Îsaïe, XLIII
210 ICOTSUL 0:
21, 0tr. I, 25, (GC MS ND: F20)
et qui précisément est appelé la Lumière » 212, Le Saint Esprit est encore ce levain que la femme de l’Évangile 215 mêle aux trois mesures de farine : « L’âme triple est sauvée par l’obéissance à cause de la puissance spirituelle que la foi cache en elle » 214, La divinisation vient donc d’un principe donné par Dieu et semblable à lui, d'un principe qui assimile l’homme à Dieu, et non d’une capacité purement naturelle de l’homme à devenir divin.
Le progrès spirituel se caractérise évidemment par l'acquisition de la vertu à l’imitation de Dieu et de son Verbe, ct la plus importante de ces vertus est l’äréôeux : il s’agit du rejet de toute passion peccamineuse et cette conception stoïcienne et pythagoricienne se trouve christianisée par son union avec la charité, surtout sous la forme du support et de l’oubli des injures. Or Dieu est libre de passion et nous avons vu son Logos appelé de même l’homme sans passion: ainsi l’apathie assimile le gnostique à la bonté de la providence divine 215, elle le fait progresser « jusqu’à la taille complète », le menant à une perfection, qui l’assimile à Dieu et le rend vraiment l’égal des anges » 216,
L’état de perfection auquel l’âme parvient est appelé le sceau (sppayic) ou la marque (yxpaxrhp) de la justice 217, Le gnostique est alors revêtu d’une gloire comparable à celle de Moïse, une gloire que le Saint Esprit fait resplendir dans l’âme et qui permet seule de pénétrer dans le Saint des Saints 18, Cet état est le fruit de la vie gnostique, qui est comme un second baptême : la purification et l’illumination qu’elle comporte rendent le gnostique bien supérieur au simple chrétien et lui permettent d’obtenir la ressemblance parfaite. Il n’agit plus seulement par crainte des maux ou par désir de recevoir ce qu’on lui a promis, mais pour le bien lui-même. Son imitation de Dieu n’est plus purement extérieure, mais elle est devenue intérieure, réfléchie et consciente, elle s’est incorporée à sa personnalité : « Le choix par imitation diffère du choix par connaissance comme ce qui est enflammé de ‘ce qui est éclairé » 2, Alors le gnostique « possède, mélangée à lui, la puissance de Dieu par l’intermédiaire du Christ. Il n’est pas chaud par participation à la chaleur, ni lumineux par participation au feu, mais il veut être tout entier lumière » #*?, La divinité a pénétré en lui et fait corps en quelque sorte avec son âme ??1,