par ses vertus surnaturelles.
Indiquer comment Clément conçoit le passage de l’image à la ressemblance, c’est retracer toute l’histoire du progrès spirituel selon lui, c’est à-dire une bonne part de sa pensée. Certains 2% l’ont interprétée d’une manière purement platonicienne, l’essentiel consistant dans une purification, qui supprime les obstacles et entraîne nécessairement la ressemblance. Clément aurait plaqué sur un esprit essentiellement philosophique quelques emprunts chrétiens, et qui ne rendraient pas vraiment le fond de sa pensée. Interprétation qui ne paraît pas juste. L'agent intérieur de cette divinisation est le Saint Esprit infusé dans l’âme et qui lui donne comme des sens nouveaux : « Voici que je fais toutes choses nouvelles 2%, dit le Logos, ce que l’œil n’a pas vu, ni l'oreille entendu, ce qui n’est pas venu à l’esprit de l’homme ?1° : tout peut alors être vu, entendu, compris, selon la foi et la connaissance, avec un œil nouveau, une oreille nouvelle, un cœur nouveau, par les disciples du Seigneur, qui parlent, entendent et agissent spirituellement » ll, Le Saint Esprit est donné par le baptême, il se mélange à l’âme, et crée en elle un œil capable de voir les réalités divines, en vertu du vieil adage de la connaissance du semblable par le semblable. « Nous, les baptisés, ayant balayé nos péchés, qui opposaient leurs ténèbres à l’action du Saint Esprit, nous avons l’œil de l’esprit libre de tout obstacle et lumineux: par lui seul nous voyons le divin, sous l’action du Saint Esprit qui nous est infusé du ciel. Tel est l’éternel mélange de lumière qui permet de voir la lumière éternelle, car le semblable aime le semblable, le saint aime ce dont lui vient sa sainteté
205. Protr. 122,4 (G. C. S. 1, p. 86). L'homme créé selon l’image et non selon la ressemblance : cf. Pédag. 1, 98, 2 (G. C. S. 1, p. 148).