Op. cit., P. G. xvux, col. 1307 D-1308 D
duelle subsistant par elle-même, c’est-à-dire dans les êtres vivants intellectuels la personne ». On voit la confusion des termes et des sens. L’explication de Bull, que partage le P. Prat 47, est la plus vraisemblable : elle a exactement déterminé l’adversaire : et la réfutation d’Origène ne concerne pas l’altérité d’essence, telle que nous l’entendons, elle affirme seulement que le Saint Esprit est une personne autre que le Fils.
Le second texte, au jugement de Huet 1#, supprimerait totalement lépoovooc. C’est, je crois, lire un peu vite. « Puisque ici le Sauveur est dit de façon absolue la Lumière, et que l’épître catholique de Jean appelle Dieu Lumière, on en tire la preuve que le Fils ne diffère pas du Père par l’oùoix. Mais celui qui considère cela plus exactement, celui aussi qui parle plus sainement (5y1éorepov) dira que la Lumière qui brille dans les ténèbres sans être vaincue par elle n’est pas la même chose que la Lumière qui est sans ténèbres #9, » Il semble que ce texte lui aussi soit dirigé contre les modalistes, et qu’odoix soit équivalent d’ôrécracic, comme dans le premier texte de l’7r Yoannem que nous avons étudié; ou bien oùoix se rapporte ici à toute la réalité du Logos, et englobe, non seulement sa nature divine, mais sa position de médiateur entre le Père et le monde, médiateur qu’il est, comme nous l’avons dit plusieurs fois, en tant que Dieu, dès avant l’Incarnation. Il est possible aussi que la seconde proposition ne nie pas complètement la première, mais la précise.
Les modalistes prétendent, selon le troisième texte, « que le Fils ne diffère pas numériquement du Père, mais qu’ils sont un, non seulement par l’obcix mais encore par l’üroxeiuevov ; on les appelle Père et Fils selon certaines vues de l'esprit (ëmivoixc), mais non selon l’ôxéoruoiç » 150, Ici nous voyons des différences nettes entre les termes : l’oùoix est, semble-t-il, proche de notre essence, distinguée de l’ôroxeluevov, le suppôt, équivalent de la personne; l’ôréoruoi paraît signifier la réalité par opposition aux érivou. ou vues de l’esprit. Or dans la réfutation, Origène s’en prend simplement à l’unité d’éxoxeiuevov, il montre que le Fils est un autre être que le Père; il ne parle pas de l’unité d’essence, telle que nous l’entendons 151,
On trouve des affirmations nettes de la consubstantialité dans